B, LICENCE
Le ebaneelier de Notre-Dame était d'abord seul en possession de conférer la licence , et il la conférait, comme il l'entendait , sans tenir compte des recommandations des maîtres. Par le concordat de 1213 , il conserva la faculté de conférer la licence à qui il voudrait ; mais il s'engagea à ne pas la refuser à ceux qni lui seraient présentés par six maîtres, dont trois nommés par les maîtres ès-arts et trois par lui-mCme.
* R. N. F. 2 mars.
> R.N.A. tm,n février.
* R. N. A. 7 avril.
Ces six mattrcs attesteraient, la main sur les Évangiles^ que les candidats présentés étaient caiNibles et dignes d'obteoir la licence. La simple majorité suffisait poar décider l'admission dn candidat. Cette formalité suppose un examen ; en effet, comment les six maîtres auraient-ils pu anirmer consciencieusement la capacité du candidat, sans s'en être d*alM>rd assurés par eux-mêmes? Telle est l'origine de l'examea de licence. La nvaliiédu chancelier de Saînte-Geneviève apporta une nouvelle restriction à l'auloriié du cliancelier de Notre- Dame. £a inCmc temps que les papes limitaient son pouvoir, ils en étendaient les effets. Le chancelier de Notre-Oaune ne conférait pas la licence au nom de révéque , mais au nom du pape dont îl était considéré comme le délégué et le coinmissaire. La in^nie obseï vation est applicable au chancelier de Sainte-Geneviève. Cette permission d'enseigner n'était doue pas bornée au diocèse de Paris, mais s'étendait ao monde entier Nicolas III , en 1270 , accorda à ceux qui avaieui reçu la licence à Paris le privilège d'enseigner partout , sans se soumettre aux épreuves que les corporations enseignantes imposaient aux licenciés, et qui constituaient ce qu'on appelait la maîtrise *.
Les conditions de Texamen furent soumises à de grandes
* En 1235 , Grégoire IX accorde à l Université de Toulouse les mêmes privilèges qu à celle de Paris, et entre aulrescelai-ci . Ut quicamqae ma gister ibi diaminatos et approbatus foerit in qoalibet Facaltate, ubique «ne alià examioatione ragendi liberam babeat potestatero (B..I1I, ltM>). ExanUaaUo signîOe évidemment les épreuves de la liceDce. Le doctoral n'était pas un examen , mais une cérémonie. L'Université de Paris devait donc jouir du privilège de docendo hic et ubique.
» La bulle est dans B. ÏÏI , hh9. Du Boulay a tort de dafor, de cette bulle , le privilège de docendo hic et ubique. Ce privilège est supposé par la bulle même : Âb illis per quus cunsuevil iicentiundis in dictts Faculta— tibus regendi auctoritaie JpeiMkàlLomi.^ elargiri. Le nouveau privilège que le pape accorde à rUDiversilé,c*est la dispense des cérénxMiies et des actes de la roaUrise ( absqee ezamioatioDe vel approbatione publicà vel privalâ vel aliquo aUù mvo prindjrfd). Il confirme pourtant en même temps l'ancien privilège.
variatioDS. Avant 4 866 S les candidats à la licence juraient
qu'ils avaient suivi un cours ordinaire et deux cours cxtiaordinaires ou vice versa, sur la grammaire de Priscien^ Tiutrodttction de Porphyre» les catégories , Tioterprétation, les premiers et les seconds analytiques; Us devaient en outre avoir entendu te livre des six principes , les traités de Boèce sur les topiques et la division , le iraité dePriscien sur racceni, celui de Donat sur les figures grammaticales (barbarismus) , la physique « deeœlop de seneratUm , les météores, de animé f di seniu et eeneato , de memorià et remîniiôentià , de longitudine et brevitate vitœ, quatre livres de la morale à ISicomaque, Boèce de consolât ione ; eiUin il fallait avoir suivi cent leçons sur les mathématiques et l'astronomie *. La réforme de 1^66 retrancha Priscien, Donat^ Boèce de eonsolatimef le livre des six principes ; elle réserva pour la maîtrise Tétude du traité des météores et de la morale; mais elle exigea que les candidats eussent eiuondu la métaphysique ou rentendissent au moment où ils se présentaient ^ La réforme de 1^52 con-
* La bibliothèque de Sainte-Geneviève possède (n<> 1224) un manuscrit sur vélin, sans litre, qui contient les serments prêtés par les candidats à la licence de Sainte-Geneviève , et par leurs examinateurs, le réréinonial auquel le chancelier de Sainte-Geneviève devait se conformer dans la collation de la licence, et quelques bulles relatives à la licence de Sainte^aneviève. On voit par les livras dnamérés daos le serment des candidats que ces pièces sont antérieures à la réfoitne de 1366.
