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mais n’a jamais eu la syphilis. 4 la suite de divers refroidissements, il prétend avoir ressenti quelques chatouillements au niveau du larynx.
Il ne souffre que depuis trois jours. IL a éprouvé tout d’abord une douleur qu'il localise au niveau du cartilage thyroïde. Cette douleur n'apparaissait que pour la déglutition de la salive, et non pour celle des liquides et des solides. La voix n’a pas été altérée, la respiration n’était nullement gènée. Le malade continua son travail. Le deuxième jour les symptômes étaient plus accusés et la douleur bien plus vive. Le matin du troisième jour, la douleur devient atroce, intolérable. Le soir la déglutition de la salive ou d’un liquide quelconque est absolument impossible. Il n’y à pas d’otalgie réflexe, Le maiade s'aperçoit que son cou est tuméfié et que - la pression avec la main ne peut s'exercer sans douleur. Il n'avait qu’une céphalalgie légère. La nuit il ne peut dormir, il est très agité, tant la cuisson au niveau du larynx est vive et insupportable. La salive est très abondante. Enfin il y a de la gêne respiratoire.
Il entre à l'hôpital le quatrième jour, c’est-à-direle 18 mars, Je pratique de suite l'examen laryngoscopique et je constate un ædème considérable de l’aryténoïde à droite. Cet œdème est mou, absolument transparent, comme infiltré. I ne fait qu'un avec l’æœdème du repli aryténo-épiglottique, il se continue ensuite en diminuant et disparaît en mourant sur le milieu de l’épiglotte. La corde vocale du même côté est rouge ; aussi la voix est-elle un peu enrouée.
Le malade a de la fièvre, malheureusement le-tracé de la température a été perdu. Les urines ne contiennent pas