‹ De l'opération de la hernie étranglée sans ouverture du sacChapitre 19 sur 20 · Température du matin, 37° ; du soir · texte numérisé non relu

Température du matin, 37° ; du soir

Depuis ce moment, la température est restée normale, oscillant autour de 37».

Le 28. On substitua le pansement simple aux cataplasmes. Deux jours après, on revint à une légère compression avec un peu de ouate.

3 juin. Un petit abcès a apparu en dedans de l'épine iliaque droite, on l'incise. Cet abcès a été guéri en quelques jours, et le 20 juin la malade est sortie complètement rétablie.

Obs. XIII (inédite), recueillie dans le service de M. le D'' Alph. Guérin, par MM. Aâre et Rafinesque, internes des hôpitaux. — Hernies crurale étranglée ; opération sans ouverture du sac ; guérison.

La nommée S... Marie-Louise, marchande aux Halles, âgée de 66 ans, entre à riIôtel-Dieu, salle Saint-Maurice, n°30, le 16 juin 1875, à huit heures du soir, avec tous les symptômes d'un étranglement herniaire.

Cette femme adonnée aux liqueurs fortes, porte depuis 23 ans une hernie crurale droite, qui s'est produite brusquement, pendant qu'elle tirait à elle un lourd panier de marchandises. Cette hernie, d'habitude presque entièrement réductible, ne l'a jamais fait souffrir et n'a jamais été contenue par un bandige.

L'étrangflement remonte à vinp.t-quatre heures; il s'est produit rapidement pendant que la malade montait son escalier pour rentrer chez elle. Elle s'est aussitôt mise au lit, et n'a été secourue que le soir de son entrée, personne n'ayant pénétré dans sa chambre jusque là. Il n'y a pas eu de médecin appelé; aucun traitement.

Au moment où l'on apporte la malade, elle est dans la prostration la plus complète. Elle peut à peine articuler quelques mots. La peau est froide ; le pouls à peine perceptible bat 100 pulsations à la minute. La température ne dépasse pas 34,2.

Il n'y a eu ni selles, ni gaz rendus par l'anus depuis vingt-quatre heures. Les efforts de vomissements amènent le rejet de matières fécaloïdes paraissant venir de la partie supérieure de l'intestin grêle.

M. le D"" Nicaise, appelé en l'absence de M. Guérin, après avoir essayé un taxis très-modéré, sans anesthésie, -procède de suite à l'opération. Une incision verticale de 7 centimètres de longueur environ, ayant été pratiquée au niveau du bord externe du ligament de Gimbernat, la peau et le tissu cellulaire divisés, on arrive sur la hernie. En introduisant le doigt sur son collet, on trouve à la partie externe, au niveau du ligament de Gimbernat, une bride sur laquelle s'est fait l'étranglement. Débridements multiples avec le bistouri boutonné dans diverses directions, mais principalement en haut et en dedans. La réduction de la hernie est obtenue sans qu'il soit nécessaire de recourir à l'ouverture du sac. Un léger pansement ouaté est appliqué, et une potion de Todd prescrite.

Dans la nuit qui suit l'opération, la malade a deux petites selles; les vomissements cessent. Un amendement rapide et général des symptômes se produit.

Le 17, au malin, la malade s'est réchauffée; elle se sent beaucoup mieux: la face est moins grippée. Le pouls, toujours petit est à 96, la température à 37,2. Le soir 100 pulsations et 37,8.

Le 18, le mieux continue. Matin : P. 90. T. 37, Soir P. 96 T. 37,5

Le 19. Matin. P. 88. T. 36,8. Soir P. 90. T. 37. La malade n'a pas été à la selle depuis la nuit qui a suivi l'opération.

Le 20, le pouls et la température sont devenus normaux. Ch;.uigement

d'appareil et prescription d'une bouteille de limonade piiri^ative. A la suite, diarrhée légère, qui dure trois jours ; puis les garde-robes deviennent réfjulières.

On change l'appareil ouaté les 21, 23 et 24 juin. La plaie offre le meilleur aspect. On cherche à rapprocher les bords à partir du 29 juin, et le l"" juillet, on la panse avec la solution de chloral.

Le 20juillet, la guérison est complète, et le l»' août, la malade, munie d'un bandage, quitte l'Hôtel-Dieu pour le Vésinet.

