OBSERVATION V
Un cas de sténose membraneuse de la trachée d’origine syphilitique, par Gleistmann.
(Archives of Laryngolog NE n° À, Janvier 1882).
Il s'agit d'une femme mariée, âgée de 32 ans. Amenée par son médecin à l’auteur, le 1® avril 1874, pour une aphonie
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é ’ complète et dyspnée qui, il y a mes semaines, mirent ses jours en danger à cause d’uh violent accès de suffocalion.
En 1873, cette malade se-faisait soigner pour des maux de gorge dont le début remontait assez loin.
À l’examen, on constata l’existence de plaques syphilitiques sur le voile du palais, sur les piliers et à la paroi postérieure du pharynx; il y en avait quelques-unes sur le côté gauche et à la base de la langue. Les glandes sous-maxillaires étaient tuméfiées. se
La malade à avoué avoir eu, avant son mariage, un chancre induré sur les parties génitales, contracté à la suite de rapports pee |
Il n'y a pas de troubles dise ni de leucorrhée ; les menstrues sont régulières; les organes sexuels sont sains.
A l’époque de l'apparition du chancre, l’aphonie existait déjà, mais la malade n'éprouvait aucune gène respiratoire susceptible d'attirer son attention.
Le traitement antisyphilitique fut suivi pendant deux mois ; il eut pour résultat de faire disparaître les plaques muqueuses, mais il n’amena aucune amélioration dans la voix.
Peu à peu on commença à constater de la gêne respiratoire allant toujours en s’aggravant, et une nuit la malade fut prise d'un violent accès de toux.
Les soins d'un médecin mandé en toute hâte la soulagèrent momentanément ; mais au bout de’15 jours de traitement, on ne constata aucune amélioration.
ÆEn présence de l’aphonie complète dont elle était atteinte et des accès de dyspnée toujours croissants dont elle souffrait, la malade vint consulter l’auteur.
A l'examen, on ne trouva aucun symptôme constitutionnel, pas de tuméfaction des glandes sous-maxillaires ; en revanche, aphonie complète et dyspnée très prononcée d'un caractère
particulier, ayant immédiatement fait penser à la trachée comme siège de la sténose.
L’ examen laryngoscopique, pratiqué sans difficulté, ne révéla aucune altération de l'épiglotte, sauf une légère différence de coloration.
Le trait le plus. saillant de cet examen fut la révélation Æ l'existence apparente d’une seconde glotte au dessous de la glotte normale. D'arrière en avant de la trachée s’étendaient deux membranes symétriques, de coloration rouge-brunâtre, à direction transversale et, entre elles, un petit orifice longitudinal plus large en arrière qu'en avant. Ces membranes élaient attachées dans la trachée à la hauteur des 4° et 5° anneaux trachéaux, et elles se mouvaient pendant la respiration et la phonalion. Leur surface et leurs bords libres étaient lisses et ne présentaient aucune trace d'ulcération.
Les cordes sont légèrement rouges, en position symétrique, de même que les aryténoïdes. Pendant la phonation, leurs mouvements sont uniformes, mais la glotte reste ouverte sur une largeur égale à celle qui sépare les deux fausses membranes l'une de l’autre. L'auteur porta le diagnostic de sténose d'origine syphilitique et prescrivit un traitement antisyphilitique.
L'opportunité d'une trachéotomie à été momentanément rejetée, à cause du siège profond du rétrécissement, d'autant plus qu'aucun symptôme alarmant ne la rendait urgente.
Les heureux effets du traitement ne lardèrent pas à se faire sentir et, quand l’auteur a vu la malade pour la dernière fois, un mois après la première visite, la voix était revenue, les fausses. membranes avaient disparu et la difficulté de la respiration élait à peine perceptible. Le traitement spécifique a été supprimé au bout de deux mois.
La malade a été revue deux années plus tard ; elle ne pré-
? | — D — sentait plus aucun signe de l’ancienne maladie et jouissait d’une santé-parfaite. |
L'intérêt principal de cette observation consiste notamment dans l'existence de deux fausses membranes symétriques qui, par leur disposition. simulaient parfaitement une glotte supplémentaire.
OBs&rvATION VI
Rosemberg. (Revue de Laryngologie, 1894)
Diaphragme congénital de la trachée.
Il s’agit d'un cas dans lequel un diaphragme double existait chez un garçon de 12 ans; l’inférieur était placé entre les cordes vocales à leur face inférieure sur les deuxtiers antérieurs, le supérieur s'insérail sur les plis ary-épiglottiques et l'épiglotte. .
OBSERvATION VII
Frank-Donaldson. (Laryngolog. Society of London, 13 octobre 1893)
Il s’agit d’une femme de 34 ans atteinte d’un rétrécissement sous glottique conséculif à une inflammation diphtérique et cicatrisation à l’aide de bandes membraneuses.
Traitement : dilatation avec les tubes de Schroetter.
Résultat : guérison.
OBserRvaTION VII
Sténoses membraneuses de la région sous-glottique (Journalof laryngol.,n°8, 1890).
I s’agit d'un homme chez lequel il a été trouvé des membranes dans la région sous-glottique. Le malade n'était pas syphilitique.
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Ogsenvarions IX et X
Communications faites par M. le Dr Castex à la Société française d'otologie,
rhinologie et laryngologie (Presse médicale du 7 mai 1898).
Laryngite sous-glottique chronique.
M. Castex à vu deux cas récents :
a) Une jeune femme convalescente d’un érysipèle de la face. Des accès d'oppression avaient nécessité la laryngotomie intercricothyroïdienne. Depuis, impossibilité de se passer de la canule. Les cordes élaient rouges, en position cadavérique. Au-dessous d'elles s'accusait, de chaque côté, un soulèvement fusiforme de la muqueuse sous-glottique, assez analogue à celui des prolapsus ventriculaires.
b) Une autre fois, c'était une malade du service de M. Rendu (hôpital Necker), tuberculeuse et en état de grossesse. Dyspnée laryngée. L'examen montrait un organe pâle, sans caractères importants de tuberculose au-dessus de la glotte, mais au-dessous, les partiés tuméfiées venaient presque au contact de droite à gauche. Ea malade succomba à lasphyxie lente, et l’autopsie fit constater les mêmes lésions que la laryngoscopie.
M. Castex conclut : 1° la région sous-glottique est très infiltrable à tous les âges, à cause de l’importante couche celluleuse qui est sous-jacente à là muqueuse ; elle est riche en lymphatiques, d'où facilité de ses infections.
2° Les affections qu'on y observe le plus souvent sont la laryngite chronique hypertrophique et les sténoses.
3" La laryngite chronique hypertrophique. se caractérise par l'attitude cadavérique des cordes, la présence de bourrelets épais au-dessous d'elles, par des poussées aiguës. Ses
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