De l'oraison funèbre dans la Grèce païenne
Page 48, note 2. Au lieu de : était -elle aussi admise à jeter quelques fleurs, etc., (ise^ : était-elle aussi admise, en toute occasion, à jeter quelques fleurs sur ces tombes? On a quelque raison de le croire en lisant l'inscription funèbre citée par Démosthènes dans son Discours pour (a Couronne (édit. Landois, § 89), et les épilaphes de V Anthologie ; il est visible, toutefois, etc.
Page 75, note 1. Beulé. Acropole, au lieu de tome I, lise^ : t. IL
Page 129, ligne 1. Modifiez ainsi le commencement du discours d'Hypéride : « Athéniens, les discours qui, dans l'avenir, feront, devant ce tombeau, l'éloge de Léosthènes et des autres Athéniens morts avec lui j^endant la guerre, auront, pour attester que ces guerriers furent des braves, le témoignage actuel de [tous ceux qui ont vu, sur le champ de bataille, etc.
Page 147. A la fin de la note commençant à la page 140, ajoutez : Une harangue de polémarque parait aussi avoir été composée par le sophiste Epiphanius, qui enseigna la rhétorique à Athènes. (Suidas. Vit. Epiphanii^ cité par Westerman.)
Page 199, ligne 1. Au lieu de : et ajoute à l'éclat du talent, lise^ : et ajoutent à l'éclat du talent.
Page 205, dernière ligne de la note. Au lieu de habcnta, (isCy : habento.
Page 209, ligne 11. Au lieu de Maximus Tyrins, lise^ : Maximus Tyrius.
Page 252, note j, ligne 12. Au lieu de alla negligenter, lise^ : alla negligenter.
Lisez avec un accent aigu au lieu d'un accent grave : taoùç page 53, note I ; uiaOcGL; page 98, note i ; et er/j page 254, note m, ligne S.
Page 250, ligne 5, en remontant. Au lieu de xai xa/oï;, (iscj : xat rotç xoùolç.
Môme page, ligne 4, en remontant. Au lieu de (îè, lise^ : tî.
Page 255. Lisez avec un i souscrit l'adjectif conjonctif au datif singulier masculin partout où il se rencontre dans la note o.
Pages 258 et 2G1, notes p et u. Ajoutez l'esprit rude au mot EVAxjvwv.
AVAM-PROPOS
L'ne étude sur l'oraison funèbre chrétienne n'est plus à faire. Des hommes éminents ont traité de cette grande éloquence dont BossueL est la plus parfaite expression et qiii, plus que toute autre peut-être, immortalise le XVIIe siècle. — A eux donc l'appréciation de ces chefsd'œuvre de l'âge d'or de notre littérature. — Mais s'ils en ont parlé avec une autorité qui ne laisse rien à faire à la critique, peut-être n'est-il pas sans intérêt de rechercher ce que fut chez les païens ce genre que le christianisme a élevé au subhme.
Telle sera notre tache ; nous nous efforcerons de démêler ce que put être l'éloge des morts aux époques les plus rapprochées de son origine ; nous tenterons d'en rassembler les vestiges épars, d'en retrouver les caractères ; puis nous étudierons les monuments que le temps a respectés et dont l'authenticité , le mérite ou la faiblesse seront successivement l'objet d'un scrupuleux examen. Mais nous nous bornerons aux productions émanées de la Grèce : c'est là seulement que les matériaux abondent, et qu'ils constituent, par leur inqiortance et leurs caractères bien marqués, un genre à part, ayant ses règles, sa méthode, ses habitudes.
Vï
Notre travail, qui n'a d'autre prétention que de faire connaître les devanciers des princes de l'éloquence chrétienne, se partage en quatre périodes.
La première comprend la recherche de l'éloge funèbre personnel et privé depuis les temps les plus reculés jusqu'aux guerres médiques.
La seconde traite de l'éloge politique et collectif des guerriers morts pour la patrie pendant toute la durée des guerres médiques.
Nous rangerons dans la troisième les oraisons funèbres de même nature qui furent prononcées depuis la guerre du Péloponèse jusqu'à la perte de l'indépendance.
Nous examinerons dans la quatrième les éloges individuels qui remplacèrent les oraisons funèbres collectives et se succédèrent jusqu'à ce que la parole évangélique eût fait taire le dernier des sophistes païens.
Enfin, pour rendre cette revue aussi complète que possible, nous y ajouterons une étude sur la Monodie, cette autre forme de l'Oraison funèbre pendant la quatrième période, ainsi qu'un chapitre sur le Discours de consolation.
PREMIEPxE PERIODE