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larynx, de la trachée et de l'entrée des bronches ».
Il donne au corps du sujet soumis à l'examen; une position telle que la cavité du conduit laryngo-trachéal, dans son prolongement supposé en ligne droite et en haut, tombe dans la région de l'ouverture buccale, et il efface les parties proéminant sur le prolongement supposé de la cavité laryngo-trachéale (la base de la langue et l'épiglotte). La position est réalisée par une élévation de la tête, jusqu'à ce que la direction du regard forme un angle d'environ 60 degrés avec l’axe du tronc.
Le malade étant assis Sur un siège peu élevé et lopérateur étant debout.
Pour l'effacement des parties proéminentes, il suffit quelquefois, dans les cas très favorables, d'employer un abaisse-langue ordinaire. Mais, le plus souvent il fautse servir d’un instrument spécial, « autoscope deKirstein», composé de trois parties : 1° la spatule autoscopique de 10 à 12 centimètres de
long et de 1 et demi à 2 centimètres de large, creusée
en gouttière, de forme droite; 2° le couvercle servant à empêcher que la lumière ne soit entravée par les dents de la machoire supérieure, la lèvre supérieure et éventuellement les moustaches, à rendre possible l'introduction d'instruments dans le larynx à travers l’autoscope ; 3° le manche, fixé à angle droit sur l'extrémité antérieure de la spatule et servant à la manier. [l peut recevoir une disposition particulière permettant d'éclairer les parties à examiner au moyen d'un prisme et d’une lampe électrique à main {électroscope). Si, malgré l'emploi de ces différentes méthodes, on ne parvenait pas à voir d’une manière satisfaisante et obtenir un examen suffisamment probant, on pourrait, comme pis aller, faire l'exploration indirecte de la trachée, au moyen d'un pinceau approprié, imbibé de cire, que l’on introduirait dans la
cas JÙ —
trachée, prenant la forme de l'orifice de la membrane obstruante et l'empreinte du rétrécissement.
Cette manœuvre est toujours délicate, en raison de l’intolérance des sujets et de l’asphyxie possible ; mais elle doit cependant être tentée, quand tous les autres moyens d'examen ont échoué.
L'examen laryngoscopique peut donc, dans la grande majorité des cas, permettre de faire le diagnostic entre l’occlusion membraneuse et les divers modes de rétrécissement.
L'aspect de ces derniers est essentiellement variable, car le rétrécissement est souvent précédé d'un infundibulum et de tumeurs (müriformes, en choux-fleurs, ete.), quine peuvent être confondus avec les segments fibreux de l’occlusion.
L'aspect et les formes que peut affecter l’occlusion membraneuse sont nombreux aussi; mais ils imposent à l'affection, par leurs types, un cachet particulier qui ne permet guère de la confondre avec une autre production pathologique.
En outre du mode d'implantation des membranes sur les parois de la trachée, ils se caractérisent encore par les diverses combinaisons qui donnent à l’occlusion son individualité morphologique, malgré la variabilité des formes.
C'est ainsi que, dans le premier cas de Masséi, il existaij deux cloisons longitudinales formant une fente elliptique, et au-dessous de ces deux cloisons, deux autres transversales transformant la fente en rectangle.
Besançon a vu un segment de cercle formé par la membrane. +
Dans le cas du docteur Molinié, il existait un véritable diaphrägme horizontal, percé vers son centre d’un orifice absolument circulaire, avec des bords nettement limités.
L'orifice, dont les dimensions son! variables, est généralement pelit, parce que les malades ne viennent consulter le médecin que lorsque les troubles respiratoires sont déjà très accusés.
= Nous avons dit que les formes des cloisons membraneuses présentaient divers aspects. Elles peuvent, en effet, être semilunaires, en couronne, ressembler à des bandes ventriculaires ou à un diaphragme. Elles se continuent par leurs bords externes avec la muqueuse de la/trachée. Quant à leurs dispositions et leurs directions, elles ne présentent pas moins de diversités que leurs formes, elles sont antéro-postérieures, transversales ou intermédiaires à ces directions. Leur nombre varie aussi, les cloisons peuvent être uniques où multiples.
Grâce à leur diversité de nombre, de formes et de directions, nous avons vu que, dans une observation de Masséi, elles donnaient à l’orifice de l’ocelusion la forme d’un rectangle. On comprend facilement qu’en faisant varier leur nombre,on puisse avoir d’autres figures formées par les bords de l’orifice : c’est ainsi que ce dernier était respectivement dans les observations LIT, TTE, circulaire, rectangulaire, ovalaire ; il était circonserit par deux cloisons fibreuses dans la IV’, formait une deuxième glotte dans la V° et était circulaire dans la VI.
À cause du nombre et du développement respectif des cloisons membraneuses, l'orifice de l’occlusion peut être central ou excentrique. S'il est excentrique, sa partie la plus rapprochée de la paroi correspond à la cloison ou à la partie de cloison la moins développée.
Dans les observations, l’orifice était en général plus rapproché de la paroi antérieure que de la paroi postérieure.
Siège. — Le siège de la membrane est toujours difficile à préciser, à cause du défaut de relief des images laryngoseopiques.
Il est bon pour le fixer, lorsqu'on fait cet examen, de compter les anneaux de la trachée, mais surtout de faire pénétrer un stylet divisé et gradué qui en indiquera la profondeur.
S'il existe deux occlusions superposées, il est évident que