IMPRIMEURS
SI
DES OUVRAORS
ou
BDITBORS
Les Germains avant le
Paris,
Christianisme. Recher-
J. Lecoffre et C"
ches sur les orij^ines,
les traditions, les insti-
tutions des peuples germaniques, et sur leur
établissement dans l'em-
pire romain, par A. F.
Ozanam.
Contrairement k ce que nous îxvons fait pour le catalogue alphabétique, nous ne laisserons point ici d'espace entre chaque article, ni de page blanche, pour les intercalations k venir. Comme, suivant l'importance de la bibliothèque, nous avons dû, en adoptant un système de classification, faire des divisions et subdivisions assez nombreuses pour éviter Tencombrement et la confusion, il nous suffira de laisser, après chaque subdivision, un certain nombre de pages en blanc pour y inscrire, à la suite de leurs classes respectives, les ouvrages acquis postérieurement. Peut-être en résultera-t-il quelques interversions de dates ; mais elles seront, en tout cas, assez rares, et elles ne briseront pas Tenchalnement du système. Dans un catalogue alphabétique, en effet, si tel nom
ne setrouve pas à telle place, ni plus bas ni plus haut, c est, en supposant qlie le catalogue soit bien fait, qu'il ne s'y trouve pas du tout. Dans un catalogue méthodique, au contraire, peu importe qu un ouvrage soit placé avant ou après tel autre, pourvu, s'il doit se trouver dans la même classe, qu'il s'y trouve en effet. Tout au plus pourrait-il y avoir cet inconvénient que, plusieurs ouvrages d'un auteur figurant à tel endroit, il s'en trouve un autre du même auteur beaucoup plus loin. Mais alors, il' suffirait d'un simple renvoi mis dans la colonne des observations. D'ailleurs, si plus tard on fait imprimer le catalogue, ce qui serait fort souhaitable (1), on pourra toujours rétablir cette harmonie, dont l'absence se faisait a peine sentir.
Au lieu de prendre, pour la transcription des cartes du catalogue méthodique (et cette observation peut s'appliquer également au catalogue alphabétique), un registre relié d'avance, et qu'il ne serait pas toujours facile de distribuer convenablement, on peut se servir de simples feuilles, ou du moins de cahiers contenant un certain nombre de feuilles tracées comme nous l'avons dit. Lorsqu'on a ainsi transcrit par parties séparées les différentes divisions et subdivisions du catalogue, on fait relier le tout, en ménageant, aux endroits voulus, le nombre de pages blanches nécessaire. Ce procédé aurait cet avantage que le travail de transcription pourrait être fait par plusieurs personnes concurremment, et l'on gagnerait ainsi un temps précieux. Car, il ne faut pas se le dissimuler, une seule personne obligée de copier le catalogue d'une bibliothèque tant soit peu importante, devra consacrer bien des veilles a ce labeur, et pendant ce temps le service de
(1) En ce qui concerne l'impression du catalogue, on est généralement d'accord pour reconnaître que ce serait une chose excellente et susceptible de rendre de grands services. Mais lorsqu'on aborde la question pratique, les difficultés surgissent. Toutefois nous sommes heureux de nous trouver encore ici, sur le principe même, en conformité d'idées avec M. J. Petzholdt {Katechismus der Bibliotfiekenlehre, p. 136-138), que nous aimons à citer en pareille matière. M. Petzholdt, en effet, tient qu'il y a toujours avantage à publier le catalogue d'une bibliothèque, même des livres imprimés, pourvu que cette publication n'enlève pas à la bibliothèque des sommes nécessaires à son entretien et à la satisfaction de ses besoins.
la bibliothèque sera toujours plus difficile, par cela même que Ton n*aura pas entore a sa disposition ce iil conducteur du bibliothécaire et des travailleurs. C'est pourquoi Ton doit autant que possible se hâter, afin d'arriver aussi tdt qu on le pourra k lachèvement d un travail si utile.
Pour rendre encore plus faciles les recherches sur le catalogue méthodique, il serait bon d'ajouter à la fin du registre une table générale des différentes divisions et subdivisions du système adopté. Tout lensemble des matières étant ainsi* représenté en quelques pages, on s'éviterait souvent la peine d'en feuilleter un grand nombre pour trouver la classe que Ton cherche.
§ IV. Oeneordanee des trois parties du eatala^ae.
Ce que nous avons dit précédemment nous permettra d'être ici assez bref.
D'abord, il est évident que le catalogue a pour objet de permettre de trouver facilement un livre que l'on cherche. C*est pour cela qu'à chaque ouvrage est attribué un numéro spécial, reproduit au registre d'entrée-inventaire, au catalogue alphabétique et au catalogue méthodique. De plus, les ouvrages étant placés sur les rayons dans l'ordre de ces numéros, la recherche est des plus aisées. *
Le registre d'entrée-inventaire, divisé, comme nous Pavons dit, en trois volumes, pour en rendre le maniement plus facile, porte tous les numéros dans leur suite naturelle. Ce registre permettra de se faire une idée exacte de l'importance de la bibliothèque, et en mên:e temps d'opérer sans peine des récolements périodiques propres k assurer la conservation du fonds confié aux soins du bibliothécaire.
