‹ De l'organisation et de l'administration des bibliothèques et privéesChapitre 14 sur 159 · SU O · texte numérisé non relu

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' Substantiales .

Nous ne nous arrêterons pas sur bien d'autres systèmes de ce siècle encore ; nous nous contenterons seulement de relever celui de Christophe de Savigny, en 1587, et réimprimé en 1619. Il portait le titre de : Tableaux accomplis de tous les arts libéraux. Une première planche présentait Y Encyclopédie ou la suite et liaison de tous les arts et sciences. Puis venait une succession de seize tableaux spéciaux pour un pareil nombre de sciences, savoir : 1® Grammaire, 2* Rhétorique, 5® Dialectique, 4* Arithmétique, 5* Géométrie, 6* Optique, 7® Musique, 8*» Cosmographie, 9** Astrologie, 10'' Géographie, 11* Physique, 12^ Médecine, 13** Ethique, 14" Jurisprudence, 15* Histoire, lô"" Théologie. La poésie et la chronologie ne se trouvaient pas dans la première, mais seulement dans la seconde édition, de 1619. A la suite de chaque partition, on rencontrait un grand nombre de divisions et de subdivi* sions(l).

Au xvu" siècle, il se produisit aussi bien des systèmes, parmi lesquels nous ne citerons que celui de Gabriel Naudé, en 1643. A partir de ce moment, on commence k adopter, dans les catalogues, un système plus rationel, suivant ce que cet aimable bibliothécaire du cardinal Màzarin disait dans son advis pour dresser une bibliothèque : « Je croy que le meilleur est « toujours celui qui est le plus facile, le moins intrigué, le <c plus naturel, usité, et qui suit les facultez. Théologie, Mé- « decine, etc. », « paroles pleines de bon sens, ajoute Brunet, et qui sont tout aussi justes, tout aussi applicables aujourd'hui, qu'elles l'étaient il y a deux siècles » (2).

Au xviii* siècle, vient le système de Gabriel Martin. Aidé des observations de Prosper Marchand, il perfectionna le système que le jésuite Jean Garnier avait produit au siècle précédent. Il classa les livres en cinq grandes divisions : Théologie, Jurisprudence, Sciences et Arts, Belles-lettres, et Histoire. Cette division était claire et naturelle, et il était facile de la suivre sans trop d'efforts. Aussi presque tous les libraires de Paris l'adoptèrent, et il servit de patron k celui de de Bure.

Le système de Gabriel Martin fut le modèle suivi par J. Ch.

(l)Comp. Brunet, Manuel du libraire, 5* édit., 1860-65, t. 6, p. ITI. (2) Voy. Brunet, loc, cit.

Brunet, qui admit les mêmes grandes divisions/ et qui se contenta de perfectionner certains détails. Le Manuel du libraire et de r amateur de livres de Brunet est devenu classique et il répond parfaitement à tous les besoins, aussi bien à ceux du commerce qu'à ceux de la science. C'est celui, d'ailleurs, que recommandent spécialement les instructions ministérielles, et qui, pour tous ces motifs, doit le plus attirer notre attention. Aussi, nous ferons-nous un devoir de le reproduire plus loin avec assez de détails, sinon d une manière absolument complète.

Nous devons présenter maintenant, au moins dans leurs grandes lignes et à titre de modèles, les principaux systèmes qui se sont disputé la préférence dans notre siècle. Ces diverses manières d entrevoir le développement de la science nous semblent de nature a offrir aux bibliothécaires, par la comparaison, des idées dont ils pourront tirer un grand profit pour leurs travaux.

B. Principaux systèmes bibliographiques.

Pour ne pas étendre cette partie au-delà de toute limite, nous avons nécessairement dû laisser de côté beaucoup de systèmes qui y auraient figuré avec honneur. Nous avons du moins cherché, devant nous borner, a ce que nos modèles fussent pris parmi les meilleurs.

Voici d abord la classification adoptée par la Bibliothèque nationale ï Paris* pour ses imprimés, avec les lettres qui servent a indiquer chaque subdivision :

Théologie.

A. Ecriture Sainte. — Interprètes juifs et chrétiens. —

Critiques sacrés.

B. Liturgies. — Conciles et synodes.

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