Obs. XIV (médite), recueillie dans le service de M. A, Guérin, par M. G. Graux, interne des hôpitaux, — Hernie crurale étranglée ; opération sans ouverture du sac; guérison.

Le 19 août 187S, à l'heure de la visite, on a apporté la nommée Baz, âgée de 57 ans, pour être opérée d'une hernie étranglée (Hôtel-Dieu, service de M. Alph. Guérin, Salle Saint-Maurice, n" 5),

Cette femme avait depuis longtemps deux hernies, une à droite assez volumineuse, inguinale, pour laquelle elle portait un bandage, une à gauche, petite, crurale, facilement réductible, pour laquelle elle n'aurait jamais fait aucun traitement.

Hier, 18 août, vers sept heures du matin, sous l'influence d'un effort, la hernie crurale doubla tout à coup de volume et devint le siège d'une vive douleur. Malgré ses tentatives, la malade ne put la faire rentrer.

Dans la matinée, la malade fut prise de vomissements alimentaires, puis bilieux. Dans la journée, elle eut plusieurs selles. Vomissements toute la nuit,

A son entrée à l'hôpital, vingt-sepl heures environ après rétranglement, la malade est dans un collapsus herniaire complet. Extrémités froides, faciès abdominal, pouls imperceptible, voix éteinte; les vomissements sont verdAtreset n'ont pas d'odeur fécal(*de.

A la région crurale gauche, on trouve une tumeur du volume d'un œuf de poule, en partie sonore, assez régulière. Après une tentative de taxis irès-modéi-ée, qui n'amène aucune modification, l'opération est pratiquée immédiatement.

Opération assez régulière. Toutefois vers la fin, il se passe un petit incident qui ne liisse pas que d'inquiéter un peu le chirurgien. ' Après le débridement'des tissus fibreux qui forment l'étranglemont autour-

du collet du sac, la plus grande partie du contenu de la hernie rentre très-fa. cilement, puis tout à coup le sac glisse entre les mains du chirurgien et rentre dans l'abdomen.

Comme pansement, quatre points de suture. Appareil ouaté. Potion de Todd, et 45 gr. de sel de Sedlitz, à prendre par demi-verre jusqu'à effet purgatif.

Jusqu'à 2 heures, la malade continue à vomir (environ deux cu/ettes de vomissements verdâtres, sans odeur fécaloïde depuis l'opération.)

Dans l'après-midi, après un lavement purgatif au sulfate de magnésie, trois selles assez abondantes.

20 août. Matin. Pouls 92. T. 38,6. Pas de nouvelle garde-robe depuis hier soir. La malade n'a plus de vomissements. Pas de douleur dans le ventre. Prescription: Galorael, 0,20 en un paquet.

Soir: P. 92. T. 39. Vomisssements bilieux. Le calomel a été ren^u immédiatement.

Prescription: Une pilule d'Anderson ; lavement purgatif.

21 août. Matin. Six selles abondantes hier soir. P. 92. Soir: T. 39,2. P. 100. Pas de nouveaux vomissements, plusieurs selles.

22 août. Malin: T. 37,8. P. 80. Vomissements bilieux porracés. Diarrhée abondante. Soir: T. 38,5. P. 85.

23 août. Matin : T. 37,8. P. 80. Soir : T. 38,4. P. 80, La diarrhée est encore Irès-abondante. Prescription : 20 gouites de laudanum, lavements amidonnés

24 août. Matin: T. 37,4. Soir : T. 37,4. P. 84. Pas de vomissemepts. Diarrhée très-modifiée. L'état général est tout à fait satisfaisant.

25 août. Matin : T. 37,6. P. 84. Soir : T. 37,4. P. 76. Très-bon état général. Appétit. Garde-robes normales.

Le 26, on levé l'appareil ouaté. La réunion n'est que partielle. Les points de suture sont enlevés, on fait le pansement ouaté. Ce dernier est encore renouvelé une fois, et la malade quitte l'hôpital dans les premiers jours de septembre.

Obs. XV (inédite), recueillie dans le service de M. Alph. Guérin, par M. Weiss, interne des hôpitaux. — Hernie crurale étranglée ; opération sans ouvîrture du sac ; pansement ouaté ; guérison

La nommée Marie M..., âgée de 72 ans, d'une bonne santé habilr.elle, est atteinte depuis deux ans environ, d'une hernie crurale droite, qui est survenue à

la suite d'un effort assez violent. Cette hernie était du reste peu volnnriineuse et ne donnait lieu à aucun accident. Elle ne sortait qu'à certains moments et était facilement réductible. Au moment de son entrée à l'hôpital, il y avait trois semaines que la hernie ne s'était montrée à l'extérieur.