\ * Livre de chandelier de Sainte-Geneviève, S recfo, f* 6 recto et verso. On lit en note sur le dernier article, et d'une autre écriture : istud per facultatem sic est interpretatum , quod suflicit audivisso nnum librum mathematicfc , sicut traclalum de spi)era . et alium librum aclu audire cum spe audiendi usque ad finem sine Iraudo. — A Bourges, vers iôîiO, on exigeait le traité de la sphère, et une partie d'Euclide. — A Vienne, en 1389 (Kollar I. p. 237), on demandait : tbeoricas planetarum, 5 libros Buclidis, perspectivam commonem, aliquem tractatnm de proportionibus, et aliquem de latitudinîbns formarum, aliquem librum de musicè, et ait-
' quem in aritiimeticli.
firma ces dispositions; mais elle exigea la morale à Nicoma* que , et recommanda expressément aux examinatenni d'insister sur la luorale et la métaphysique
Les candidats juraient en outre qo*IIs avaient 21 ans accomplis , qu'ils n'étaient pas mariés , qu'ils avaient déterminé
h Paris ou dans une université qui comptât au moins 12 régents, qu'ils avaient soutenu rue du Fouarre deux argnmentatioDs publiques contre plusieurs maîtres, enfin qu'ils avaient étudié i Paris dans la Faculté des arts pendant trois ans*. L'étude de la grammaire ne comptait pas pour ces trois années; mais la Facidlé n'exigeait que dci>\ ;inn^es entières et le commencement de la troisièmes Au xv* siècle, on revint à l'exécution littérale des statuts ; la multiplication des universités obligea à plus de sévérité.
Composées d'un petit nombre de maîtres et d'écoliers, ces Universités étaient faciles dans les examens et même vendaient les grades. Des étudiants y achetaient le grade de bacbciier et allaient immédiatement passer leur licence à Paris , sans avoir seulement étudié la loijique. En ^tlà^, la Nation de France décida que nul ne serait admis à la licence qu'uu an après avoir été reçu bachelier*. En iAAO (26 août) % la Nation Allemande statua que les bacheliers des autres Universités qui désireraient être promus au grade de maître devront se présenter à la Nation convoquée spécialement pour les cnlendre, justifier de leur grade par lettres teslimçniales ou
* Livre du chancelier de Sainte-Geneviève, P 7 et 8, recto el verso.
* Ibid. Note d'one autre écriture (P* 8 verso). Dans les registres de la Nation Anglaise, on voit souvent tes déterminants passer liceodés dans ta môme année.
* fi. V. m.
par témoignage » et demander leur admission avant la Purililication (2 février. ) Ils devront passer une année entière à
Paris h partir de ce jour, et assister aux cours et aux disputes, avant d'être reçus à la licence. La réforme de 1452 conlirma celle de iS6d> relativement aux exercices qui devaient remplir l'intervalle entre le baccalauréat et la licence. Ces règlements paraissent avoir été généralement pratiqués. On voit dans les registres des Nations, qu'au xv* siècle, les bacheliers de chaque année ne sont licenciés que Tannée suivante.
Les bacheliers pouvaient être présentés soit pour Vtxamm d'en bas 9 au chancelier de Notre-Dame, soit pour Vemmen d'en haut, au chancelier de Sainte-Geneviève *. Aucune règle fixe ne paraît avoir été établie au moyen-âge pour la distribution des bacheliers entre les deux chanceliers. Au xm*" siècle les bacheliers se présentaient eux-mêmes^ ou étaient présentés par leurs mattres isolément Depuis il fallut avoir une autorisation signée du procureur de la nation pour se présenter ^
Les examens des deux chanceliers étaient d'ailleurs assea différents dans les formes ; le chancelier de Sainte-Geneviève
dépendait beaucoup plus de la Faculté des arts que le cliancelier de Notre-Dame, et son examen était proprement l'examen de la Faculté des arts.
te chancelier de Notre-Dame choisissait pour l'assister quatre examinateurs, un de chaque Nation ; ces examinateurs restaient en charge jusqu'à ce qu'ils ne fissent plus partie de la Faculté des arts > ou qu'ils donnassent leur démission \
' Examen iRferius, su péri us. Le premier exemple de cette expression (JaiibS. F. A. 1278 (B. lit, W).
