CE
niveau du rein malade. Dans la grande azotémie de Widai on prescrira donc seulement, d'après cet auteur, un régime hypoazoté, dans lequel la ration d'albuminoïdes ne dépassera pas 90 à 60 grammes par jour. Si l'on tient eompte qu'un litre de laiten contient 35 grammes, on voit combien cet aliment est peu indiqué, par son apport azoté trop considérable. On donnera en revanche (Régime hypoazoté d'Achard el Paisseau) des pommes de terre, du riz, des farines (froment, maïs, orge), de la salade, des épinards, des carottes, des petits pois et des fruits crus ou cuits, des corps gras (béurre, crème, fromages frais), mais on défendra, au même titre que la viande, les lentilles, haricots, fèves, pois secs, parce que ces aliments contiennent trop d'albumi- . noïdes. Enfin, on restreindra aussi le sel, sans cependant le supprimer complètement comme dans la néphrite hydropygène, car la rétention chlorurée existe toujours plus ou moins chez les azotémiques.
Dans les petites azotémies, le médecin n'hésitera pas à supprimer toute ingestion d’albuminoïdes ; le malade tirera un bénéfice au moins temporaire, de cette cure. Dernièrement, Pic et Bonnamour ont recommandé l'emploi de la scille qui serait le diurétique spécifique de l’urée. Dans les formes réductibles, il y aurait lieu de l'employer.
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BonNEAU,