Maintenus
( A. - 8 Exemptés 1 757 B. — 8
Total. 30
Sur ajournés . . 871 14
Sur auxiliaires . 834 0
Total général. 84
1875. — Maintenus 14 270
Exemptés 1 946 B. — 14
Pour l'oreille Total."- 43*
Sur ajournés. . 848
Sur auxiliaires . 886 15
Total général. 58
d'où, total des sept années 310
N. B. — En quatre ans, les ajournés et les auxiliaires ont fourni un chiffre toujours croissant.
Le sol n'a pas une moindre action sur l'évolution de l'organe auditif : il suffît, pour s'en convaincre, de regarder les tableaux-cartes du livre de M. le professeur Morache, qui donnent au moyen de teintes graduées les proportions de ces non-valeurs par département. On est frappé aussitôt du faible tribut payé par la Bretagne et par toute la population qui couvre cette presqu'île granitique qui s'étend de Rennes à Brest, de Saint-Malo à Nantes.
Les conditions géologiques comme les climaté • riques modifient puissamment le développement de l'oreille. C'est que l'oreille se développe après la naissance.
Développement. — Age. — Enfance. — Hérédité — Consanguinité. — Habitudes. — Veilles. — Épuisement, etc. — L'oreille ne subit pas seulement l'ac-
tion des influences extérieures météorologiques, cosmiques, telluriques ; elle n'a pas simplement à redouter l'usure par excès de fonctionnement. Il est juste de dire qu'une partie de la nocuité grave de ces agents du milieu ambiant s'explique surtout par le moment de leur action ; je m'explique:
Dès la naissance, l'organe de l'ouïe obéit aux lois du développement organique : elle est le siège d'un travail de formation intense et rapide.
L'oreille interne est faite depuis longtemps ; de bonne heure aussi la membrane du tympan et les osselets de l'ouïe ont acquis leur état définitif. Mais il n'en est pas de même de la caisse tympanique, du diverticulumet des cellules mastoïdes et du rocher.
C'est après la naissance que l'évolution terminale de ces parties de l'oreille moyenne a lieu. Il est plus ou moins rapide pour chaque partie; la cavité tympanique se métamorphose totalement en quelques heures ; le rocher est plusieurs mois en travail ; les cellules et l'apophyse mastoïdes n'existent à peine qu'à la cinquième année de la vie.
Nous avons vu précédemment (1) que, dès le premier cri du nouveau-né, et dès la première succion, l'oreille éprouve l'action du milieu aérien. Aussitôt que les poumons fonctionnent, ce que le cri indique, la cavité de l'oreille-moyenne, virtuelle jusque-là, se transforme par la pénétration de l'air, en cavité aérienne. La membrane du tympan va se trouver en présence de la pression atmosphérique , par sa face externe ; mais l'air frappe aussi sur sa face interne, ou tympanique, dès qu'il trouve accès dans les poumons.
C'est un moment critique pour l'oreille que ce passage de l'état fœtal à l'état de vie.
C'est alors qu'il faut exagérer, si l'on peut ainsi dire, les efforts de la respiration du nouveau-né, en
i (l) Gellé, 1877. Signe nouveau de la respiration du nouveau-né, tiré de l'inspection de l'oreille. — Delahaye.
exciter les cris, loin de les calmer, et de les redouter.
Il faut aussi débarasser les premières voies, et provoquer les mouvements de déglutition. La succion du sein ne devra pas être différée : on le voit, elle a sa fonction à cette époque ; elle ouvre les trompes d'Eustache et favorise l'entrée de l'air dans la caisse : le coryza du nouveau-né est alors un obstacle dangereux à la libre circulation de l'air vers l'oreille ; il lui nuit autant qu'à la respiration exclusivement nasale de l'enfant qui vient de naître.
Dans les premiers jours de la vie, dans les premières heures surtout, l'oreille est le siège d'un travail de nutrition d'une activité sans égale : chez des petits chats, j'ai pu constater que la bulle, qui est leur oreille moyenne, et qui s'ossifie après la naissance, avait presque doublé de volume, au bout de 12 heures.
