En buste. C'est une réduction ln-8° du précédent
Cette liste des portraits du cardinal Mazarin serait incomplète, si je ne citais pas quelques unes des planches historiques qui ont été composées à sa gloire ou mises au jour pour faire la critique de ses actes et
LE PALAIS MAZAR1N.
Note 60.
illustrer les pamphlets du temps. Toutefois je ne me suis pas cru obligé à mentionner les planches bien connues sous la rubrique de Tapisseries, Cabinet du roy, etc. Elles sont réunies en volumes qu'on trouve dans toutes les Bibliothèques. Les Almanachs se rencontrent plus rarement en séries complètes. Ils sont toute.'ois trop connus pour qu'il soit nécessaire de remarquer qu ils forment pour tout le dix-septième siècle, particulièrement de 1640 à 1680, une collection remarquable par la beauté de la gravure, par l'étendue des sujets, par le nombre et la fidélité des portraits. Ces planches sont d'autant plus intéressantes qu'elles portent une date certaine et peuvent avoir la valeur de documents hisloriques quand on s'est assuré que le calendrier, presque toujours ajouté en impression typographique , est bien de l'époque correspondante. J'ai étudié avec soin la collection de la Bibliothèque royale, celle de la Bibliothèque de l'Institut, enfin les cartons de M. Henin,etc Les sujets répandus sur les marges de ces Almanachs offrent une sorte de résumé pittoresque des événements de l'année et le tableau le plus important sert de titre. Aux portraits des princes on réunissait ceux des personnages les plus marquants, et il paraîtrait qu'on était alors au^si avide de cette illustration, qu'aujourd'hui des réclames de nos journaux , car madame de Sévigné attribue la continuation de la guerre à l'ambition des généraux de composer des almanachs, c'est-à-dire de fournir des laits et des portraits pour leurs marges. (Voir dans les Caractères de la Bruyère, l'homme qui se fourre partout, parle de tout, est de tout. De la Ville, § i3.)
Le Cardinal occupe naturellement une place dans tous les lieux où l'éiiquet te la lui réservait, et on le retrouve dan-, les cérémonies du sacre, du couronnement , de l'entrevue avec le roi d'Espagne, du mariage tic Louis XIV avec Marie Thérèse, etc. Je ne citerai qu'un petit nombre de ces planches, et par d'autres raisons également plausibles , j'omettrai toutes les compositions modernes et les estampes qui les popularisent, telles que la mort du cardinal Mazarin par Paul Delaroche, etc.
89. En pied, derrière le duc de Guise , dans l'entrevue du roi et de la reine Christine. Cartouche à gauche dans la grande estampe eu deux feuilles : Ahnanaeh des triomphes de la reyne de Suède pour Vannée 1607 , — comvo<é par M" I/. Questiev. Gravé par Larmessin. A l'uris,chez p. Bertrand, rue. Sl-Jacques, à la Pomme d'Or, proche Saint Scuerin.
90. A cheval, derrière le roi qui est assis dans un char de triomphe et placé tle manière à précéder plutôt qu'à suivre le roy, on lit en haut: ~— Le. triomphe magnifique, où l'on voit nostre illustre Monarque. — Almanacii dédié au roy, pour l'an MPC. LVlll.
92. En pied, dans la ruelle dulltdn jeune roi, derrière Anne d'Autriche : La France ressuscité? par le remède envoyé du ciel. — A gauche
un ange portant un vase de vin émétique.
Almanacii de i65g.
g3. En piED,derrière dom Louis de Haro, dans le grand almanacii : Les Eslraines 1 oyule de sa Majesté, présanlée à V infante d'Espagne avecq le covi orientent de la paixpar soue.sminence et dom Lovis d'Harro. — Almanacii pour l'an de grâce et bissextil M. D.CLX. A Paris citez ;V. Poilly.
94. En pied, à la gauche de l'estampe dans la grand cartel d'en haut : L'Année de la paix et des félicités pvbtiqves. — En haut à droite dans un rond assis à une table avec dom Louis de Haro. — En bas : Almanacii royal pour l'année bissextil mil six cens soixante , composé par maistre F. Commelet. Chez y. Rcgnesson.
97. En buste, le buste du Cardinal placé audessus d'un arc de triomphe , entre les statues de Minerve et de Mercure; sur l'arc de triomphe une inscription latine de 10 lignes, (méd.) H. 33,3 — L. 37,4.
98. En buste, le buste du Cardinal placé sur un socle décoré de ses armes, de chaque côté une figure allégorique lui présente un chapeau avec ces devises inscrites sur des banderolles : Plleus libertatis. — P iléus religionis. Au bas au-dessous de quatre vers on lit : P. de la Serre, (méd.) H. 34,5 — L. 24,5.
