CONTENUES DANS L* APPENDICE
18 mars Arrêté portant organiBation des bibliothèqu3s des
académies 244
20 mars Circulaire sur la création des bibliothèques des académies 242
mars Circulaire relative aux inventaires et catalogues. . 244
29 décembre. . Établissement^ par la loi de finances, d'un sup-
plément de droit de 40 fr., destiné à créer un fonds commun pour les bibliothèques des facultés 246
31 décembre.. Instruction sur la perception d'un nouveau droit pour les bibliothèques des facultés» établi par la
loi de finances du 29 décembre 4873 ibid,
3 août Établissement, par la loi de finances d'un nouveau
mode de perception du droit de bibliothèque, établi par la loi de finances du 29 décembre
30 décembre. . Instruction sommaire sur le classement des biblio-
thèques populaires 248
— Circulaire ministérielle relative au classement des
bibliothèques 256
— Note sur la numérotation et le foliotage des manus-
crits des bibliothèques 257
4 mai Circulaire à propos de l'Instruction générale rela-
tive au service des bibliothèques universitaires. 264
— Instruction générale relative au service des biblio-
thèques universitaires, , ,..,,,.,... 266
TABLE CHRONOLOGIQUE 575
14 novembre. . Circulaire relative aux droits des bibliothèques. . . 292
31 janvier. . . . Institution d*une commission centrale des bibliothèques académiques ibid,
— Arrêté portant nomination de membres de la com-
mission centrale des bibliothèques académiques. 293
23 août Circulaire relative à l'organisation des bibliothèques
universitaires 294
— Règlement pour les bibliothèques universitaires. . . 296
— Arrêté relatif à Texamen professionnel pour l'obten-
tion du certificat d'aptitude aux fonctions de bibliothécaire 304
25 août Circulaire et arrêté fixant une session d'examen
pour l'obtention du certificat d'aptitude aux fonctions de bibliothécaire 305
22 janvier. . . . Arrêté portant nomination de membres de la commission centrale des bibliothèques académiques 306
22 avril Règlement pour le service de la faculté de droit de
Paris 307
— Circulaire relativ3 au service des bibliothèques uni-
versitaires et aux achats de livres 313
8 mai Nomination d'inspecteurs des bibliothèques univer-
taires 314
12 mai Circulaire concernant l'institution des bibliothèques
circulantes 315
22 septembre. . Circulaire sur l'achat des livres destinés aux bibliothèques circulantes et sur leur mode de transport 316
15 octobre. . . . Circulaire relative au nombre de volumes qui peuvent être empruntés par les professeurs de facultés et à la durée du prêt 317
26 octobre. . . . Arrêté portant nomination de membres de la com-
mission centrale des bibliothèques universitaires 318
29 octobre Circulaire relative à l'envoi de rapports trimestriels
sur l'état des catalogues ibid.
9 novembre... Circulaire relative aux inventaires et catalogues,
rappel de la circulaire du 29 décembre 1875. ... 319 20 janvier. . , . Circulaire relative à la disposition du budget pour achat de Uvres dans les facultés. — Achats anticipés 32Q
31 mai Circulaire et instruction ministérielles sur le
Mais ce n*esl pas tout. Mon système, suivant vous, a des lacunes. Les subdivisions consacrées aux sciences naturelles, médicales et technologiques sont absolument insuffisantes. On trouve deux subdivisions consacrées aux sciences" physiques, et autant à la chimie.
Je ne vois cependant pas bien où est le défaut. J'ai, au contraire, eu soin de faire des groupes spéciaux pour les différentes branches des sciences. Après une division qui doit comprendre les généralités sur les sciences et les arts, j'en ai fait de spéciales pour les sciences mathématiques, les sciences physiques, les sciences chimiques, les sciences naturelles, les sciences médicales, les sciences agricoles, les sciences industrielles et les sciences militaires, puis une autre pour les beaux-arts. Dans chacune de ces divisions, je marque quelques subdivisions peu nombreuses, mais assez larges pour y faire rentrer autant de subdivisions inférieures que les richesses de la bibliothèque à classer l'exigeront.
La division des sciences physiques et chimiques en ouvrages généraux et en ouvrages spéciaux me semblait, en particulier, de nature à recevoir tous les développements désirables. En ce qui concerne, en outre, la technologie, je ne fais, en effet, que l'indiquer dans la grande division des sciences industrielles, où, au n® 2, je réunis sous un mênje chef les arts, les métiers et le commerce. Mais ici, je crois pouvoir faire cette réflexion que, sauf dans des bibliothèques tout à fait spéciales, le nombre des volumes sur ces matières ne sera jamais si grand qu'une division très générale ne leur suffise. En tout cas. Ton pourrait facilement séparer les trois points que j'ai réunis. Veut-on aller plus loin encore? Il est très possible de faire de nouvelles subdivisions, que Ton intitulerait, par exemple : habitation, — ameublement, — vêtement, — aliments, — chauffage, — éclairage, — soins hygiéniques, — instruments et outils, ou auxquelles on donnerait d'autres rubriques qui paraîtraient préférables.
