PAROI ES
des pièces carlilagineuses du larynx contre la face antérieure des corps vertébraux. Dans les œdemes laryngés, l'infiltralion de la partie postérieure du larynx forme comme un coussinet isolant qui empêche le craquement de se produire. Ce signe esb constant dans la forme phlegmoneuse ou abcès rétro-laryngé. Dans les œdèmes séreux, il peut manquer quelquefois, ou du moins se manifester d'une facon incomplète. Le craquement persiste, mais il est affaibli ».
a) Examen de la gorge. — A l'inspection directe avec l’abaisse-langue, on aperçoit très souvent un peu de rougeur et d'injection de la paroi postérieure du pharynx, un léger œdème des piliers et du voile du palais; mais ces signes sont inconstants ; fréquemment cet examen ne révèle rien de particulier. En tout cas, il doit être fait avec une grande prudence et non brutalement, de peur de provoquer un
accès de suffocation et un spasme glottique.
b) Le ftoucherdigital était fréquemment employé autrefois avant la découverte du laryngoscope ; c’est du reste sa seule justificalion, car c'est un procédé d'examen auquel il n’est plus permis d'avoir recours actuellement, puisqu'on possède le miroir laryngien, c'est-à-dire une méthode d'examen direct. Il est cerain que l’exploration digitale peut fourn'r de bons renseignements pour le diagnostie : le doigt introduit dans l’arrière-gorge peut sentir l'épiglotte et les
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replis œdématiés, mais les sensations sont plutôt vagues que précises. C'est done un procédé infidèle ; en outre, il est dangereux, car cette manœuvre chez un dyspnérique peut être le point de départ de réflexes et de spasmes qui provoquent des accès de suffocation.
c) Examen laryngoscopique. — C'est le miroir laryngien qui, seul, permettra un diagnostic certain. Mais il n'est pas toujours pratiqué, soit par ignorance, soit par défaut d'installation ; aussi il n’est guère relaté que dans les observations recueillies par les laryngologistes.
Cet examen doit être fait avec précaution pour éviter tout danger ; pratiqué avec soin, il ne détermine aucun aceident. Il montre le siège de l'œdème. L'épiglotte se présente ordinairement sous la forme d'un gros bourrelet rouge et épaissi ; tantôt elle est aplatie, recroquevillée en forme de goutlière, laissant une fente très rétrécie pour le passage de l'air; tantôt elle est arrondie et se présente sous l’aspect d'un oméga ou d’un phimosis. Les replis aryténoépiglottiques sont plus ou moins gonflés; ils ont parfois Ja forme de deux poches remplies de liquide et sont recouverts d'une muqueuse rosée.
Lesaryténoïde :sonttumrfics, leursurfaceestplus ou moins rouge, et enflammée; quelquefois un seul arylénoïde est touché, l'ædème est unilatéral. Les bandes ventriculaires forment deux gros cordons
OLA
rouges qui recouvrent plus ou moins les cordes vocales et peuvent les cacher complètement. Quand on peut apercevoir celles-ci, on ne voit en général que leur tiers postérieur; leur surface est presque toujours normale, parfois un peu rouge et vascularisée. Elles participent très rarement à l'infiltration œdémateuse.
Dans certains cas les caractères objectifs sont nettement tranchés. S'il s'agit d’un œdème séreux, l'examen laryngoscopique montre un œdème mou, gélatineux, tremblotant, d'aspect translucide. La coloration est livide ou violacée, vineuse. Au contraire, dans la laryngite phlegmoneuse, l'abcès laryngé, l'œdème est plus dur, plus tendre, franchement rouge.
Il y a des cas enfin où l’œdème est absolument limité, comme dans l'observation de Ruault où il n'existait qu'une épiglotte circonscrite.
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