CONCLUSIONS
19 D'après ce court exposé; on voit que les formes actuelles de néphrite chronique diffèrent beaucoup de celles qu'ont décrites les anciens auteurs. Aux divisions anatomopathologiques, on a substitué une classification basée sur les fonctions physiologiques du rein. Mais, chacun des syndromes ainsi formés de signes qui lui sont propres, permet de reconnaitre son origine : L'œdème est l'indice d’une chlorurémie évidente ; /es troubles digestifs témoignent d'une azotémie ou d’une chlorurémie; certains accidents nerveux relèvent, soit de la chlorurémia, soit de l'hypertension.
20 Cependant le clinicien est souvent embarrassé s'il cherche à établir sur quelle fonction rénale porte le trouble morbide, surtout au début d'un mal de Bright. L'oculiste expérimenté, au contraire, posera aisément, par un simple examen ophtalmoscopique, le diagnostic de la forme de néphrite, soit pure, soit mixte. En effet si l'amblvopie ou l’amaurose peuvent s’observer dans les trois variétés d'insuffisance rénale, certaines lésions oculaires portent, sur elles, la signature de leur origine :
L'œdème de la papille et de la rétine appartient à la chlorurémie.
Les placards blancs de rétinite sont l'indice de la forme azotémique du mal de Bright.
L'hémorragie rétinienne se rattache intimement à l'hypertension.
Si ces trois sortes de lésions oculaires se rencontrent chez