Toute la base du crâne, au reste, subit une pareille fièvre de formation dès après la naissance ; l'élargissement des fosses nasales, voies de l'air aux poumons, se produit en même temps. C'est à cette période que le conflit aérien a lieu, c'est aussi à ce moment qu'agissent avec le plus d'intensité les agents modificateurs de la nutrition générale, les diathèses, les cachexies, l'athrepsie si bien décrite par le professeur Parrot, et ces grandes influences cosmiques et autres dont nous avons décrit l'action tout à l'heure : voilà le danger. La susceptibilité de l'organe est excessive grâce à son évolution organique fébrile pour ainsi dire : les coups portés par les causes morbides n'ont que plus d'intensité et de gravité.
Déjà, à cette époque, on trouve à l'autopsie, de vastes suppurations bilatérales, des engorgements hémorrhagiques des caisses, etc, toutes lésions qui s'opposent totalement à la transformation aérienne de l'oreille : l'air ne peut entrer.
La syphilis, la tuberculose, l'athrepsie, l'habitation •des hautes vallées, des montagnes, sont les causes
ordinaires de ces destructions précoces de l'oreille; elles ont été trouvées par Wendt, de Trœltsch, Parrot, Renaut et Barety, et Gellé.
L'oreille moyenne est une grande cellule osseuse qui sépare le temporal du rocher ; elle subit la fortune de l'évolution tardive de cet os. Or, dans les premiers mois de la vie, il y a en ce point une activité d'ossification remarquable.
Le rocher est un os spongieux et énormément vasculaire au moment de la naissance, gorgé de sang veineux, et cartilagineux en plusieurs points ; rapidement, par une nutrition intense, comparable par son activité et ses résultats à l'ostéïte condensante, ce tissu spongieux a formé le plus compact des os du corps humain, le rocher.
Le médecin ne doit pas ignorer l'existence de ce travail évolutif si rapide, si complet, si général.
Il touche de près à l'inflammation, et explique trop la fréquence et la précocité des lésions de l'appareil auditif et leur gravité ; à cet âge, toute lésion est bilatérale, toute otite est une destruction de l'oreille moyenne; à cet âge, toute otite est une ostéite, toute otorrhée est ossifluente : or, chaque sourd de cet âge est un sourd-muet.
Hérédité. —Consanguinité. — L'hérédité agit avant la naissance sur l'oreille et cause les surdités congénitales. Après la naissance, les affections héréditaires continuent leur évolution en divers sens, et l'oreille n'est pas fatalement le lieu de la détermination diathésique; enfin, celle-ci n'amène pas fatalement la surdité. Au reste , il est parfaitement illogique aujourd'hui de se servir d'un terme aussi compréhensif que le mot surdité ; la surdité est un produit d'affections morbides diverses ; les unes transmissibles, les autres acquises.
Si l'on jette un coup d'œil sur le premier tableau de ce travail, on trouve que le chiffre des surdités
de naissance est beaucoup moindre que celui des surdités postérieures à la naissance, quelle que soit leur cause.
J'ai dit que le docteur Ladreyt était arrivé aux mêmes conclusions en opérant sur les relevés de l'institution des Sourds-Muets.
L'hérédité est évidente dans beaucoup de cas ; cependant ce sont certainement les plus rares.
Le mariage entre consanguins augmente les chances de l'hérédité. Cependant, il résulte de l'étude très-consciencieuse du docteur Lacassagne et des renseignements donnés par le docteur Ladreyt (annales d'otologie), que l'action est encore très-faible : sur 107 cas de surdités de naissance, ils n'ont noté que 17 fois la consanguinité des parents. Dans une autre série de 197 cas, l'analyse démontre qu'on no peut sérieusement accuser l'influence de la consanguinité que dans 3 cas seulement : or la consanguinité n'éveille-t-elle pas la crainte de l'hérédité dans toute sa puissance ? Il y a donc là moins à redouter qu'on ne le croit généralement. On peut hériter de la diathèse, cause de lésions auriculaires, sans avoir forcément des lésions diathésiques du même organe. Répétons, en terminant, que sur 100 sourds-muets, 79 au moins ont été atteints de cette infirmité longtemps après la naissance. (Ladreyt, in annales d'otologie. Unions consanguines, docteur Lacassagne).
