‹ De l'organisation des animaux, ou, Principes d'anatomie comparée [electronic resource]Chapitre 19 sur 68 · I>E LA FORME GENERALE · texte numérisé non relu

I>E LA FORME GENERALE

éprouver pour ses diflcrenles fonctions, nous nous trouvons naturellement conduits é dire quelque chose de la forme générale des animaux, et définir quelques termes que nous cmploîrons fréquemment.

La forme générale que l’enveloppe extérieure détermine peut être régulière ou irrégulière.

Par fortne irrégulière, j’entends celle qui ne peut être rapportée à un type général , et qui par conséquent a besoin d’une définition particulière pour chaque individu; ainsi une éponge, une monade, un protée, ont une forme irrégulière, tandis qu’une actinie, une étoile de mer, une moule, un poisson , un oiseau, en ont une régulière, c’esté-dire qu’on peut rapporter toutes les parties qui les composent à un point ou à un plan : je donne au premier v groupe le nom d’AMORPHOzo aires, ou d’animaux sans forme déterminée. Dans le secor^d groupe qui contient la trèsgrande partie du règne animal, c’est-à-dire tous les animaux qui ont une forme régulière, il y a deux types généraux ; l’un dans lequel toutes les parties sont disposées en rayonnant autour d’un centre commun; c’est ce que je nommerai actinozoaires, ou quelquefois animaux racliaires, animaux rayonnés. L’autre type général est celui dans lequel toutes les parties sont symétriquement placées des deux côtés d’un plan, que l’on peut supposer traverser le corps de l’animal d’une extrémité à l’autre : c’est ce que je nomme animaux pairs ou artiozoaires.

Les animaux pairs se subdivisent ensuite en trois types secondaires d’après une autre considération que celle de la forme générale, mais que je crois cependant utile d’analyser rapidement par la raison que j’ai donnée plus haut. C’est en effet dans la disposition do l’appareil de la locomotion que se trouve la base de cette seconde subdivision : le corps est-il d’une seule pièce ou n’est-il point partagé en plusieurs parties placées bout à bout, ce sont les malacozoaires ou les ani-

maux mollusques ainsi nommes, parce que leur peau est presque toujours molle; le corps et les appendices, quand il y en a, sont-ils au contraire fracturés ou composés de plusieurs parties, ce sont les entomozoaires ou les animaux ar- Eniomozoairc*, liculës , si les articulations sont visibles à l’extérieur; et ce sont les osTÉozoAiRES ou les animaux vertébrés, si ces arti- Osu'oïoaires. culations ne sont pas visibles extérieurement.

Je ne parlerai pas ici des autres subdivisions que j’admets dans la série animale, et d’où résultent les classes, les ordres, etc. ; elles appartiennent entièrement à la zoologie qui fera le sujet de la troisième partie de ce Traité; je me borne à dire qu’elles sont également établies sur des caractères extérieurs, et par conséquent sur des dispositions de parties ou de forme. -

J’ajouterai seulement quelque chose sur la forme des ani=^ Divisions tld

coi’ps tics

maux pairs ou symétriques (1). Chez eux, comme nous l’a- aniinHux. pairs, vons déjà dit, on conçoit un plan vertical qui partage le corps en deux parties égales dans toute sa longueur; l’une à droite, et l’autre à gauche; c’est le plan médian, qu’on nomme la li^ne médiane, dont la considération est toujours importante ; Ligne médiane, elle est même quelquefois indiquée par une disposition anatomique plus ou moins évidente, comme dans l’homme, par exemple, et surtout dans certains entoraostracés et dans les mollusques bivalves, où les deux pièces qui composent la coquille se meuvent l’une sur l’autre dans ce plan. On distingue ensuite les bords de ce plan en ligne dorsale et en Dursaie. ligne ventrale, suivant sa position à la partie supérieure ou à ventrale, la partie inférieure du corps.

(1) Je dois avertir que dans la considération de la forme des animaux pairs, dans la distinction du côtd droit du côté gauche, je suppose toujours que l’animal est placé sur le sol la face abdominale en bas, et rextremité céphalique en avant , comme s’il marchait devant l’observateur dans la même dirccUun que lui.