Le 4. avril, à 9 heures du soir, sans cause appréciable, cette femme futprise de coliques très-vives ; en même temps, la tumeur qu'elle portait dévenait douloureuse et augmentait considérablement de volume. La nuit Suivante, la malade ne dormit pas; elle avait de l'oppression, des douleurs de plus en plus vives dans le ventre. Rapportant avec juste raison ces accidents à sa hernie, elle fît de violents efforts de taxis, mais ne put réussir à la réduire.

Le lendemain matin, survenait le premier vomissement: il était composé de glaires et de bile. La constipation était complète ; il n'y avait aucune mission de gaz par l'anus. Sur l'avis de feon médeciil, cette femme se décide alors à entrer à l'hôpital.

En arrivant à notre service, elle eut un second vomissement également bilieux. Les extrémités étaient froides, la température centrale 37°, l'état génér;il assez satisfaisant. L'état local, au contraire, était plus inquiétant. Un constatait en effet dans le pli de l'aine du côté droit, une tumeur dure, marronnée, de la grosseur d'uue petite pomme, assez mobile en tous sens. Cette tumeur, qui était légèrement sonore, restait absolument irréctuctible. En raison de la marche des accidents, il h'élait pas douteux que l'on avait affaire à une hernie devenue irrédticUble parétfanglenlènt, et depiiis à une hernie crurale, -^ar lai tumeur était bien nettement sititéé au-dessous de l'arcade crurale.

Comme les premiers symptômes ne remontaient qu'à 12 heures, M. Guérini se contenta de prescrire à la visité du iTiatin, un lavement purgatif et l*appli-. cation d'une vessie de glace sur la tumeur.

Dans l'après-midi, nouveau vomissement, selle assez aboui-lante sous l'influencef du lavement. L:i malade se trouve très-soulagée le soir: la nuit suivante esti assez bonne.

Le lendemain, 6 avril, l'état général ne semble pas avoir empiré. Gependauti l'algidité, déjà manifeste au memertt de VthltU de la màlade, é:st complète;: la langue, les extrémiiés des membres, le nez sont entièrement froids. La température est descendue à 36. Enfin hî tumeur herniaire se présence avec lous' les caractères qu'elle avait la veille M. Guérin se décide à opérer immédia ■ tement.

Opération. — Incisioti verticale, allant d'un bout de la tumeur a l'autre cl

comprenant la peau el le lissu celluliaire sous-culané, Seciiou d'un feuille fibreux sur la sonde cannelée. Le sac herniaire se présente immédiatemerlt sous le bistouri. M. Guérin le respecte et se contente d'aller débrider l'anneau herniaire du faciescrébriformis, qu'il sectionne à sa partie supérieure. Puis il essaie de pratiquer le taxis sur la tumeur, qui est tendue et résistante. Mais ses efforts restent infructueux, il détaché alors les adhérences assez intimes qui unissent le sac herniaii'e à l'anneau du fascia, et qui brident la tumeur.

La réduction de la hernie s'opère alors très-facilemetit ; l'intestin rentre le premier, puis les.raasses.graisseuses qui forment l'é{)iploon ; enfin jusqu'au sac lui-même est réduit dans la cavité abdominale. A sa placé, ori sent, en introduisant le doig:t dans i;i plaie, une sorte d'anneau iiniité par du tissu fibreux dirigé presque directement en arfière, et paraissant se continuer en dedans avec lé ligament de Gimbérnat:, en haut avet-j'arcade: crurale.

L'opération terminée, M. Guérin fait quelques points de suturé pour tenter ià réunion par première intention, puis il applique un pansement ouaté.

Le soir, tous les accidents ont cessé. La température est remontée à 3'7,4.

7 avril. Calomel et lavement piirgatif.

Le 8. La malade a eu une sellé. Son état s'améliore de plus en plus.

Le 14. On enlève le premier pansement, parce que la malade se plaint d'éprouver quelques douleurs au niveau de la hernie. La réunion par première intention a éu lieu daiié presque toute l'étendue de la plaie. Un peu de pus s'est accumulé au-dessous de la cicatrice cutanée; on lui donile issUe.

