DES MAITRES
Les mattres étaient distingués en régents et rum-régenls^
A Texercice de la régence étaient attachés d'importants pri^
* Reg.II, p. 179.
' Reg. ni, p. m , année 1477.
' Cf. supra p. 101 . %
Rcg. II , p. 222.
« Reg. HT , p. 333 , et reg. II ,237.
' Entre lo'Ja et l^ili, le nombre des maîtres régents a été, en moyenne, de 39 par an« pour 17 aimées; le chiffre le plus élevé est 5!i , et te
viléges. Les régents avaieiU seuls droit de pai iictpei aux délibératioDS; ils élaieat seuls éligibles aux offices de la Faculté ; ils avaient part aux distributions qui se faisaient aa eommencement dé chaque mois ; ils présidaient les actes
L'exercice do la régeoce était soumis à des conditions que la Faculté exigeait rigoureusement. Pour être admis aux privilèges des régents , il fallait avoir résidé à Paris pendant deux ans, la plus grande partie de l'année scolaire S fnra des leçons ordinaires et argumenter dans les disputes ordinaires.
Les leçons étaient distinguées en ordinaires et extraordinaires. Cette distinction reposait sans doute sur les mêmes principes que dans la Faculté des arts* Les leçons ordinaires avaient lieu le matin : aucun mattre ne pouvait faire le matin
une leçon extraordinaire. Un maître ne pouvait pas linir, dans des leçons extraordinaires^ un livre commencé dans des leçons 'ordinaires. Les leçons ordinaires et extraordinaires ne pou* valent être faites, les jours fériés, par l'Université, ni les jours de dispute ordinaire Les mattres qui voulaient faire un cours extraordinaire devaient en demander l'autorisation à la Faculté, qui l'accordait, à condition que l'heure ne coïncidât pas avec celle des leçons des bacheliers \ Dans les der- 'ttlères années du xv* siècle, la Faculté désignait un mattre pour £iire un cours d'anatomie ^ L'année scolaire commen-
plus bas 5IS ; entre et I%t8, co nombre a été de 95 en moyenne ; entre
iM9 et lft26, 16; entre 1^27 et ihS^ , 12 pour 80 années; dans cette dernièro période, le chiffre le plus haut est 16 , et le plus bas 9 ; entre 4/i90 et i500. le nombre a été, en moyenne, de 20. (Registres de la FacuUéau commencement do chaque décanat. Cf. p. 197, note 2). Je remarquerai en passant que M. Sabalier ( Reclierches Imloriques sur la Faculté d» miéeelne de Parité Paris. 1858.) a marqué à tort ( p. 4 , note 2 , } 72 régente pont Tannée 1800. Le registre ne donne que 21.
< 26 mai ift92. •
' 16 décembre HOii.
' Vet. Stat. (B. TîT, ?j02-40ft.)
"* 10 novembre Vihù.
« 23 janvier 1494.
çiui à i Exallation de la Suinte-Croix, et finissait sans douie à la Saiol-Pierre et la Saint-Paul (29 juin) ^ Les leçons oi:dioaires commençaieDi quelques jours après la* Toussainti Les noms des maîtres qui devaient faire les cours ordinaires étaient proclamés pair le bedeau» le premier jour de leçon après la Toussaint \ Les jours de la semaine spécialeinem réservés aux leçons ordinaires étaient le lundi , le mercredi et le vendredi K Ces le^;ons ne pamisseni pas avoir été faites dans des éeoles ^ Les étudiants étaient fort peu nombreux; chacun» maître ou baebelier» lisait sans doute dans sa chambre.
Les disputes ordinaires avaient lieu le mardi et le jeudi ^ de chaque semaine» de la Toussaint au Carême ^ Il y avait» en outre , des disputes appelées quùdHbeiaires '» que chaque maître soutenait » à s(m tour » dans Tordre que lui assignait
* Les anciens calendriers dont nous avons parlé plus haut ( p. 66, 11. 3,) ne donnent aucun renseignement particulier reladvemcnt à la Faculté de médecine. Le calendrier de cette Faculté se trouvait dans son ti9re ( registre I , p. 112).
