INTRODUCTION
Dans le cours de l'épidémie de fièvre typhoïde qui vient de frapper Paris, le hasard ncus a mis en présence d’une complication rare de cette redoutable affection. Il s'agissait d’un jeune homme, qui entré en pleine convalescence et sur le point de quitter l'hôpital avait tout à coup et sans cause déterminante aucune, présenté des phénomènes généraux assez graves et tous les symptômes d’une orchite franchement inflammatoire.
#3 C'était la première fois que nous observions une complication de ce genre,et nous apprîmes bientôt en effet, que des faits analogues n'avaient été publiés qu’en petit nombre, et que la pathogénie en était fort discutée. De là nous viat l’idée de rapporter cette observation, delarapprocher de celles publiées antérieurement et d’une autreencore inédite due à l’obligeance
near d’un ami bienveillant, et de prendre ainsi pour sujet de notre thèseinaugurale, l'étude des complications testiculaires dans la fièvre typhoïde.
Nous ne nous dissimulons par toute l’imperfection de notre travail, car nous savons que pour élucider définitivement une question dont l'interprétation est si difécile, il faudrait un nombre plus considérable d'observations, recueillies, avec un grand soin et une précision extrême. Aussi nous réclamons toute Ja bienveillance et l’indulgence denos juges, etespérons qu'ils voudront bien prendre en sonsidéraiion la difficulté du sujet, la rareté de cette complication et son apparition en général tardive à une période où les malades ne sont plus l’objet d’une surveillance bien active.
Avant d'aborder cette étude, qu’il nous soit permis d'adresser à M. le professeur Brouardel l'expression de notre sincère reconnaissance pour l'honneur qu’il nous fait en voulant bien accepter la présidence de celte thèse et pour les excellents conseils qu’il nous a donnés lorsque nous étions élève de son service,
Qu'il nous soit permis aussi d'adresser nos meilleurs remerciments à M. Albert Robin, médecin des hôpitaux; ainsi qu’à nos amis MM. les internes, Malécot et Belin.