‹ De l'occlusion intestinale: Péritonite tuberculeuseChapitre 33 sur 38 · LEE SUR · texte numérisé non relu

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opératoires, la plupart de collapsus ou de péritonite due à la perforation (Audion).

Cette forte proportion de mortalité s’explique facilement en raison de l'état général des malades qui pour la plupart, ont été opérés trop tard, de quatre à huit jours après le début dés accidents. L’intestin était d’ailleurs quelquefois lésé, c’est ce qui explique la possibilité de la perforation dans les cas de bride ou d'invagination que nous rapportons à la fin de notre travail.

2 Mortalité par généralisation tuberculeuse. — Nous avons trouvé quatre cas rentrant dans cette catégorie ce sont ceux de Le Bec, Kummel, Carré et Terrillon. |

Cette généralisation s’est produite une fois au quatorzième jour ; les trois autres fois à une époque variable, trois mois, quatre mois, dix-sept mois.

Comment expliquer cette fréquence de généralisation plus grande que dans la laparotomie pour péritonite tuberculeuse simple? — On voit souvent en effet, dans la péritonite tuberculeuse simple, la laparotomie amener, non seulement la guérison de l’affection péritonéale, mais aussi celle des différentes manifestations tuberculeuses . Ici, au contraire, elle paraît donner au bacille une force nouvelle et faciliter sa migration dans tout l'organisme. Le cas de Le Bec est particulièrement affirmatif à ce sujet; alors que la laparotomie y amène la guérison de la péritonite, la

tuberculose se généralise aux autres organes, même

à ceux que tapisse la séreuse. C’est que probablement dans les cas ou l’occlusion vient compliquer la péri-

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tonite tuberculeuse, l’état général plus mauvais, fait que le malade résiste moins bien au baeïlle. Peut être aussi les manœuvres ordinairement plus compliquées de l'intervention et les lésions produites par elle ouvrent-elles une plus large voïe à l’introduction de l'élément bacillairé dans les vaisseaux sanguins ou lymphatiques.

Quelle que soit l’explication qu'on puisse en n donner le fait subsiste. L'opérateur doit redouter une généralisation, à échéance variable, mais qui peut parfois survenir à la Suite d'interventions en apparence bril- Jantes. |

3° Résultats au point de vue de l'occlusion. — Dans tous les cas où la survie a été assez longue pour pouvoir constater le retour des selles, l’occlusion a été définitivement levée. Le plus souvent la débacle intestinale est survenue dans les deux premiers jours, quelquefois le quatrième ou le cinquième (Barker, Fochier).

Nous devons cependant signaler certains cas où l’occlusion céda d’une façon irrégulière, nous pourrions même dire d’une façon semblant indépendante de l’opération ; la laparotomie n'aurait eu en apparence aucune influence sur l’occlusion ; tels sont les cas de Knaags, Fochier, que nous avons signalés dans l’agglutination et que Aldibert et Beaussenat proposent de regarder comme des pseudo-étranglements.

4° Pronostic au point de vue de la péritonite tuberculeuse. — Dans la plupart des cas de guérison la péritonite n’a pas réapparu. Des tumeurs volumineuses formées aux dépens du cœcum ont regressé (Israël).

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On ne signale que rarement des douleurs abdominales persistantes après la guérison (Le Bec).

En résumé l'intervention dans l’occlusion au cours

de la péritonite tuberculeuse nous donne sur 26 cas (nous éliminons le cas de Liouville où le malade mourut sans intervention) :

15 morts, dont :11 post-opératoires et 4 par généralisation, et 11 guérisons. Soit une mortalité de 97 °/, pour 43 ?/, de guérisons.

On voit que cette statistique est beaucoup plus sombre que celle établie par M. le docteur Pic au sujet de la laparotomie dans la péritonite tuberculeuse simple dont les chiffres sont : mortalité 18,42 °/,; guérisons 77,63 °/, ; 4 améliorations.

Et cependant, malgré ces résultats si peu brillants l'intervention s'impose. Elle est dictée par le pronostic à peu près fatal des divers modes d’occlusion, l’iléus paralytique excepté. Mais on ne peut reconnaitre si l’on est en présence d’une paralysie qui pourrait guérir spontanément. Il faut donc sauver le malade qui mourait infailliblement s’il s'agissait d’un obstacle mécanique et qui ne pourra que bénéficier de la laparotomie s’il s’agit d’un pseudo-étranglement. Rien ne nous dit, du reste, que les iléus paralytiques, qui ont guéri, auraient donné d’aussi bons résultats par l’expectation.

Mais, décidé à l’intervention, il ne faudra pas tarder à la pratiquer, et on se souviendra que dans ce cas le pronostic sera dicté par : 1° l’état général du malade qui s’aggravera de jour en jour; 2° la date des accidents qui quelquefois peuvent être tardifs et peu

‘bruyants, tout en s’accompagnant de lésions De a ves. | À ere

Aussi suivra-t-on je conseil de Büilin: ::Q Je n ai 2 : pas fait beaucoup de laparotomies dansles cas d'ocelusion intestinale, parce qu’on m appelle toujours tard. # Espérons que la nouvelle génération de médecins SE e" comprendra que l’occlusion doit être opérée dès le

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