Les jours suivants, la malade va de mieux en mieiix. On renouvelle son pansement tous les quatre ou cinq jours. Elle sort entièrement guérie, le 8 mai.

Obs. XVI (inédite), recueillie dans le service de M. le professeur Lefort, par M. L. Robin, interne des hôpitaux. — Hernie crurale à droite; étranglement; opération ; réduction sans ouverture du sac ; guérison.

Le nommé F..., Geoi'ges, domestique, Agé de 64 ans, avait sa Hernie depuis ans; il ne lui était jamais survenu d'accidents. Il avait l'habitude de porter un bandage, qu'il retirait en se couchant. Depuis plusieurs mois, Il tousse beaucoup, et l'auscultation fait reconnaître au sommet droit les signes d'une tuberculose pulmonaire. C'est la nuit dernière, dans une de ses quintes de toux, el alors qu'il venait d'enlever son bandage, que sa hernie est sortie brusquement; il lui fut impossible de la faire rentrer.

Peu de temps uprèi, 11 resseclail de violentes coliiiues et vomissait son dîner.

Le médecin appelé fait pendant un quart d'Iienre le taxis, sans résultat. Durant le reste de la nuit, application de ^lace sur ki tumeur; glace à l'intérieur.

Le lendemain, le malade est porté à l'hôpital Beaujon.

Les douleurs abdominales persistent, les vomissements de matières verdâtres ou bilieuses continuent; la constipation est absolue; il ne passe même plus de gaz par l'anus. Le malade est dans l'anéantissement complet. Le pouls petit, faible, donne 58 pulsations; le lliermomètie marque 36,7 dans l'aisselle. Les extrémités sont froides. Dans l'aine droite, au-dessous de l'arcade crurale, en dedans des vaisseaux fémoraux, on constate une tumeur arrondie, du volume d'une noix. Elle est dure, résistante, douloureuse à ia pression, absolument mate à la percussion. Cette tumeur est continuée par un pédicule qui s'enfonce dans le fascia crebriformis, et dont la pression est pénible pour le malade. Le taxis modéré est de nouveau tenté sans succès.

24 janvier. M. Lefort pratique l'opération 14 heures après l'étranglement sans donner le chloroforme. Incision cruciale, intéressant la peau, le tissu ccUulo-adipeux. On arrive sur l'obslacle, cause de l'étranglement; c'est un anneau du fascia crebriformis. 11 est sectionné, puis le sac et l'intestin paraissant en très-bon état, la réduction est faite facilement jsans ouverture du sac. Les lèvres de la plaie sont ensuite réunies par six points de suture avec un fil d'argent, et l'on fait une légère compression à l'aide d'un spica inguinal. Opium : 3 centigrammes.

Le 22. La nuit a été bonne, T. 37,2; P. 62.

On ne touche pas au pansement. Le malade rend des gaz par l'anus. Opium : 3 centigrammes. Potage. Vin.

Les 23-24. Rien de particulier. Etat satisfaisant. On continue l'opium.

Le 26. Le pansement est enlevé et l'on trouve la plaie réunie par première intention. 20 grammes d'huile de ricin. Lavement purgatif le soir. Plusieurs selles.

L'opéré demande à manger, il se trouve très-bien. Exeat, le 2 février.

Obs. XVII (médite), recueillie dans le service de M. le professeur Lefort, par M. L. Robin, interne des hôpitaux. — Hernie crurale étranglée ; opération ; réduction sans ouverture du sac; mort par érysipèle.

. La nommée Jeanne L..., âgée de 62 ans, cuisinière, porte sa hernie depuis 'plusieurs années. Déjà, l'an passé, elle fut prise d'accidents d'étranglement^ vomissements, constipation, etc., qui persistèrent pendant 24 heures, et qui disparurent, la tumeur ayant été réduite par le taxis.

Le mercredi matin, 19 avril, elle fit un effort pour soulever un paquet; sa hernie, qui n'était pas maintenue par un bandage, sortit de nouveau. Elle ressentit dans l'aine une très-forte douleur, eut quelques coliques, mais continua néanmoins son travail. Le 21 avril, les phénomènes s'accentuèrent davantage : nausées, vomissements bilieux, douleurs sourdes.

Les vomissements n'ont pas cessé depuis; la malade affirme qu'elle ne rend que de la bile. La constipation est opiniâtre, malgré plusieurs lavements qui lui ont étéadminislrés. Le D"" Kolb, qui la soigne, a essayé à plusieurs reprises le taxis. Résultat infructueux. La malade est portée à l'hôpital Beaujon, le 22 avril.

