LE PIANO
Si le piano ne peut se montrer avec avantage dans une vaste enceinte et au milieu d'une foule d'instrumens, il prend bien sa revanche dans les salons , où il forme lui seul un petit orchestre , soit qu'une main brillante exécute les sonates de Mo7,art ou de Cramer, ou qu'un habile accompagnateursoutiennela mélodie des voix. Si le violon est le souverain des concerts, le piano est le trésor de l'harmoniste et du chanteur. A la ville , à la campagne surtout, que de soirées dérobées
(i) Voytz la Fig. 24, pour la portée des iiistrumens. I. 'X'X
338 DES mSTUUMENS.
à l'ennui, et embellies des charmes de la musique! On chercherait en vain à réunir un quatuor; le piano est là : c'est le point de ralliement; deux ou trois voix exercées , une partition de Gluck , de Mozart ou de Cimarosa : voiJà tout de suite un concert délicieux.