‹ De l'organisation et de l'administration des bibliothèques et privéesChapitre 13 sur 159 · AUTEURS OU · texte numérisé non relu

AUTEURS OU

mots^d'ordre

TITRES SOMMAIRES

if If

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DATE

Prenant alors chaque carte, et dans Tordre marqué par le classement déjà fait, on en écrira tes indications dans les différentes colonnes indiquées ci-dessus. Quand l'édition n'est pas portée sur la carte, c'est un signe que l'ouvrage a inscrire est de la première ; de même, si le nombre de volumes n'est pas indiqué, c'est qu'il n'y en a qu'un. Mais il reste encore une colonne, dont jusqu'ici nous n'avons pas marqué l'usage : c'est la troisième, portant cette rubrique : Pages du catalogue méthodique. Nous la laisserons provisoirement en blanc, jusqu'à ce que le catalogue méthodique soit fait a son tour. Reprenant alors chaque article de ce dernier catalogue, nous en noterons la page dans la colonne que nous avons avons ainsi ménagée, et nous trouverons de cette manière un renvoi souvent bien utile. Nous reviendrons, du reste, plus loin sur ce sujet.

En reportant sur le registre alphabétique le contenu de nos

(1) Voy. supra, p. 38, sous la lettre A.

différentes cartes, il faudra cependant avoir un soin. Le catalogue est destiné a recevoir des accroissements, comme la bibliothèque. C'est même, en partie, pour cela que nous avons fait notre premier travail sur des fiches, afin d y pouvoir faire a mesure les intercalations nécessaires. Mais nous avons reconnuu que le catalogue par fiches étant incommode, il fallait, aussitôt que possible, fondre le tout dans un registre. L'inconvénient signalé ci-dessus reparaissait alors dans toute sa force. Il fallait donc sur le registre ménager des espaces libres pour les accroissements futurs. Mais, a quels endroits de préférence ? C'était là la difiicuîté. Voici, croyons-nous, le moyen le plus sûr a employer.

Dans le registre alphabétique, n'écrivez que sur 1^ page de droite, et laissez la page de gauche en blanc pour l'avenir. Ensuite, pour plus de sûreté encore, laissez entre chaque ouvrage porté l'espace nécessaire pour en écrire encore deux ou trois. Comme vous avez déjà un grand nombre de noms sous chaque lettre de l'alphabet, il est a présumer que vos accroissements se répartiront assez uniformément dans les espaces laissés libres.

Nous faisons toutefois ici une observation. Quand vous aurez plusieurs ouvrages sous le même mot d'ordre, ne faites point de séparation, et ne répétez pas le mol d'ordre : a sa place vous marquerez seulement un trait d'une certaine force ( ), et vous continuerez les autres indications dans les colonnes suivantes. Cette manière de faire ne vous épargnera pas seulement un certain travail, mais elle aura surtout pour avantage de faire saisir davantage a l'œil l'identité du mot d'ordre.

§ m. — Catalo8:ue méthodique.

Le catalogue méthodique ou systématique a pour objet de présenter dans un ordre logique les différentes branches des connaissances humaines représentées dans la bibliothèque. Ce travail est d'une importance capitale, et l'on ne saurait prendre trop de soin pour y faire régner l'ordre le plus parfait, pour que chaque chose soit mise à sa place, pour que tous les ouvrages soient distribués dans leurs classes respectives suivant un plan a la fçis simple et logique et rigoureusement dé-

terminé à ravance. C'est ici surtout que le bibliothécaire fera preuve d'un savoir étendu et d une grande pénétration d'esprit, et son travail aura d'autant plus de mérite, qu'il saura réunir, dans un cadre concis et clair et où tout le monde pourra se retrouver facilement, les renseignements les plus complets et les plus exacts.

La première chose a faire avant de mettre la main au catalogue méthodique, c'est de s'être tracé un système de classement, avec des divisions et subdivisions plus ou moins nombreuses suivant l'importance du fonds que l'on a à cataloguer. Si l'on n'a pas, dès l'abord, fait ce travail préliminaire, si l'on n'a pas au moins marqué les grandes lignes du plan que l'on s'astreindra k suivre rigoureusement, on marcheira au hasard, et a la place de l'ordre et de la clarté, on n'aura que confusion et chaos. Mais comment ce plan devra-t-il être tracé ? D'après quels principes devra-t-il être conçu? Quel sera l'ordre le plus convenable a suivre ? Pour montrer le mieux a faire, il n'y a, croyons-nous, rien de plus sage que d'indiquer ce qui s'est déjà fait, et d'interroger l'expérience des hommes les plus compétents. Aussi nous proposons-nous ici de jeter d'abord un coup d'œil en arrière, puis de proposer quelque modèles propres k nous servir de guides pour l'adoption d'un plan et d'un système bibliographique en harmonie avec nos collections. £n arrivant ensuite au catalogage lui-même, nous nous occuperons, comme pour le catalogue alphabétique et pour la même raison, de la copie des titres sur des cartes séparées, de la classification de ces cartes, de leur conservation, et enfin de leur transcription sur un registre spécial.

Â. Origine et développements des systèmes bibliographiques.

De bonne heure, et surtout dès les premiers temps où l'imprimerie multiplia les productions de l'esprit, on sentit le besoin de cataloguer les livres dans un ordre propre à faciliter les recherches. Dès la fin du xv* siècle, en 1498, Aide Tancien publie un simple feuillet des livres grecs, contenant quatorze articles divisés en cinq classes, savoir : Grammatica, Poetica, Logica, Philosophia^ Sacra scriptura.

Puis vient, en 1546, le catalogue de Robert Estienne, divisé aussi en 14 classes, qui sont : 1» Hebraea, 2* Graeca, 3*^ Sacra, 4* Profana, 5° Grammatica, 6o Poetica, 7* HÎstorica, 8^ Rhcto-

nca, 9* Oratoria, 10* Dialectîca, ll<»PhiIosophîca, 12«Arithmetica, 15* Geometrica, 14' Medica.

Peu après, en 1549, Gesner publia ce qu'on peut appeler réellement le premier système de classification bibliographique. Ce système forme la seconde partie de sa Bibliotheca universalisa et sous le titre de Pandectarum, sive partitiùnum universalium libri xxi, contient vingt et une classes. Ces classes dépendent toutes de la philosophie, dans laquelle rentrent les arts et les sciences.

Les voici disposées en un tableau, que nous empruntons k l'ouvrage de M. Rouveyre, « Connaissances nécessaires k un bibliophile »» 2* part. p. 12 :

fi, Grammatica et phîlo- V logia, fSermocinales.<2- Dialectica.

i3. Rhetorica. .

[4. Poetica.

iNecessaria..^ (5. Arîthmetica.

. Geometria, optrica, etc.

[Mathematica8<7. Musica.

[Préparantes .i ^1 ÎSS!'

/iO. De divinatione et

magia.

lil, Geographia.

\Omantes <12. Historia,

)l3. De diversis artibus

illiteratis, mechanicis,

etc.

/14. De naturali philoso-

phia.

15. Déprima philosophia seu metaphysica, et theologia gentlUum.

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