‹ De l'oeilChapitre 29 sur 72 · Ann. d'ocul. 31 décembre · texte numérisé non relu

Ann. d'ocul. 31 décembre

Nous avons démontré dans ce travail que le staphylôme postérieur n'était que la conséquence mécanique de l'excès de pression développé dans l'intérieur de l'œil par l'excès de tension des muscles préposés à la convergence des axes optiques, dans le cas d'insuffisance de ces muscles, ou de prépondérance de leurs antagonistes.

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§111. Du strabisme à déviation variable de la paralysie musculaire. — Le strabisme concomitant ou permanent ne doit pas être confondu avec l'obliquité d'un œil dont l'angle de déviation varie avec les positions de l'objet qui fixe l'attention. Dans le premier, il y a simple disproportion de longueur musculaire, mais l'influx nerveux envoyé aux deux organes pour les actes associés est en même quantité à droite et à gauche. Dans le strabisme à angle variable, la variation de l'angle montre à elle seule que l'influx nerveux est différent pour les muscles associés de droite et de gauche. Ce dernier est donc la conséquence d'une lésion de l'innervation : il ressortit à l'ordre des paralysies.

Tant que le strabisme à déviation variable n'est point passé à l'état de permanence, tant que sa cause première, la maladie nerveuse, est toujours présente, cette affection se distingue par un caractère plus saillant encore que la désharmonie apparente ; nous voulons parler de la diplopie binoculaire ou présence de doubles images.

§ 112. Diplopie binoculaire. — Ce symptôme, si la distance des doubles images s'accroît par le mouvement du regard associé dans un certain sens, peut être considéré dans la presque généralité des cas, comme un signe de paralysie muscu-

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