Habitudes. — Travail. — Alcool. — Tabac— Veilles. — L'organe du sens de l'ouïe trouve dans nos habitudes des causes nuisibles à la santé.
Les grands mangeurs, les gros ventres sont souvent durs d'oreilles. Malgré le proverbe « ventre affamé n'a point d'oreilles, » la pléthore abdominale s'accompagne souvent de congestions de ces organes et de tintoins. Mais de toutes les habitudes celles du tabac et des boissons alcooliques sont plus particulièrement nuisibles h l'audition. Triquet a décrit
l'otite des fumeurs et celle des buveurs, un peu parentes, on le sait. La pharyngite des fumeurs est connue de tous, mais celle des alcooliques beaucoup moins: La voix derogomme, de la laryngite crapuleuse des auteurs l'est bien aussi. L'oreille, diverticulum pharyngien, n'a pas à se louer non plus du tabac à priser ou à fumer, c'est de l'action topique surtout qu'il s'agit ici, bien que difficile à séparer d'un effet certain sur le système nerveux et par lui sur la circulation de la tête et de la face. L'action de ces deux habitudes se traduit par un état inflammatoire superficiel ou profond de la muqueuse de la gorge, des narines et des caisses. L'alcoolique offre une hypérémie abondante et une fluxion permanente de toute la gorge jusqu'aux tympans.
Un catarrhe auriculaire chronique très-humide est le produit de l'extension d'une telle irritation pharyngée. On connaît le lever du buveur, sa pituite matinale, les vomituritions avec lesquelles il salue l'aurore : avouons que les troubles auditifs préoccupent souvent peu le sujet, soit que la surdité ne prenne jamais de grandes proportions, peutêtre plutôt grâce à ce que l'ébêtement du sens de l'ouïe passe inaperçu dans l'abaissement général des facultés intellectuelles.
En parallèle avec l'action des habitudes précédentes il faut mettre celle des veilles. Le travail nocturne, surtout le travail de la pensée, les veillées prolongées de l'étude, celles qu'on passe attristé, au chevet d'un malade, le chagrin aidant, ont une action évidente sur l'organe de l'ouïe; ce sont surtout des phénomènes congestifs, le vertige, les tintouins, que l'on observe en ce cas avec tous les signes de la réplétion de la caisse tympanique.
L'Ecole de Salerne, dans ses préceptes, après avoir énuméré les choses nuisibles à la vue, ajoute :
Ista nocent oculis, sed vigilare magh l
Pour l'oreille le mot est aussi vrai ; non qu'il y ait ici fatigue de l'organe, mais peu à peu, la congestion céphalique envahit le pharynx, les trompes et les oreilles : tel est le processus ; il est cachectique, ou scorbutique.
Innervation, névropathies , etc.
La vie sédentaire, à l'époque de la ménopause, et au delà de 40 ans chez l'homme, prédispose aux congestions de l'organe de l'ouïe. C'est la période de la vie où les tintoins, les bruits, les bourdonnements tourmentent le plus de malades. Les vieilles affections auriculaires, grâce à cette poussée, semblent recouvrer un regain d'activité ; tel sourd d'un seul côté voit, à cet âge, l'ouïe se perdre complètement : il est des familles où la surdité arrive ainsi au même âge de père en fils.
L'existence active de certains hommes que leur position tient l'esprit constamment tendu, dont le système nerveux est incessamment excité et sollicité, tourments d'affaires, graves responsabilités, amène rapidement un épuisement général des centres nerveux, soit des organes des sens : l'ouïe est ainsi souvent frappée.
L'action du système nerveux sur les organes des sens est multiple. On sait, depuis les travaux de Claude Bernard, quelle énorme et rapide modification de la circulation et de la calorification du pavillon de l'oreille succède à la blessure des cordons cervicaux du grand sympathique.
