‹ De l'occlusion intestinale: Péritonite tuberculeuseChapitre 16 sur 38 · C. Occlusion par agglutination · texte numérisé non relu

C. Occlusion par agglutination

Nous arrivons ainsi au troisième type de Lejars, à l’agglutination qui semble être la forme la plus fréquente, et qui malheureusewent se trouve le plus souvent au-dessus des ressources du chirurgien. Dans les cas précédents, en effet, nous avions affaire à une bride. qui étranglait l'intestin, ou le fixait dans une situation vicieuse; on coupait la bride, on replaçait l’intestin et: tout rentrait dans l’ordre. Ici au contraire, les adhérences sont nombreuses ; les anses intestinales sont . rapprochées, elles ne forment qu’un tout, un paquet dans lequel l’enchevêtrement des différents segments a été livré au hasard de leurs contractions, et fixé indissolublement par des adhérences qu’il serait dangereux de libérer. Les coudures y sont nombreuses, des brides se sont formées à l’intérieur de la masse, des collec-

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tions enkystées, des masses tuberculeuses, des’ ganglions souvent volumineux compriment les anses voisines. Ajoutons à cela que lintestin a perdu sa mobilité, ses muscles sont devenus impuissants, et l’on comprendra combien est instable la perméabilité du tube digestif. Les matières n’y avancent que très difficilement, de nouvelles adhérences se forment sous l'influence de poussées inflammatoires, les néo-membranes plus anciennes s’organisent, se densifient, se rétractent, établissant des coudures et des torsions plus compliquées, et bientôt les accidents aigus surviennent. Quant à attribuer à l’un des agents d’occlusion la cause immédiate de l'arrêt stercoral, ilne faut pas y compter, même pendant l'intervention. Il faut peu de chose pour que l’un d’eux achève ce que les autres avaient commencé; c'est le plus souvent la paralysie qu’il faudra incriminer, paralysie qui se sera établie, où mieux accentuée sous l'influence d’une nouvelle poussée inflammatoire. |

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