» Cela résulte de S. F. A. 1-292 ( B. III , m ).
» R.N. A. li^90, 9 février.
' R. N. F. tft53, 13 octobr e. On voit dans ce passage que les Nations Dénommaient pas d'examuialcurs è Noire-Dame, et qu'il n'y avait pas UD second examen. Le chancelier consultait la Nation. R. N. A. laSK, 49 juillet. — Malgré l'ordonnance de IftSt (B. Y, 875), on ne voit pas,.
L'examen n'était pas public \ On examinait seize bachelier*» par mois*; le chancelier leur conférait sans doute à la Iîd du mois la bénédiction apostolique ot la licence^
Le ehaneelier de Saittte-Gene?iè?e était insthné par nne bulle du pape dont il était le délégué *. L'abbé dn monastère le présentait à la Faculir des arts , qui examinait ses titres et l'acceptait. Le nouveau chancelier jurait alors en présence de la Faculté i d'accorder la licence aolfant le mérite des candidats et l'avis des eiaminatenrs. Il devait être chanoine de Tabbaye de SaiDte-Gciicviève et maître ès-arts ; s'il ne se trouvait pas de maître ës-arts parmi les chanoines , le chanoine iioiumé chancelier devait déléguer ses fonctions k un naître en théologie
Le chancelier de Saint-Geneviève ne conférait la licence
qu'après deux examens. Quatre examinateurs nommés par lui l'assistaient dans le premier, quatre examinateurs élus par les Nations présidaient seuls an second.
Les quatre premiers examinateurs éteient choisis par le chancelier, chacun dans une Nation, et vraisemblableDiettt sur la désignation de la Nation. Ces exaiui Dateurs étaient, avant 1462, continués dans leurs fonctions. Le maître qui devait remplir la place vacante était présenté par le chancelier à hi Faculté ; lorsqu'il était accepté > le nouvel examinadans les registres des Nations, que le ehaneelier de Notre-Dame présenta chaque année de nouveanz ezaminatearB, comme cetoi de SaÎDte^Gfmeviève.
' L'examinateur ( Untator) accepté par le chancelter de Notre-Dame,
jnravit servare honorem Cancellarii Parisiensis, «crwirc sccreM camerœ sui examinis, et deponere justè de baccalariis teatatia (A. N. À. ift41, 14 mars).
' R. N. Â. ihkSf 23 mai. L'expressioo poni in cameris était également employée des bacheliers qui entraient dans Texamen du chaDCclier de Notre-Dame.
' Dans le registre de la Nation Anglaise, les réceptions à la ItGence de Notre-Dame ne sont jamais rassemblées à la même époque.
• R. N. A. 1446, 19 septembre.
^ Réforme de 1366 ( B. IV, m ).
teur jurait «n présence de la Faeulcé , entre les mains di» ehancdier» de bien remplir ses devoirs. Après le serment» le chancelier le mettait en possession de son office , en loi
donnant son bonnet. Le nouvel examinateur remerciait le chancelier et la Faculté \ Cette continuation des examiaa tours dans lenrs fonctions eut de graves inconvéniens» Ils étaient souvent maîtres de pension , ils admettaient toujours leurs bacheliers et repoussaient ceux de leurs adversaires; Pour remédier à tous ces abus, la réforme de 1452 décida que les examinateurs gradués au moins depuis 6 ans, ne res^ leratent en charge qu'une année ^ et n'auraient pas de bache^ liers dans leur dépendance immédiate, logeant et mangeant avec eux '\ Chaque année, à la lia de janvier, le chancelier présentait à la Faculté quatre examinateurs ^ L'examen ouvrait le lendemain do la Purification ( 5 février ) \ Tous les candi* dats * passaient devant le chancelier et les quatre eiamina-r tours. Après l'examen , le chancelier, /le concert avec ses asseurs, dressait uue liste des bacheliers appelés à passer le second exameu \ Dans cette iiste^ lesbacheliers devaient être distribués par mois , seize pour chaque mois ; ces seize candidats étaient répartis en deux groupes composés chacun de trois Français^ de deux ïNormauds, de deux Picards et d'un Augiaib Si des
* Cette présentation est décrite en détail dans R. N. F. lliM, 37 août ( 87 recto) , par TexainiDatear lui-même.
* Réforme de im (B. Y, 575).
