APHORISME XX
Les névroses et le prétendu dynamisme dans les maladies n’impliquent pas contradiction avec l’organicisme.
Un des arguments dont on a le plus abusé pour combattre l’organicisme consiste à répéter qu’il existe des maladies sans siège, des maladies où il n’existe aucune altération. On ne trouve rien après la mort, donc il n'y a rien. Nous avons déjà répondu
à cet argument. Mai?, comme aux précédents, on n’a pas voulu y faire attention. La plus péremptoire de ces réponses est que la proposition est fausse et qu’elle ne peut partir que d’une immense outrecuidance. Quoi! vous ne trouvez rien, et vous avez l’amour-propre de croire qu’il n’y a rien ? Mais vous vous croyez donc infaillibles? vous vous croyez arrivés à la dernière limite dans l’art des investigations? vous croyez donc que rien ne vous échappe? que vos sens et vos instruments sont parfaits? Mais la plus simple logique sape ces risibles prétentions.
Eh bien ! redisons-le, répélons-le mille fois : une fonction est l’action d’un ou plusieurs organes; elle ne peut exister sans eux; un effet ne peut exister sans cause.