' * Reg. I, p. %%9, La liste des maîtres proclamés est inscrite chaque année par le doyen au GommoocemeDlvde son décanat.
* le janvier im.
* Le passage suivant ( annéQ 1470, reg. Il , p. 5181. ) semble prouver que les cours n*étaient pas faits dans des écoles : In dispatatîottibns quodlibetariis debebant (baccalarii) qnaerere stramina , et parare «cAoiat qnir
libet in turno suo. — CL VeL Stat. ( B. III, hO'5). Il n'est pas question
d'écoles dans les rei^^istros pendant la première moitié du xv« siècle La Faculté se construisit, rue do la Biichcrie, un bâtiment avec les dons d'un maître-médecin, Jacqurs Despars, et les sommes imposées aux baLht4iers. Ces écoles lurent commencées en l'iGb et achevées en 1/^77. » 16 janvier l/t99.
« L'argent des étuvos que les maîtres recevaient après les (iisputca ordinaires ( Cf. supra p. iOU. ) est toujours distribué à la fin de léTrier. On trouve en im : 15 feb. quse erat Sabbati post ulUnum dUpuUttioaem oniiiiaWam.
' Ellf» sont appelées parfois quodUbetatiœ wdinarim ( reg. Il, p. SM.)* sans doute pour les distinguer de la qnodlibetaire solennello que l'on soutenait après la poêlUtarfa ou la rmtmpta (SI janvier 1468 )•
iâ date de sa maîtrise '. Le uiaiue qui devait présider une quodlibetaire faisait, la veille > une leçon sur la question qui serait discutée \ 11 n'y avait pas dispute la veiUe des grandes fttes. Oo disputait la veille des fêtes moîM solenneltes. En iA95 ' f OD proposa de ne pas disputer la veille de la Saint-Fabien et de la Saint-Sébastien; la Faculté s'y refusa, parce que les disputes devaient être plutôt multipliées et prolongées que raccourcies et restreiates.
La Faculté attachait beaucoup plus d'importauce aux disputes qu'aux leçons Pour avoir droit de présider les actes d'un nouveau maître, il suffisait d'avoir régente pendant un mois Tanuée qui précédait le jubilé^ et pendant six semaines, avant la première fôtede Tannée du îubiié; mais il fallait avoir disputé la quoditbetaire solennelle, et soutenu sa quodiibetaire ordinaire ^ La Paenité était intraitable sur cette dernière condition. On ne la voit jamais refuser les prérogatives de régeut pour interruption des leçons ordinaires. Mais quiconque a manqué sa qnodlibetaire> est, par cela même, déchu de la régence. Les maîtres qui avaient obtenu dispense de la Fa« eulté disputaient par procureur Le maître qui avait perdu SCS prérogatives de régent , devait soutenir une argumentation spéciale appelée momple^ pour les recouvrer Certains maîtres , par exeniple , les médecins du roi , étaient dits régents d'honneur , et avaient les privilèges de la r^nce, sans résider h Paris; ils devaient cependant disputer leur quodiibetaire K
£a général , les maîtres en médecine se montrent scrupu-
* i'«r>8, 21 janvior.
' ik novembre
' Ift janvier.
* Déjà ^ avant ioil , les inailres ac faisaient plus de leçons. B. VI, 133. *
* SI janvier 1468.
•SjanTierUlS.
"> 16 novembre 1M6; lit octobre iHk6,
* fi. V,861.
— Id9 —
leax observateurs de leurs statuts et de leurs serments. Us ne sont pas faciles à accorder des dispenses. Ils craignent de se
parjurer; dans les cas douteux, ils consultent des jurisconsultes Les théologiens et les canonistes sont infiniment moins délicats.
* 16 février.