APHORISME XLVII
Les fluides constituant une partie de l’organisme, sont susceptibles, comme tous les autres éléments
du corps, d etre malades et de l’être primitivement.
En effet, les fluides sont des éléments d’organes, des effets d organes, ils peuvent donc être malades ; ce n’est donc pas toujours dans les tissus, dans la trame des organes qu’il faut chercher la raison des symptômes que l’on observe pendant la vie.
Le sang, par exemple, peut être, dans toutes ses parties : trop abondant, dans la polyémie, la pléthore, l’hypérémie; trop peu abondant, dans l’anémie ou l’hyphémie, etc.; pauvre, dans quelques-uns de ses éléments constituants, dans les globules, la chlorose; pauvre en fibrine, en albumine, etc. Il peut contenir quelques principes hétérogènes, etc., et tout cela peut exister primitivement.
Il en est de même de tous les fluides de l’orga-
nisme. Ces altérations sont loin d’être incompatibles avec l’organicisme, puisque le sang et les autres fluides sont des éléments de l’organisme.