Dlî IA FORME GÉNÉRALE

5cS

Lalcrulc.

TJ(.‘ la (lisspni- I)lanci‘ dos deux cülcs.

Par le passage de ce plan , le corps est divisé en deux parties égales , une à droite et l’autre à gauche ; chacune d’elles peut aussi être supposée partagée en deux autres parlions plus ou moins inégales par un second plan horizontal perpendiculaire au premier. Les bords de ce plan forment ce qu’oii nomme ligne latérale. Elle est double , l’une à droite et l’autre à gauche; elle donne encore quelquefois lieu à des considérations assez importantes.

C’est dans la. direction de cette ligne latérale et par conséquent de chaque côté de la ligne médiane que se dispose à droite et à gauche ou d’une manière paire la plus grande partie des organes, d’où il suit qu’il y en a un semblable à droite et à gauche. Jamais cependant cette similitude n’est absolument exacte, et sans qu’on en ait encore trouvé une bonne raison, l’organe du coté droit est toujours un peu plus développé, un peu plus fort, et même assez souvent un peu plus antérieur que son correspondant du côté gauche; en sorte qu’il entre toujours le premier en action. C’est encore un fait observé que la similitude dans les organes des deux côtés d’un même appareil est d’autant plus grande, que cet appareil est plus animal ou plus extérieur, et au contraire d’autant moindre qu’il est plus intérieur ou plus organique ; c’est en effet un des caractères donnés par Bichat, pour partager les appareils en ceux de la vie animale et ceux de la vie organique; mais ce caractère, réellement de peu d’importance dans les mammifères et même dans l’homme, ne peut plusi être d’aucune utilité dans les animaux des autres types, où tous les organes deviennent sensiblement pairs et semblables, comme dans tous les enlomozoaires , dans la plupart des malacozoaires et dans tous les actinozoaircs. Car si dans ces derniers animaux la forme générale du corps n’oflrc pas une disposition paire, encore peut-on l’y concevoir, elle se trouve du moins dans chaque rayon composant.

Mais ce n’csl pas seulement dans les organes cl les appen-

«lices (les animaux pairs que s’observe une disproportion plus ou moins évidente, soit dans le développement, soit même dans la position plus avancée, entre ceux du côté droit et ceux du côté gauche, comme le font voir tous les animaux et non pas l’homme seulement, comme on l’a cru; il en est, ù cé qu’il me semble, de même des deux côtés du tronc proprement dit (i).

Malgré la singularité et la fixité de ces différences de position et de développement du côté droit des animaux pairs , elles ne sonteependant que très-rarement assez considérables pour nous obliger ù la description des deux parties correspondantes d’un organe ; en sorte que dans le cours de cet ouvrage nous n’en décrirons presque jamais qu’une. Nous ferons à peu près de même pour les organes ou parties qui occupent la ligne médiane, et qui ne forment qu’une pièce dans laquelle les deux côtés sont similaires; nous nous bornerons aussi à ne décrire que l’un des deux; ce sont ces 'pièces ou ces organes que nous nommerons symétriques ou médians, tandis que ceux qui seront placés de chaque côté sont des organes pairs ou latéraux.

Dans cette dernière catégorie se rangent les membres, ou mieux, pour employer un terme générique, les appendices, que nous définissons des organes extérieurs servant i\ des usages très-différens et développés par paire sur les parties latérales du corps d’un animal ; ainsi nous dirons quelquefois les appendices des sens spéciaux, les appendices locomoteurs, simples ou complexes, ceux de la mastication ; quelquefois même nous emploîrons ce terme pour les organes de la respiration, pour ceux de la génération.

(i) C’est ce qui me paraît la cause pour laquelle certaines espèces de mollusques c«iphalés, quand elles s’enroulent en spirale, le font constamment à droite, à moins que d’anomalie, de même que les animaux qui se meuvent avec le tronc même sans appendices libres le font aussi en commençant la première inllexion par la droite.

Des appendices.

Ventre.

Dos.

Flancs ou côtés.

Exlrcmilcs du tronc.

Division du

ll'UUC.

Tête.

Cou.

Poilrluc.

Abdomen.

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