J'ai montré depuis par des dissections de l'oreille de ces opérés que l'oreille moyenne et l'oreille interne participent aux troubles de circulation et de nutrition en ce cas. MM. Mathias Duval et Laborde ont tout récemment produit une action identique par la lésion des racines inférieures ou descendantes du Trijumeau dans le bulbe. {Société de bio* logie, comptes rendus, 1877-78).
On trouve alors dans la bulle des plaques d'hémorrhagies intra et sous-muqueuses qui se sont produites en quelques moments; et si le sujet résiste, ce sont de véritables suppurations de l'oreille moyenne et interne que l'on peut constater. (1)
Des troubles trophiques si étendus, si graves, nés sous l'influence d'un traumatisme qui frappe un point limité du système nerveux, indiquent assez combien le lien est serré qui unit les organes des sens, et l'oreille spécialement,aux centres nerveux.
La pathogénie de certaines surdités s*éclaire vivement de ces données expérimentales, et l'hygiène y trouve aussi son enseignement. 11 faut redouter pour l'oreille les causes d'épuisement, les maladies qui en naissent, et celles qui le produisent : la surdité s'observe dans les cachexies, dans les anémies, dans les névroses.
Tous les excitants du système nerveux, chacun le sait, exaltent la fonction de l'ouïe ; ils causent le bruissement ou exagèrent les tintoins; tels sont le thé, le café, et l'alcool.
Certains médicaments possèdent une action élective, action dépressive ou irritante de l'appareil nerveux labyrinthique ; tels sont le sulfate de quinine et le salicylate de soude. L'oreille est plutôt pâle que rouge chez les sujets ainsi affectés de bourdonnements et de surdité à la suite de l'administration de ces substances.
Education de l'oreille. — Développement historique du sens de Vouïe. — Lectures et récitations à haute voix,
Ce n'est pas à un auditoire de médecins que je parlerai de Yéducabilité de Toute. Il y a l'éducation par l'oreille dont je n'ai pas à parler ; il y a l'édu-
(1) Peton. Thèse de Paris, 1877. — Gellé, Bulletin de la Société de biologie, 1877-78.
cation de l'oreille sur laquelle quelques mots seront à leur plaoe ici.
L'oreille apprend; elle est perfectible; l'étude perfectionne ses aptitudes, les grandit; ou elle les fait naître.
Ce n'est point du premier jour que Helmoltz est parvenu à distinguer le faible intervalle qui sépare 2 battements de 132 à la seconde; c'est par le travail, par l'éducation.
Dans le même ordre d'idées, si nous comparons la puissante harmonie moderne aux chants monotones, et à la musique homophone des premiers âges de l'humanité, nous constatons qu'une évolution lente s'est effectuée ; que la capacité fonctionnelle du sens de l'ouïe s'est accrue ; que le sens de l'ouïe s'est développé progressivement. (1) On pourrait étudier ce sujet à part sous le nom d'évolution historique du se7is de l'ouïe.
Aux premiers âges, point de subdivision du ton; les grands intervalles sont nécessaires pour que la distinction des sons ait lieu . Les instruments de musique marquent le rhythme du morceau chanté, accompagnent les voix à l'unisson. L'instrument a 2 cordes, puis 3, puis davantage, mais il a fallu des siècles pour en arriver là. On a chanté en cadence d'abord; le langage parlé s'est amélioré plus lentement encore.
Aujourd'hui, la voix primitivement interrompue parle chœur seul, est soutenue par une harmonie, magnifique création moderne, à laquelle une initiation est nécessaire.
L'oreille de l'enfant passe par des degrés de développement analogue. M. le professeur Trélat nous montrait, dans une de nos séances, combien il importe de faire l'éducation de la vue dans nos écoles. Ne négligeons pas non plus, dirai-je à mon tour, l'éducation du sens de l'ouïe. Et, ici, ce n'est pas
(1) Helmoltz: théorie physiologique delà musique.
du chant que j'entends parler : il y a autre chose à faire; et M. Laboulaye, je crois, l'a dit avant moi.
