‹ De L'Occlusion Membraneleuse De La TrachéeChapitre 17 sur 26 · TRAITEMENT · texte numérisé non relu

TRAITEMENT

Bien que dans les observations que nous rapportons il ne soit fait allusion à aucun traitement médical, il est à peu près certain qu'on ne peut attendre de ce moyen une-amélioration importante, encore moins une guérison.

a) Traitement général et médical. — Aucune médication ne devant produire d'effet et les médicaments ne paraissant pas susceptibles d'agir sur la lésion constituée, il faut en venir le plus rapidement possible au seul traitement rationnel : le trai- | tement chirurgical et local de l’ocelusion.

Toutefois, la possibilité d’une syphilis antérieure doit faire essayer le traitement spécifique pendant le temps nécessaire pour pouvoir fixer son opinion à ce sujet.

b) Traitement local. — Si l’on dispose pour le traitement local de divers moÿens qui, tous, tendent au même but, c’està-dire à la suppression de l'obstacle, tous n’atteignent pas ce résultat avec la même certitude et ils présentent des difficultés plus où moins grandes dans leur application.

Aussi, après avoir dit quel serait le traitement de choix quant au résultat, étudierons-nous Île traitement pratique pouvant se rapprocher le plus possible du résultat désiré.

Le traitement idéal consisterait dans la section circulaire de la membrane, très près de son insertion, sur la paroi trachéale. Le moyen, idéal lui-même, d'obtenir ce résultat, serait

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de couper la membrane en ce point soit avec des ciseaux, soit avec un fnstrument qui l'enlèverait à la façon d’un emporte. pièce. | Remarquons que traitement el résultat ne sont qu'une conception de l'esprit, car on peut se convaincre aisément de la difficulté qu'on rencontrerait non seulement dans la construe-

tion pour chaque cas, suivant la forme de la membrane et suivant son siège plus ou moins profond dans la trachée, d’un instrument qui permette d'obtenir le desiderata exprimé; mais encore de l'impossibilité qu'il y aurait à appliquer et à manier des instruments ainsi construits, à cause de l’étroitesse relative de la glotte, qui ne se prêterait pas aux manœuvres opératoires nécessaires.

Il n’est done pas possible d'atteindre ce résultat parfait en pratique, et force est de choisir dans l'arsenal laryngoscopique les instruments donnant le moyen d’une technique qui, sans

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