‹ De l'organisation de l'enseignement dans l'Université de Paris, au MoyenÂge thèse présentée à la Faculté des lettres de ParisChapitre 37 sur 41 · CONCLUSION · texte numérisé non relu

CONCLUSION

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Pour apprécier l'Université de Paris dans son eoiemble, il faut séparer renseiguemeat du gouvernemeut.

La base de cet eD8eigDenieiit> c'est la logique. Le ratsoDnemeot en forme est la méthode universelle d'exposition et de démoostraiion. La dispute^ qui est la pratique de la logique , r^oe souverainement dans tontes les Facultés. Elle est à la fois une leçon , une épreuve et un exercice. Il résulte de là que les fonctions du mattre tendent à se coofondre avec les devoirs de l'étudiant. Le stage est la principale condition de Tobtentiott des grades.

Pour juger ce système d'études > il faut donc se faire une opinion arrêtée sur la question de savoir si la culture exclusive de la logique peut remplacer les humanités dans une

éducaUuii libérale. L'expérience paraît avoir prononcé sans appel. La culture exclusive de la logique n'a été favorable oi à la poésie» ni à Péloquenee, ni aux sciences matbémaUqQes et physiques. La philosophie peut-elle arriver à la perfeciiou. iodépeudamaiem des arts et des sciences? Que l'on compare les écrits de Saint-Thomas , de Duns-Scot , d'Occam » aux ouvrages des Platon , des AristolCj, des Descartes , et <}ue i'oii juge. Quelque génie que Ton doive reconnaître dans ces grands scbolastiqnes, on les plaindra toujours de n'être pas nés au

sièele de Bossuet.

Le gouvernement de l'Université était collectif, électif» et, ce qai en est la conséquence immédiate , anarchiqae. Le vice de tous les grands pouvoirs du moyen-âge , c'est leur impuissance à garantir l'exécution de leurs volontés* A côté de chaque article de tant de beaux r^ements dressés dans ces siècles semi-barbares, ou pouvait écrire; mais ou n'en faisait rien. Au moyen-âge , le pouvoir qui veut n'a presque jamais prise sur celui qui exécute.

Ce vice radical de l'anarchie est surtout sensible dans la Faculté des arts. Nulle discipline parmi les étudiants , nulle régolarité paimt les maîtres. La Faculté de théologie n'était pas mieux orgauisoc si ou ia considère en elle-même. Mais les éléments qui la composaient , les communautés religieuses et les collèges de Sorbonne et de Navarre étaient vigoareusement constitués. Aussi , ia Faculté de théologie doit-elle être considérée comme le ccuir de l'Université de Paris. L'enseignement des arts n'était qu'une préparation à la théologie ; le droit canon et la médecine n'avaient aucune importance dans l'Université de Paris. La Faculté de théologie concentre eu ' elle tonte la gloire Intellectuelle de l'Universitéj et même du î

iijuycn-àge. Le droit, luème en Italie, était loin d'avoir le infime éclat que la théologie. Tous les grands pbilosojibes du mofeo-âge ont été des théologiens; et, à partir du xiii* siècle, tous les théologiens ont appartenu, soit aux ordres religieux 9 soit aux maisons de Sorhonne et de Navarre*

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