La lecture à haute voix faite par le maître, ensuite par les élèves, est un moyen simple de diriger leurs facultés vers les tendances harmoniques. De beaux vers bien dits, de belle prose bien débitée, seront mieux entendus, mieux écoutés, mieux retenus. La récitation de morceaux choisis est aussi un exercice des plus salutaires pour la pensée, pour le développement de la forme. C'est de l'hygiène scolaire bien comprise.
Hygiène des sourds et des sourds-muets.
Hygiène médicale.
Il n'y a point de musique sans intervalles entre les tons ; point de paroles sans les silences placés entre les sons de la voix. La consonne est cet intervalle presque silencieux, formé de bruits légers, bas et éteints, qui fragmentent le son, séparent les voyelles, et forment cette sorte de soudure qui les unit; l'articulation naît de cette alternative de sons aigus (voyelles) et de sons graves et bas (consonnes) (Helmoltz).
Le premier effet de la moindre surdité est de paralyser l'audition des sons les plus légers, les plus graves, des consonnes. La voix parlée n'est plus dès lors pour le sourd qu'une cacophonie sans rhythme, formée d'une suite de sons voyelles. La physique enseigne qu'il est impossible d'entendre distinctement plus de 10 sons en 1 seconde. Helmoltz est venu montrer qu'un trille de plus de 10 notes par seconde est confus : il ajoute que pour les sons graves déjà la confusion commence: les sons s'accumulent, se superposent; il n'y a plus d'intervalle appréciable pour l'oreille ; et les tons se combinent et se nuisent.
Cela veut dire qu'il faut au moins 1 / 10 de seconde
pour qu'un son entré dans l'oreille, en sorte, et s éteigne. Une impression vive et vivement éteinte, telle doit être la sensation auditive.
Comment agissent les cornets acoustiques ? Ils enflent le son. Les consonnes réapparaissent; l'articulation est saisie : l'appareil a ici une fonction bien limitée, bien évidente et salutaire. Mais n'y a-t-il qu'une question d'intensité dans l'audition ?
Le courant sonore pénètre, mais s'il ne peut s'écouler en dehors, on aura obtenu la résonnance assourdissante des chambres closes : c'est malheureusement le cas le plus fréquent. Ce n'est rien d'enfler le son, il faudrait lui fournir une voie de dégagement.
Ce n'est point le rôle rempli par les divers appareils acoustiques. Avec eux, les sourds entendent du bruit ; ils ne distinguent pas. Aussi délaissent-ils rapidement cet aide. C'est que ce ne sont point là presbytes ou myopes auxquels il faille des lunettes I
Itard (Dict. en 21 vol., art. Acoustique) l'a dit : le sourd a des lésions anatomiques profondes de l'oreille.
Si l'élasticité des tissus et la mobilité des pièces ont disparu, il n'y a plus d'instrument acoustique ! dès lors, que vient faire la prothèse?
L'appareil si logiquement construit de M. Constantin Paul n'échappe pas à cette critique. Donnezmoi peu de son, bien senti ; autrement vous faites beaucoup de bruit pour rien.
Je n'en dirai pas autant de l'emploi des tubes de caoutchouc, les bi-auriculaires surtout, qui des oreilles du sourd vont à distance recevoir dans une partie évasée le son de la voix de l'interlocuteur. Cet appareil est mal vu du public ; mais il est utile pour l'éducation des jeunes sourds, et doit être ordonné pour conserver chez les demi-sourds les moindres vestiges de l'audition, comme le vou^ lait Toynbee (Toynbee, p. 417, 421, 423).
L'indication des instruments acoustiques ne saurait être banale et vulgaire, comme le mot surdité semblerait le marquer. Dans ce cas, comme pour toute la pathologie, le traitement, et même la prophylaxie doivent s'appuyer sur des indications précises nées d'un diagnostic bien posé des lésions et de leur pathogénie. La raison scientifique ne saurait abdiquer ici plus qu'ailleurs.
SEMEIOTIQUE AURICULAIRE.