99. En pied, dans une grande estampe, sujet allégorique de la pacification, sous la ligure d'un grand vaisseau couvert de fleurs de lys. Le Boi s'appuie sur l'écusson du Cardinal qui lui-même est assis plus bas. L'étoile inazarine jette ses rayons sur le vaisseau. On lit au bas: A Paris, chez P. Gallays, rue Sl-Jacques à St-François de Sales.
500. — A gauche, derrière Anne d'Autriche, dans la grande planche, sujet allégorique intitulé : Le Prognoslique du sacre de Su Majesté.
101. — Derrière le Boy, en face d'Anne d'Autriche, dans la planche intitulée : Le Ranheur de la France, ou le glorieux règne de Louis XIII 1.
102. — Sur le premier plan à droite, dans la grande planche intitulée: Les Justes Souhaits de la France victorieuse pour le mariage du Roy,
103. — A la gauche du Boy, dans le fond de la planche intitulée : La Célèbre Assemblée de la Cour sur la convalescence de Sa Majesté et l'hriucux sucièsde ses armes.
10/1. — Le Cardinal ouvre le temple de la Paix, tandis que dom Louis de Haro ferme le t iii pie de la Guerre.
105. — Le Cardinal occupe la niche de gauche et dom Louis celle de droite d'un arcde-triomphe surmonté des portraits du Roi et de la Reine, avec cette devise : La paix les unit, etc. L'un de grâce mil six cens soixante etc.
100. A cheval en hottes à l'écuyère, avec des pistolets dans les fontes de sa selle, et suivant au galop le char du Roi, dans l'estampe allégorique intitulée: Le Trivmphe royal de ta paix st dv nxaviage,
Noie 62.
107. En pifd, au milieu lies flots, accompagné des Monopoleurs, s'eflbrçant de renverser la barque française et de l'arrêter par des vents contraires à sa prospérité. Celte mauvaise gravure sur bois est intitulée : Le Salvt de la France dans 1rs armes de la ville de Paris. Année i64g
108. — Renversé aux portes d'Orléans (17 mars i652), parM"edeMontpensieretses deux maréchaux-de-camp, la comtesse de Fiesque et M™e de Frontenac. Celle estampe satyriqne porte au haut: Le Compliment de Mademoiselle, en la ville d'Orléans, aux Màzarins.
109. — Assis à gauche, dans l'estampe représentant une lable servie entourée de convives qu'enlreiient un orchrslre de musiciens figurés dans le haut. Cette rude et grossière gravure in-folio est inlilulée : Le Mugni jique Festin du lloy de Fiance, et du Roy d' Espagne.
110. — Derrière le Roi et désigné par la lettre D, dans l'estampe allemande inlilulée : Durchleuchtigst Infantin der llimmcl nibt Euch tnir. ■ — Vnd Ihr bleibtgrosser Prinlz mein Konig fur und fur.
111. — Placé derrière le Roi, dans l'estampe déformai grand in-folio intitulée : L'Heureuse Victoire obtenue aux dunes de la Flandre. — Le 27 may i658. — J . Frosne feat. Ce portrait, pris en gras, n'est pas ressemblant.
112. — Le Cardinal suit le Roy, à côlé du duc d'Anjou , dans l'estampe intitulée : La Grande Victoire obtenue sur les Espaignols,deuanl la ville d'Arras, par l'armée du hoy. L'Almanach de la Renommée. P. Bernard ex.
u3. — Derrière le Roi, et la seule figure qui ne porte pas son nom gravé sur la planche. Cette gravure de Campion esl inlilulée : L'Espagnol Berné sur la levée du siège d' .li ras,
nû. — Dans la curieuse estampe de Bosse intitulée : Cérémonie observée au conlracl de mariai/e. passé à Fontainebleau . — Le 25 jour de septembre i6Z|5. — Gravé par Bosse le 8 novembre i6ii5. Il y a des épreuves avant toute lettre.
11 5. — Dans une détestable gravure en bois, véritable canard du temps, intitulée : Récit de ce qui c'est fait et passé à la marche Mazal ine , depuis sa sortie de Paris jusques à Sedan. Le texte au dessous occupe, sur plu» sieurs colonnes, un espace double de la grandeur de celte gravure.
On sait que le père Lelong a fait le dépouil» lementdc toutes les estampes historiques qui se trouvaient de son temps au cabinet des estampes de la Bibliothèque royale, et qui forment encore aujourd'hui la plus grande richesse de la collection dite historique. En parcourant celte liste qui a paru à la fin du tome IV de sa Bibliothèque historique, je trouve l'indication de quatre pièces qui ont pu ■n'échapper ou que je ne saurais reconnaître sous le titre qu'elles portent ; je les donnerai pour ne rien omettre :
116. Pièce allégorique à la louange du cardinal Mazarin, choisi premier ministre â la place du cardinal de Richelieu.