" Voir le registre de la Nation Allemande depuis ia79. » Arrêt du parlement 1^79 ( B. Y, 735-736).
* Je le suppose; car, dans les registres, le second examen ne commence souvent qu'un mois aprèslaPurification. Et c'est vraisemblablement rorigine de la dénomination examinatorcs ou (cnfntorcs in communibus , applii]UL'0 à ces examinateurs (R. N, A. iUkfly 27 avril ). De là l'espressiOQ audire, ou t^xauuuare in communibus, qui siguiiiail iaire ce premier ezamea. Bile est déjà employée dans S. F. A. 1S87 (B. m, 483). a S. F. A. im(B.lII,IM>l).
* Cette liste est appelée rotulut voealioni» ( R. N. A. itôO , M avril ). ' S. F. A. 1307 et 1337 ( B. J Y, US et ^31 ). Les serments d'examina-
leurs qne du Bonlay place après le statut de 1987 (in,484"-lii8S), sq*
bacheliers de 1 une de ces Nations manquaient pour foiànei ua de ces groupes , on le complétait avec ceux d'une autre Nation que Ton déclarait fictivement Français , Normands , Picards » ou Aoglais ^ On combinait cet ordre avec l'ordre de mérite *• La liste était proclamée en public par le chancelier
Les bacheliers passaient le second examen dans l'ordre où ils étaient appelés \ Les candidats de chaque mois se présen* taient d'abord à la Faculté» juraient de ne rien donner, son»
aucun prétexte, au chancelier et anx examinateurs ; et la Fa*
cuhé leur donnait quatre examinateurs qui prêtaient aussi serment K Chacun de ces examinateurs était élu par sa Nation
rapportent évidemment aux statuts de 1507 et 1557, dont ils reproduisent toutes les dispositions. Ils se trouvent d'ailleurs à la fin du 2^ registre de la Nation d'Allemagne, qui a été écrit entre 15^i7 et 1505.— Le S. F. A. 1587 ( B. m , li85 ) , ind que candidats pour chaqu^ mois.
* Gallicati, Normantuzati , Picardati, AngUcati, ou Âlemanizati (Serment des examinateurs, 6. III, aSS). Cf.R. N.'A. 1355, mars(Pâ«ï ▼erso). Domifius GanoeUarius in S. GenoTefft... unum Jnglicum la se- CDQda audittone GoWcavU, Cf. surtout R. N. À. 1IA9 , S9 mai.
* R. N. P. 1479, S3 mars : Supplicuit quidam regeos diœns saos scholares non secandum sua mérita fuisse vocatos. Gujus suppHcatioais determinationem dimisituatio terminandam examinaloribus in camcris.
* Cela s'appelait facere vocationem. R. N. F. l'i55(fo 105 recto) : Fuerunt factse vocationes tam superius quàm inferius. — Quapropter rector — fecit — Arlium Facultatem congregari — conclusum exlitit quôd inlroducerontur 16 ad caméras pro primo mensc. — R. N. A. ikh7, 19 avril : ( Congregata fait Facultas) ad deliberandum super vocatione baocalariomm facta eodem die ante meridiem per Domiaum Gancellarium S. GenovefiB...— Cf. Statata Fac. Arlium Naonetensis (Nannetis, 1685, 4^ Statuta Universitatts Nannetensis), p. 78. Ces statuts lurent votés le 90 octobre l^l61.
" R. N. A. 6 avril, 14^69 : Placuit Facultati quod omnes manerent eodem modo quo essent vocati a k temptatoribus primis.