Ainsi que vous le voyez, Monsieur, je n'ai voulu que tracer les grandes lignes du système que je présentais, sans d'ailleurs avoir la prétention de le donner comme le meilleur. Suivant moi, je n'avais pas à entrer dans plus de détails.
Développer davantage les divisions se rapportant aux sciences m'aurait forcé de développer aussi considérablement les autres : ce n'est pas 2 pages 1/2 qu'il m'aurait fallu, mais bien 10 ou 15 pages, peut-être plus : j'aurais été à bon droit, ce me semble, taxé de prolixité.
J'arrive maintenant aux conséquences bizarres auxquelles, d'après vous, mène mon système. Mais ici, il me paraît tout au moins étrange que, pour les signaler, vous citiez celles auxquelles a abouti Bru net dans son Manuel. Et à l'appui de votre dire, vous reproduisez quelques lignes de la préface de la table des matières du Catalogue de la libimne française de Lorenz, ouvrage excellent et dont je fais souvent moi-même un usage profitable. Toutefois la critique ne m'émeut pas beaucoup. Car d'abord, sans être absolument sans fondement, elle me semble un peu forcée. Ensuite, il faut bien reconnaître qu'elle était dictée, dans Lorenz, par le besoin de substituer un système à un autre. Mais il s'agit de savoir lequel des deux systèmes est préférable.
Le système de Lorenz est très simple, et c'est là ce qui fait son mérite. C'est un dictionnaire, où les mots sont placés par ordre alphabétique, comme dans tous les dictionnaires. Mais au point de vue purement scientifique, est-il distribué avec toute la méthode désirable? Il est permis d'en douter. Vous avez des études à faire, par exemple, sur l'histoire littéraire. Lorenz vous olBfre une suite de colonnes ayant pour rubriques : Littérature, Littérature allemande. Littérature américaine, Littérature anglaise. Littérature arabe, etc., où vous trouvez un ensemble d'ouvrages sur l'histoire littéraire, sur la philologie, et des textes de différents auteurs. Ne serait-il pas plus avantageux, au point de vue des recherches, de séparer ce qui est purement histoire, et en distinguant, suivant l'importance du fonds, les diflférentes littératures, de ce qui est préceptes, critique littéraire ou textes? On aurait ainsi une suite d'ouvrages de même nature. De même pour les sciences et leurs différentes branches ; de même aussi pour l'histoire, la philosophie, la jurisprudence, la théologie. Vous auriez un tableau qui se déroulerait facilement, et dont toutes les parties ne seraient point disséminées de droite et de
gauche. On ne verrait pas les ouvrages sur le château de Coucy placés après ceux sur le cou, ni Adèle Granzow après les papiers d'État du cardinal de Granvelle. Si d'ailleurs le placement de quelques ouvrages pouvait rester douteux, vous y suppléeriez facilement par des renvois. Suivant moi, il n'est personne, si peu familiarisé qu'il soit avec le développement d'un catalogue, qui ne puisse se reconnaître aisément dans un ordre de matières ainsi tracé. J'ajoute que le complément d'un pareil catalogue sera toujours une liste alphabétique des noms d'auteurs. Tous les catalogographes, du reste, en reconnaissent la nécessité. La plupart en font même leur partie principale, ce à quoi je ne ferai point grande résistance.
Je ne veux pas, Monsieur, vous arrêter davantage au sujet de mon livre : j'ai déjà été trop long. Mais je tenais à vous expliquer, puisque vous avez bien voulu vous occuper de moi, les motifs qui m'avaient engagé à adopter un système plutôt qu'un autre. Toutefois vos critiques, que vous avez exprimées avec franchise, et auxquelles j'ai cru devoir répondre de même, ne seront pas perdues, et je m'attacherai à en profiter, le cas échéant, autant qu'il sera possible, soit en développant certaines divisions, soit en en marquant plus fortement certaines autres.
Et maintenant, Monsieur, permettez-moi, en terminant, de faire appel à votre loyauté, et de vous prier de vouloir bien solliciter de M. le directeur de la Bibliographie de Belgique, qui a reçu votre compte rendu, la publication de cette réponse. J'espère que, eu égard à une confraternité dont je me tiens honoré, vous ne ferez pas, non plus que la Bibliographie de Belgique, difficulté de m'accorder cette légère satisfaction, qui peut-être aura l'avantage de provoquer des réflexions chez quelques lecteurs, et je vous prie d'agréer l'assurance de mes plus respectueux et dévoués sentiments.
J. Cousin.
Bibliothécaire de la Bibliothèque universitaire de Douai.
Braxelles. — Imp. A. Manceaox.