‹ De l'organicismeChapitre 38 sur 72 · APHORISME XXI · texte numérisé non relu

APHORISME XXI

Les lésions organiques dans les névroses sont au nombre de celles qui ne sont que passagères.

Les névroses ne se traduisent, il est vrai, que par des symptômes. Ces symptômes sont en général très-prononcés, et si les individus succombent , l’investigation la plus habile ne découvre aucune altération. Cela est parfaitement vrai ; mais

indépendamment que nous pouvons dire que, dans quelques cas, on pourra découvrir un jour cette altération aujourd’hui inconnue, on est forcé d’admettre que, dans quelques névroses, les convulsions, par exemple, on ne doit pas trouver de lésion. Si on trouvait une lésion persistante sensible, il serait impossible d’expliquer l’intermittence des symptômes. Il faudrait que la convulsion fût constante; l’épilepsie, l’éclampsie, l’hystérie, sont des névroses intermittentes : on ne doit pas trouver de lésions sensibles dans ces maladies; mais loin d en faire une objection à l’organicisme, on devrait au contraire en faire une preuve à l’appui : on trouve cependant quelquefois des lésions sensibles dans ces névroses.; mais alors ces lésions ne sont pas la cause immédiate des convulsions. Elles déterminent seulement dans les centres nerveux la modification organique nécessaire à la manifestation des phénomènes intermittents.

Quant au soi-disant dynamisme dans les maladies, nous n’en admettons pas d’autre que celui qui dépend des fluides, de l’état des tissus en général, et de l’intervention de l’influx cérébral.

Il existe nécessairement des maladies qui ne doivent pas avoir de lésion d’organe persistante.

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