A son entrée, les accidents d'étranglement remontent déjà à trois jours, et cependant le faciès n'offre rien de particulier. La malade ne se plaint pas de douleurs ni de coliques. Elle se met sur son séant et se déshabille elle-même. Il n'y a que les nausées et les vomissements qui l'incommodent.

Dans la région de l'aine droite, on trouve une tumeur de la grosseur d'un œuf de poule, saillante au-dessous de l'arcade crurale. Elle est dure dans sa partie inférieure, sonore et fluctuante dans sa moitié supérieure. La peau qui la recouvre est rouge, mais nullement infiltrée ni œdématiée. Elle glisse facilement sur la tumeur; on doit rapporter cette rougeur aux manœuvres du taxis, il est dilficile de pédiculiser la tumeur: on sent battre en dehors d'elle l'artère fémorale. Le ventre n'est pas tendu outre mesure ; le météorisme est plus prononcé du côte de la hernie.

Borborygmes incessants. Corde épiploïque très-mauifestc. Constipation.

La peau froide, peu élastique, revient difficilement sur elle-même.

Température axillaire, 36,2.

Pouls plein, vibrant, 66 pulsations.

Opération à 8 heures du soir, le 22 avril, trois jours après le début des accidents. Incision verticale, perpendiculaire à l'arcade crurale. Section de Aflre. s

l'anneau du fascia crebriformis, cause de l'étranglement. Réduction sans ouverture du sac. Rapprochement des lèvres de la plaie par 4 points de suture métallique. Spica. Opium : 3 centigrammes. Glace.

23 avril. Les vomissements ont cessé; la malade a eu une selle abondante. Elle n'éprouve aucune douleur. Pouls 69. Température 38°.

Bouillon. Extrait thébaîque : 6 centigrammes en trois fois dans la journée.

Le 24. Deux garde-robes malgré l'opium. Pouls 71. Température 37,3.

Le 25. Vomissements de bile. Frisson avec claquement de dents. Température 39,5. Pouls 82.

Le soir, la température s'est élevée jusqu'à 40,1.

Le 27. La malade meurt dans la prostration avec un vaste érysipèle ayant débuté autour de la plaie.

Autopsie. On ne constate rien du côté du sac et de l'intestin qui puisse expliquer la mort.

Obs. XVIII (inédite), recueillie dans le service de M. le D'- Duplay, par M. Hugonneau, interné des hôpitaux. — Hernie crurale étranglée ; réduction sans ouverture du sac ; guérison.

La nommée X..., âgée de 27 ans. couturière, porte depuis cinq ans une: hernie crurale maintenue à l'aide d'un bandage.

Le 24 mars, à 4 heures du matin, en mettant son enfant dans son berceau^^ par le fait même de l'effort qu'elle est obligée de faire, elle sent sa hernie; sortir, et ne peut la réduire elle-même. Le médecin, qu'elle envoie cherchen quatre heures après fait plusieurs tentatives de taxis infructueuses ; il prescrit un lavement purgatif qui donne lieu à deux selles suivies de l'émission de quelques gaz. ^

Le soir, il y a un peu de météorisme; la malade éprouve des douleurs vives., elle a des nausées, des éructations. Elle se repose pendant la nuit. \

Le 25, à 8 heures, deux vomissements bilieux; aucun vomissement féca-

loïde. ( Le médecin, appelé de nouveau, tente encore la réduction et, sans aucun.

indication, prescrit huit sangsues. | La malade arrive à l'hôpital à 3 heures. Nouvelles tentatives infructueuses j M. Gillette pratique le soir à 8 heures la kélotomie. Après avoir fait un pli 'I

la peau, qu'il incise de sa base vers son bord libre, il arrive rapidement su

une (limeur lisse, arrondie, du volume d'une noix, qu'il essaie inutilement de réduire. Glissant alors un bistouri boutonné sur son iildex, pféalablemen introduit dans l'anneau crural, il débride le bord externe du ligament de Gimbernat, et réduit en uti seul temps toute la masse herniaire, salis qu'on puisse saisir le moindre intervalle entre la réduction de la hernie et celle du sac. Deux points de suture sont appliqués à la partie supérieure de l'incision. Pansement avec un mélarige de glycérine et d'alcool (parties égales).

