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seule observation que nous connaissions dans cette ® forme qui soit citée dans les travaux antérieurs. Il nous semble que l’observation que nous devons à l’obligeance de M. le professeur Poncet, reproduite à la fin de notre travail, rentre aussi dans cette catégorie.
Les observations sont plus nombreuses dans la forme chronique, bien que de fréquence des plus variables selon les différentes modalités de cette forme.
La forme ascitique, par exemple, ne fournit aucun cas à notre statistique. Et pourtant, à part son évolution, en quoi diffère-t-elle de la forme miliaire aiguë ? N'’a-t-elle pas comme elle de l’ascite et des granulations ? Pourquoi n’aboutit-elle pas comme elle à paralyser l’intestin ? Peut-être est-ce simplement le hasard qui n’a pas permis d'observer d’occlusion dans cette variété ; peut-être la toxine tuberculeuse est-elle moins virulente dans cette forme chronique. En tout cas l’ascite peut être abondante, elle ne semble avoir aucune influence sur la formation de l’occlusion, elle paraît même au contraire en préserver autant que faire se peut les formes ascitiques, puisque nous verrons la stase stercorale se produire bien plus fréquemment dans la forme miliaire chronique de Lejars.
Cette forme sèche millaire chronique, qui n’a pas forcément débuté par de l’ascite, qui ne s’accompagne pas de fausses membranes, etne se caractérise que par ses granulations disséminées et par son évolution chronique, réunit un nombre assez considérable de cas. Il nous semble qu’on peut lui attribuer l’occlusion dans les cas de Le Bec (thèse d’Aldibert), de Montgomery de
Philadelphie, de Keetley (the lancet), de Colle (Bulletin Médical).
Dans la forme ulcéro-caséeuse dont nous avons signalé les lésions, fausses membranes épaisses, agglutinant les anses, amas caséeux, ganglions volumineux, loges contenant du pus, du sang, des détritus tuberculeux, l’occlusion peut se produire sous l'influence de ce processus ulcératif.
Le processus inflammatoire sous prétexte d’étouffer les éléments tuberculeux ou tout au moins de prévenir les conséquences possibles d’une perforation, peut lui aussi contribuer à produire Focclusion.
Dans cette forme nous rangeons les observations de Terrillon, de Fochier (thèse de Beaussenat), le cas de Schwartz (Semaine Médicale, 1892), le cas de Poncet (thèse de Pic, 1890), enfin l’observation de Rollet et une observation de Jaboulay que nous publions à la fin de ce travail. |
Reste enfin la forme fibreuse, celle qui, du fait même de l’évolution de la péritonite tuberculeuse, n'aurait jamais dû tomber sous le coup du bistouri, puisqu'elle est la forme de guérison.
C’est elle cependant qui produit, comme nous le verrons, l’occlusion par le procédé le plus simple, par une bride, par une coudure, par des débris presque calcaires d’une vieille péritonite guérie, comme nous le voyons dans un cas de Jaboulay (Lyon Médical, 1895).
Nous trouvons ici d'assez nombreuses observations : celles de Lejars (Gazette des Hôpitaux 1891); de Kummell (citée dans la thèse de Maurange); de Carré (Association française pour l'avancement des sciences,