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blicr qui s’étale au devant de la masse intestinale et adhère en certains points avec elle. Les ganglions enfin sont volumineux, quelquefois caséeux, et peuvent atteindre le volume d’une tête d’enfant.
Cette tuberculose ne se borne pas à atteindre les séreuses, son processus ulcératif s’étend aussi aux organes sous-jacents. Il peut détruire toute l’épaisseur de la paroi intestinale et amener ainsi des perforations avec issue dans le péritoine des liquides intestinaux.
Des anastomoses peuvent se produire entre les deux anses, que les fausses membranes t ennent accolées, et dont l’ulcération a détruit les parois intermédiaires.
Malgré la gravité de celte forme, la guérison peut encore se produire si les éléments conjonctifs infiltrent les nodules tuberculeux et étouffent ainsi les granulations. Mais que le processus curateur dépasse le but, on arrive à la forme fibro-adhésive, qui peut d’ailleurs succéder d'emblée à la forme ascitique.
3 Forme fibro-adhésive. — C’est la régression des granulations tuberculeuses, qui au lieu de s’arrèter au tubercule stationnaire de Charcot, accentue son évolution, remplace le tissu embryonnaire par du tissu conjonctif qui forme des adhérences plus ou moins nombreuses et surtout très résistantes. Dans cette transformation fibreuse, le tubercule reste étouffé et devient un corps étranger et inerte (tubercule de guérison de Cruveilhier).
Les feuillets péritonéaux devenus fibreux se rétractent. Le grand épiploon est réduit à une corde tendue d’un hypocondre à l’autre, refoulant le colon en arrière, Le mésentère raccourci(mésentérite scléreuse de
Héritier 2?
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Rose) tiraille lintestin, le coude et le fixe au rachis.” Tous les ligaments suspenseurs, en un mot exagèrent leur rôle, accentuent l’angle des coudures, et nous verrons l'importance que peut avair une pareille dispotion sur les accidents d’occlusion. |
Telles sont les trois subdivisions principales dans la forme chronique de la péritonite tuberculeuse. Nous pourrions en ajouter beaucoup d’autres; mais ce serait compliquer à plaisir une description, toute macroscopique d’ailleurs, et à laquelle nous ne demandons que de nous éclairer dans la pathogénie de l’occlusion. Qu'on nous permette Cependant de nommer une autre forme qu'Aldibert range dans ses formes fibreuses sèches (c’est-à-dire formes à tubercules fibreux en voie de guérison, formes à évolution chroniqüe); c'est en somme wnñne forme miliaire chronique, qui souvent au début est ascitique ; puis dans une deuxième phase le liquide se résorbe et 1l ne reste plus que quelques granulations miliaires sans fausses membranes étendues, Ce n’est donc pas une vraie forme miliaire, malgré ce nom que lui a donné Lejars ; son évolution lente et souvent heureuse la sépare nette ment de la forme miliaire aiguë que nous avons décrite plus haut. Nous verrons plus loin que cette forme se présente assez souvent, et avec des allures ordinairement insidieuses. Elle diffère du reste nettement de la forme ascitique de la péritonite tuberculeuse chronique, puisque l’absence d’ascite et de fausses membranes est un de ses caractères.
Les formes suppurées de la péritonite tuberculeuge ne uous arrêéteront pas, nous ne faisons que les signaler,
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Nous devons faire mention pour terminer cet exposé de certaines formes de péritonites localisées, qui constituent notre troisième classe, Elles ne diffèrent pasau point de vue anatomo-pathologique de la péritonite tuberculeuse généralisée, Elles affectent, comme elle, des formes caséeuse:, fibreuses, suppurées. Tout leur intérêt vient de leur siège; nous nous contentons donc de signaler les principales :
a) Périhépatite, étudiée par Lannelongue ;
b) Péritonite herniaire (Cruveilhier) ;
c) Pelvi-péritonite (Bernütz, Brouardel). |
Cette dernière surtout, née de lésions tuberculeuses des annexes, peut donner lieu, dans sa période fibreuse, à des brides dont le rôle pathogénique dans l’occlusion sera étudié plus loin.
Fréquence relative de l’occlusion dans ces différentes formes
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La plupart de ces formes de péritonite tuberculeuse peuvent se compliquer d’occlusion. Nous disons la plupart, car il en est dans lesquelles cet accident n’a pas encore été signalé. Les différents mécanismes dont dépend alors l’occlusion seront étudiés à propos de la pathogénie. Nous ne ferons ici que de les signaler.
Et d’abord la forme miliaire aiguë avec son ascite et ses granulations miliaires à poussées rapides, peut produire l’occlusion. Tel le cas de Lejars (Gazetle des Hôpitaux, 1891) que nous résumerons brièvement à l’article paralysie de notre chapitre pathogénique. C'est la