La malade a deux selles pendant lû Ouit^ les jours suivants, on flè constate aucun phénomène de réaction.

La réunion a lieu par première intention dans les deux tiers supérieurs. Dix jours après la malade sortait; la plaie était complètement cicatrisée.

Obs. XIX (inédite), recueillie dans le service de M. le Duplay, par M. Hugonneau, interne des hôpitaux. — Kélotomie sans, ouverture du sac; guérison.

La nommée Marie B..., âgée de 57 ans, est entrée à l'hôpital Saint-Louis, le 20 juin 1876. Elle a toutes les apparences d'une forte constitution. Depuis deux ans, elle porte une hernie crurale droite, du volume d'un œuf de poule' mal maintenue en temps ordinaire par un bandage mal fait. Pour la première fois, le 18 au matin, sans cause appréciable, sans efforts, la malade s'aperçoit quelle ne peut pas réduire sa hernie. Elle est prise de coliques violentes, qu'elle attribuait à une constipation datant de 5 jours. Le ventre augmente de volume; il n'y a plus, à partir de ce moment, d'émission de gaz par l'anus. Deux vomissements bilieux dans la soirée.

Le lendemain, 19 juin, elle fait appeler un médecin qui, après plusieurs fleures de taxis infructueux, prescrit un bain de deux heures et des applications de glace sur la hernie. L'état de la malade est le même que la veille- les vomissements ont pris, au dire de la malade, une coloration jaunâtre et répan- ^lent une mauvaise odeur.

Le 20, jour où la malade est entrée à l'hôpital, M. Nicaise, à 41 heures du aiin après avoir essayé le taxis, pratique la kélotomie sans ouverture du

Zl^u lT'r'r "^'"''"^ ^« hernie, le sad

••estaut en place. La malade était chloroformisée.

est bL'ôd^U^hn? 'f-"^' "'"^ '''''' ^"^^ ' Un drain

'a e ans ir P''^'^'.,^"' t--P>'ofonde, vu l'embonpoint de la maacle. Pansement avec un mélange d'alcool et de glycérine. Lavement purgatif

Pendant la nuit, deux selles avec émission de gaz nombreux par Tanus. 21 juin. T. 38'; P. 88. Pas de vomissements. Le 22. La malade va bien, n'a pas de fièvre. Elle quitte l'hôpital, le 3 juillet -, la guérison est complète.

Je dois à l'obligeance de M. le D'" Delens la communication de l'observation suivante. Dans ce cas, M. Delens pratiqua l'opération sans ouverture du sac.

Obs. XX (médite). - Heraie crurale étranglée; opération sans ouverture du sac;

guérison.

La nommée Marie B..., âgée de 70 ans, est entrée à l'hôpital Saint- Louis; salle Sainte-Marthe, le 8 mars 1876.

celte malade, d'origine allemande, ne parle pas français, de ^orle qu e 1 ne peut fournir aucun renseignement. Les personnes qui 1 «nlouraie connaissaient pas de hernie; elle ne portait pas de bandage- Elle avait ai amputée autrefois de la jambe droile au niveau des condyles du t.bia

Sa hernie serait apparue hier pour la première fois, à la ^^^^ ^ '^^^^^^^ Depuis ce moment, la malade a eu des vomissements qui sont devenus féca. loïdes et d'odeur très-fétide. Pas de selles.

On a fait plusieurs tentatives de taxis dans la journée sans succès. On essayé de l'inversion sans plus de résultats.

On constate dans l'aine droile la présence d'une tumeur V^^ ^ '^'^'^^ peu allongée transversalement. C'est évidemment une herme crurale étrangle. M. Delens, appelé auprès de la malade, procède à ^'^^''f'J-

La peau est incisée, puis le tissu graisseux sous-cutane qui près nte u assez grande épaisseur. On arrive sur le sac qui est PO-u de diverlLles latéraux en doigts de gant; il Xit «

sonde de femme est passée dans l'anneau, entre celui-ci e ^ « dilacéralion. L'intestin fuit sous le doigt et se réduit sans ^v^^-^ « L'anneau était extrêmement serré autour du collet du sac, U est devenu p« ,r éable au doigt après la réduction de rinleslin. La malade â eu plusieurs selles dans la nuit qui a suivi 1 opération.

Pas d'accidents. . . .

Le 24 mars, la plaie est presque complètement cicatrisée.

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