‹ De l'occlusion intestinale: Péritonite tuberculeuseChapitre 31 sur 38 · PRONOSTIC. — RÉSULTATS OPÉRATOIRES · texte numérisé non relu

PRONOSTIC. — RÉSULTATS OPÉRATOIRES

Nous avons renvoyé le chapitre du pronostic à la fin de ce travail, car ce n’est pas le pronostic de l’occlusion en elle-même qui nous intéresse, c’est surtout le pronostic tel qu’il est établi par les différentes interventions.

Envisagé au simple point de vue de l’occlusion, le pronostic doit ètre considéré comme à peu près fatal. Les accidents d’occlusion emporteront assez rapidement un malade dont le péritoine et l'intestin sont déjà altérés ; et encore guérirait-il que la tuberculose le guette, évoluant par la suite plus ou moins rapidement sur le poumon, ou l’ensemble des organes.

On comprend, d'ailleurs, que certains modes d’occlusion soient plus meurtriers. Une occlusion par bride, coudure, volvulus ou agglutination n’épargnera à peu près jamais le malade ; une occlusion par paralysie pourra disparaître d’elle-même.

C’est là cependant une considération à priori et sauf des cas où l’opération a apporté son influence curative, nous ne voyons pas d'observation bien nette d’occlusion guérie spontanément,

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A part cette réserve pour l’iléus paralytique, l’occlusion est donc une complication à peu près fatale de la péritonite tuberculeuse.

L'occlusion chronique est surtout grave, car ici, l'arrêt des matières ne fait que compliquer encore des lésions dont l’évolution ne peut être enrayée. L’occlusion aiguë elle aussi sera d’autant plus grave que les accidents dateront de plus longtemps. De plus une première attaque d’ocelusion semble prédisposer à une autre attaque (observations de Lionville, Israël).

Devant un pronostic aussi sombre l'intervention, si dangereuse soit-elle, est donc légitime et non discutable. Quels que soient ses résultats, ils sauveront cependant un certain nombre de malades que l’expectation aurait laissé mourir la plupart. Ajoutons enfin que les lésions tuberculeuses peuvent évoluer et amener la mort et que l’intervention pourra les faire rétrocéder.

Si nous considérons les résultats opératoires dans les différents modes d’occlusion, nous voyons qu'ils ne semblent pas très encourageants :

a) Dans les occlusions par brides, sur sept cas nous trouvons trois guérisons (Barker, Lange, Duponchel) ; un mort par généralisation au bout de quatre mois après une amélioration passagère, mais réelle (Kummel) ; unemort de granulie, quinze jours après, le.cours des matières s'étant rétabli (Carré); deux morts postopératoires (Audion, Bérard). |

6) Dans les occlusions par coudure ou volvulus :

Deux malades meurent de collapsus (Lejars, Colle) ; la malade du docteur Jaboulay guérit.

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c) Dans les cas d’agglutination :

Knaags obtient une guérison de dix mois. Le malade de Terrillon guérit, mais meurt trois mois après de tuberculose généralisée. Schwartz, Israël, Fochier, Jaboulay publient des cas de guérison. Quatre morts post-opératoires (Poncet, Keetley, Jaboulay, Rollet). Une mort sans opération (Liouville).

d) Dans les occiusions par paralysie ;

Une mort par épuisement (Lejars).

Une mort dans le cas cité par M. le professeur Poncet (voir nos observations inédites).

Une mort dix-sept mois après par généralisation tuberculeuse (Le Bec).

Deux guérisons ou améliorations (Montgomery et Keëtley).

e) Citons enfin. une mort par invagination (cas de M. le docteur Jaboulay).

Nous résumerons ces différents résultats dans un tableau ci-joint. à

Nous pouvons maintenant apprécier le pronostic de l’occlusion :

1° Au point de vue de la mortalité post-opératoire.

2 Au point de vue de la mortalité par généralisation tuberculeuse.

3° Au point de vue de l’occlusion elle-même.

4 Au point de vue de la péritonite tuberculeuse chez les malades qui ont été guéris.

1° Mortalité post-opératoire. — Nous n’y faisons pas rentrer le cas de Carré, bien que la mort soit sûrvenue le quatorzième jour, elle fut due à la généralisation tuberculeuse. IE nous reste onze cas de morts post-

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