DE LA FORME GÉNÉRALE
On donne aux diCTcrenles faces du tronc des animaux des dénominations particulières qu’il sera également bon de connaître et de définir.
Ainsi le ventre, ou la face abdominale, est en général le côté qui se trouve regarder le sol sur lequel l’animal s’appuie dans la locomotion, celui où se terminent aussi le plus souvent les orifices de l’appareil de la digestion et de la génération.
Le dos est la partie qui lui est opposée, ou qui regarde le ciel dans la station ou dans la locomotion ; à moins qu’elle ne soit verticale, comme dans l’homme, et alors il devient postérieur, le ventre ou la face ventrale étant antérieure (i).
Les flancs ou les côtés sont à droite et à gauche des parties du corps que n’occupent pas les faces dorsale et ventrale.
Enfin l’une des extrémités du corps d’un animal pair est nommée antérieure ou céphalique, c’est celle qui dans la locomotion se trouve toujours en avant, celle qui porte l’orifice du canal intestinal que nous connaîtrons sous le nom de bouche ; l’autre extrémité opposée est la postérieure ou anale, parce que c’est ordinairement de ce côté qu’est l’autre * terminaison du canal intestinal ou l’anus.
Je dirai peu de chose ici de la division du tronc des animaux en tête proprement dite, en cou, en poitrine , en ab- ; domen et en queue, parce que ces parties du tronc ne sont que fort rarement distinctes; je me bornerai à cette observa- ; tion , que la tête est un renflement plus ou moins considérable de la partie antérieure du corps ; que le cou est au | contraire un rétrécissement entre cette tête et la poitrine ; ; que celle-ci et l’abdomen, souvent confondus, forment ce ' qu’on appelle quelquefois le tronc proprement dit , et qu’on j
(i) Il ne faut cependant pas prendre à la rigueur que le mode de locomotion détermine la distinction des deux faces dorsale et ventrale. Eu effet, il est des animaux qui nagent constamment snr le coté, comme les plcuroncctcs , ou dans une position renversée , comme les glaucus, les huilées, les lymnées et plusicm-s autres mollusques.
DES ANIMAUX. 3l
ne les dislingue que d’une manière h ès -artificielle et en ayant égard ù quelque circonstance particulière, comme d’après les organes qui y sont contenus ; enfin la queue est une sorte d’appendice médian, postérieur, qui termine l’animal , et qui est toujours beaucoup plus étroit que le reste du corps. On ne doit cependant donner rigoureusement ce nom qu’à la partie qui dépasse l’anus ou la terminaison du canal intestinal, et peut-être mieux encore la cavité abdominale : dans le cas contraire , c’est un abdomen caudiforme , plutôt qu’une queu£ proprement dite.
J’ajouterai que dans les animaux articulés extérieurement, comme dans ceux qui le sont intérieurement, c’est-à-dire dans les entomozoaires et les ostéozoaires , chaque pièce articulée du tronc, qu’elle soit mobile ou qu’elle ne le soit pas, sera quelquefois désignée par les noms A' anneau ou A' articulation ; celui d’anneau est plus particulièrement réservé aux entomozoaires, et celui d’articulation ou de vertèbre aux ostéozoaires : plus tard nous en verrons la raison. Dans ces deux types, l’animal peut être regardé comme formé d’une série plus ou moins considérable d’anneaux ou d’articulations placées bout à bout, quelquefois assez similaires dans tout ce qu’ils renferment, pour qu’on puisse y voir une chaîne de petits animaux composans , comme dans les dernières espèces d’entomozoaires. Dans les actinozoaires au contraire, que l’on pourrait aussi considérer comme une réunion d’animaux formant un tout, les parties qu’on peut supposer le former sont disposées autour d’un centre commun au lieu de l’être sur une ligne droite ; et alors il ne peut plus y avoir de distinction du tronc en ses différentes parties; tout l’animal ne forme plus pour ainsi dire qu’une seule tête ou qu’une seule articulation , qui se place verticalement la bouche en haut ou en bas; tandis que l’axe du tronc est horizontal dans presque tous les ostéozoaires, les entomozoaires, cl même dans une grande partie des malacozoaires. Les der-
Queuc.
De l'organisalion de l'enveloppe, composée des six parties esseuliellcs et de deux de perfeclionnemenl.
Parties essenliidles.
i” lai couche musculaire.