' R. N. A. iUHS, 27 avril : (Fuit artium Facultas convocata ) — ad ponendnm baccalarios in rameris — placuit Facultati qin d rccipcrenlur jurameuta baccalariorum ponendorum in carncns et eoruindcm examinatores, sciUcot pro tertio et secundo moose. — L'expression pouere iucameris est toujours employée pour signifier : envoyer k» tutekdien au second examen. Les examinateors sont dits ; examinaiwren on tenUUorei ht m-
pour uu mois. Dans la Naiioa de France, au counnenceinent de janvier» le premier nnoia était accordé au procureur, et les autres mois distribués aux régents suivant leur rang d'aneien* neté *. Dans la Nation de Picardie, les dix intrants élus pour nommer les examinateurs des déterminants, choisissaient cbacun, dans leur diocèse, deux maîtreSy et sur ces vingt ntaitres» la Nation désignait » chaque mois, au moment de la présentation des candidats , celui qui devait concourir à Texameo\ Au xiv" siècle, la Nation Allemande vendait un mois, ou tous les mois à l'un de ses malUes , pour un écu ou pour un franc qu'on allait consommer immédiatement au cabaret ^ Après ±hàO, elle se conforma aux usages de la Nation de France. Les examinateurs expédiaient les bacheliers, dans Tordre où ils avaient été appelés, par groupe de huit, composé comme nous Tavons dit plus haut. L'examen était secret \ Les examinateurs devaient admettre ou refuser sans conditions, et ne mettre personne à la disposition du chancelier. Si l'un des mettras savait que Pou eût refusé ou admis injustement un candidat, il devait dénoncer secrètement le coupable au recteur Au XIV* siècle , chaque candidat faisait une leçon publique
meris^ ou m proptHis. (Cf. R. N. F. l/t53, 2 janvier : Examinatores in cameris ou in jn-njiriis. R. N. A. IftlO, 5 mai : erutnen in propriis S. Gem^rfd'). De ia i expression attdirc in propriis {B.\U,kBfl-U^) pour
faire le second examen de Sainle-Gone^^ève.
* R. N. F. 1448, 30 décembre et passiiii.
> R. N. P. 1478 , 19 décembre et ailleurs. Cf. ibid. 1479, 33 mars, sur
Pélection définitive.
' R. N. A. 15G8, 27 mars , — avril { 6 verso), — 1370 , 3 mars. — 1406, 10 mars.
* L'expression d'«mMn In eamerii écarte toale idée de publicité. Canura , Uau particulier, est toi^ours opposé à ouia, salle publique. ^ L^axaroon de chaque groupe est appelé audtlto. De là les expressioas prima et teeunda mtOMù, Cf. R. N. A. 13^7, 12 décembre (fi. IV, W%) et ailleurs.
" Serment des examinateurs (B. 111, 484-485), et S. F. A. 1^7 (ibid.).
Digitizeci u>.^oogIe
daos la salle de l'évéché , oa dans la nef de Téglise Sainte- GenevièTe ^ Au xt* siècle» od De trouve plus de traces de cet usage.
A la fin de chaque mois le chancelier conférait aux candidats admis la licence avec la bénédiction apostolique.
Comme les Nations^ dans Teiamen des Jiacheliers , la Facnlté» dans Texamen de licence , accueillait les plaiotes de ceux qui se croyaient lésés. Le candidat refusé ou admis à un raug diilérent de celui auquel il pensait avoir droit, récld niait par rintermédiaire d'un mettre auprès de la Faculté, qui commettait quatre mattres pour examiner Taifoire et lui faire droit*. Un mettre fait même examiner à domicile un de ses bacheliers malades \ Au reste, l'examen n'était pas sévère, et les examinateurs étaient loin d'être incorruptibles ^. Le temps d'études suffisait pour arriver* On passait licencié^ comme aujourd'hui un élève de rhétorique passe en philosophie. En 1603, le recteur se plaignait de ce que la Faculté des arts conférait les grades a des iiommes d'une ignorance grossière» étrangers même aux éléments de la grammaire latine \
* s. F. Â. 1S67 (B. m, llHh) : Citios vel tardius commuais iectio assignetur iisdem. ^ Serment des licenciés, xiv" siècle (B. N. A. II, 87 recto) : Solvctis receptori nationis intégré S borsas — anlequam legeritis lectioncm in aula.
« Pcut-ôlre à la fin de chaque audUio : R. N. A. 1358, mars ( 2/i verso) Dominus Cancellarius in S. Goiiovcfà cîim licentiavii baccalarios prùnœ mMlimiU, ^ On trouve l'expression licenliatus est in prima , secoDdà auditione.
> R. N. P. IfttM), 19 février. — R. N. A. im, 90 mars. - R. N. P; U78,3ayril.
» R.N.A. 14ft8,7mai.
■ C'est ce que prouvent les statuts de 1287, 1307 el 1337.
• B. VI, 1 1 : Accedunt enim ad hanc magisterii dignitatem primo quoque die agasones , equisiones et bubulci , qui non solùm non Arisloîplpm , sed ne Catonem quidem primaque rudimcnta didicerc. — Cf. Ptcujma^ tique Sanction ile Bourges , paragraphe Jlem ut de cœlero ( éd. Paris. 1666, r>. 1, 3S7), et Vivès de Cmuh ewrupturum arUmm (éd. Yaleocc , VI, 75).