‹ De l'organisation de la justice repressive aux principales epoques historiquesChapitre 1 sur 21 · INTRODUCTION · texte numérisé non relu

INTRODUCTION

Montrer les principaux traita de la justice criminelle aux époques les plus intéressantes de l'histoire, tel à été notre but.

La physionomie des peuples est mobile comme celle des individus. Il y a cependant pour chacun d'eux certains moments où leur caractère propre s'accentue davantage. Nous avons voulu saisir quelques-uns de ces moments pour présenter, au milieu de civilisations très-diverses , les formes vraiment originales dés juridictions répresaive^i. Il nous a paru que les autres formes, appliquées ailleurs dans des. combinaiions infinies , n'en étaient que des modalités- Les types essentiels que nous avons esquissés sont au nombre de sept, et leur réunion doit ainsi composer une unité. Nous donnons à ces esquisses le nom d'Audiences, pour exprimer que notre intention est de faire voir la justice pénale à l'œuvre, en exercice, plu-

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tôt que d'aborder des problèmes abstraits et des thèses philosophiques.

Nous commençons par Athènes et Rome. Cest le point de départ classique et peut-être ration-nel, car ces deux cités mères sont pour nous la source de tout. Au-delà , on sait peu de choses ou du moins on ne sait rien clairement : ceux qui ont prétendu reconstruire lés institutions judiciaires d'une plus haute antiquité, TÉgypte, la Judée, la Perse, à l'aide des notions éparsès que l'érudition parvient à rassembler, n'ont guère recueilli que des conjectures comme matériaux de leur édi- . fice (i). Il faut toujours bien, en remontant, aboutir au mystère. Mieux vaut s'arrêter en-deçà des ténèbres. Athènes et Rome sont en réalité, en ces matières, les seuls points lumineux du passé. Une tradition ininterrompue nous relié à elles, une solidarité intellectuelle toujours persistante nous Les rappelle, un certain instinct de filiation nous les fait encore comprendre. Quant à ces peuples plus lointains, dont la législation ne nous est arrivée que par lambeaux et par énigmes, nous

(1) Filangieri, La science de la législation, liv. III, part. 4, ch. 2. Sigonius : De Republ. HebrœOy liv. VI, «b. vu. Dîodorede Sicile,. liv. I, secl. 2; liv. Il, sect. 3, elc.

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