LA FAUSSE ACCENTUATION
sur lui un effort de voix disproportionné avec sa valeur. Mettons en regard de cet arrangement vicieux la disposition naturelle que présente Hérodote: Kpoîao; h Avdo; [iev yévoc, itcaç Ss 'AXvarrea), Tvpavvoç $k è9vsc*)v twv èvTÔç c, A^o; 7rot«(xo0. Le changement dans le goût de Thucydide n'est pas considérable : Kpoîcjoç r,v vibi [âv 'AXvarcov, yévoç Se Àv$o;, rupavvoç $k rwv ivzbç, ^AXuo; 7rora(;.o0 è9i/ôv. La marche de la phrase est un peu plus régulière dans ce dernier arrangement, puisque les points de départ précèdent dans les trois incises. La marche d'Hérodote est un peu moins réfléchie, mais plus naturelle peut-être : ce n'est qu'après avoir dit : Kpo^o; r,v Au<$6ç, qu'il s'avise de ranger les divers attributs de Crésus d'après trois points de vue. Enfin, pour parler de toutes les divergences, l'expression : twv Ivto; "AXvo; ttotîz/jloO i%&» est plus ronde, plus une; le tour : s9vwv twv Ivtoç ^AXvoç 7uot^/jlo0 est plus lâche, et aussi plus aisé. Denys a fait subir des changements semblables au reste de cette phrase ; mais nous n'osons prolonger une analyse qui n'a plus l'excuse de la nécessité.