‹ De L'Occlusion Membraneleuse De La TrachéeChapitre 16 sur 26 · PE DAT · texte numérisé non relu

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tiels à l'existence qu’elle rencontre plus bas. Dans la partie supérieure de cette portion cervicale, nous trouvons en avant et sur ses côtés, le corps thyroïde, en arrière, l'œsophage ; dans la partie inférieure de cette même portion, au voisinage de la fourchette sternale, nous rencontrons, ayant des rapports avec la trachée, le paquet vasculo-nerveux du cou (carotide primitive, jugulaire interne, pneumo-gastrique), les deux artères thyroïdienne inférieure et vertébrale, les deux nerfs récurrents. Enfin, la portion thoracique, inaccessible par la voie buccale, est en contact avec les gros vaisseaux, tronc brachio-céphalique, carotide primitive et, tout à fait en bas au niveau de la naissance des bronches, le péricarde et les deux oreillettes du cœur.

Il est évident que le voisinage d'organes aussi délicats et fragiles que ceux qui entourent la trachée dans ses parties ‘inférieure et moyenne, tout en ajoutant aux difficultés opératoires, augmentent encore le danger de la possibilité d’inflammation de voisinage par propagation.

D'une manière générale, on peut donc dire que les cas les plus favorables sont ceux où l'obstacle occupe un siège élevé, car ce sont les plus accessibles et les plus faciles à détruire, ceux dans lesquels on a le moins à craindre de troubles circonvoisins, les moins susceptibles de produire des complications.

Il n’a jamais été signalé de récidive dans les cas traités. Aucun des malades faisant l'objet des observations n’a eu à revenir pour la même affection chez son médecin, et disons que, parmi eux, il y en avait qui était porteur de leur occlusion depuis assez longtemps.

Si l’on compare cette affection aux rétrécissements de la trachée, on voit combien sont grandes les différences qui les distinguent, comme marche, comme traitement et comme pronostic. 4h

On peut, en effet, facilement opposer la marche rapide de

HAS IS ES Jun à la lenteur d'évolution de l’autre ; la gravité des opérations sur ta’trachée déjà altérée dans son calibre, sa forme et la constitution de ses éléments, à la simplicité de la dilacération peu dangereuse de la membrane de l’ocelusion; la récidive habituelle des rétrécissements, à la guérison définitive après l’enlèvement de l'obstacle formé par la membrane dans l’occlusion.

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