Pour atteindre le premier de ces deux buts, il suffira de simples additions des chiffres fournis par les trois volumes de l'inventaire. Voici comment on trouvera le nombre d'ouvrages que possède la bibliothèque. Le premier volume (grand format), parlant du numéro 1, on prendra simplement le dernier chiffre atteint. Le deuxième volume (moyen format), partant de 4,001 , par exemple, on prendra le chiffre atteint par ce volume, moins 4,000. Le troisième volume (petit format),
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commeoçantt par exemple, à à 10,001, le chiffre à prendre sera le chiffire atteint par ce volume, moins 10,000. Le total de ces trois chiffres sera celui des ouvrages de la bibliothèque.
Pour trouver le nombre de volumes, la marche sera plus simple encore, 11 suffira d'additionner les totaux atteints par chacun des volumes du registre.
£n ce qui concerne les récolements, ils se feront facilement en suivant sur les rayons les indications portées sur le registre d'entrée-inventaire.
Mais ce registre d'entrée-inventaire, base de tout le catalogue, et qui est d'une nécessité absolue au point de vue de Tordre et de la conservation, ne peut guère servir aux recherches des travailleurs. Néanmoins, c'est par sa confection qu'il faut commencer. Les deux catalogues, alphabétique et méthodique, doivent être en conformité parfaite avec lui. Gomment donc pourra-t-on se reporter facilement de l'un kTautre?
Au point de vue des recherches scientifiques que l'on pour* rait avoir à faire, nous n'avons guère a nous occuper que du catalogue alphabétique et du catalogue méthodique. Si, sur le premier, nous nous arrêtons k un ouvrage dont le titre abrégé ne nous suffît pas, et que nous hésitions sur la classe du catalogue méthodique où nous devrons chercher plus de détails, nous pourrons faire cesser notre hésitation au moyen du renvoi placé dans la troisième colonne sous cette rubrique : Pages du catalogue méthodique. Si, au contraire, ayant pris d'abord le catalogue méthodique, nous désirons connaître, par exemple, les (Mfférents ouvrages de l'auteur dont le nom nous a frappé, nous n'avons qu'à chercher ce nom sur le catalogue alphabétique au rang qu'il doit occuper suivant Tordre des lettres de l'alphabet. En outre, de l'un ou de Tautre catalogue, on peut toujours remonter au registre d'entrée-inventaire au moyen des numéros d'ordre qui y sont mentionnés.
Quant à Tordre k suivre dans le travail, nous venons de dire qu'il fallait commencer par le registre d'entrée-inventaire. L'on pourrait aussi, sauf k faire durer plus longtemps la confection de l'inventaire, mener de front les trois parties, c'est-
a-dire Tinventaire et les cartes des deux catalogues. Puis lorsque toutes les cartes sont faites, aussi bien de lun que de l'autre catalogue, il est préférable de commencer la transcription par le catalogue alphabétique. Cette partie étant moins longue, on aura plus vite un tout complet,*qui pourra être mis k la disposition des lecteurs. On omettra seulement, pour le moment, de remplir la S*" colonne, dont nous avons parlé ci-Klessus, et qui doit contenir les renvois au catalogue méthodique.
Quant le catalogue alphabétique sera achevé, on prendra la transcription du catalogue méthodique, que Ion exécutera de la manière que nous avons indiquée, en ayant soin, a mesure que Ton portera un article, de faire le renvoi sur le catalogue alphabétique, k moins que Ion ne préfère achever tout d'abord le travail de transcription, et faire ensuite ensemble tous les renvois. En tout cas, si Ton s'arrête k ce dernier parti, il e$t évident que c'est le catalogue méthodique qu'il faut suivre, le travail devant en être beaucoup plus facile et n'étant, en quelque sorte, que mécanique. Lorsque ces diverses parties seront achevées, il sera, croyons-nous, très facile de s'orienter et de trouver rapidement tous les éléments de travail que la bibliothèque pourrait offrir.
§ V^ «-* Benseiirneiiiciitfl partieuliemi nnr le» livres*
Dans les parties qui précèdent, il y a plusieurs points que nous n'avons qu'indiqués, et qui auraient demandé des dévo*loppements plus complets. Nous n'avons pas voulu nous y arrêter, parce qu'ils jious auraient entraîné k des digressions quelquefois un peu longues, plus ou moins étrangères k notre sujet, mais que nous n'aurions pu abréger, sans omettre des renseignements nécessaires ou du moins très utiles a connaître. Nous les réunissons ici dans un paragraphe spécial, où nous traiterons particulièrement de tout ce qui concerne : les abréviations usitées dans les catalogues, — le format des livres, — la reconnaissance des anciens livres, — leur souscription et leur date, — les livres rares et précieux, — le collationnement des livres.
A. — Des abréviations usitées dahs les catalogues.
.Nous avons déjà eu Toccasion de remarquer que les catalogues, pour donner une idée complète des ouvrages qu'ils mentionnent, ne doivent pas seulement en donner les titres, mais doivent faire connaître aussi les conditions matérielles des volumes. Ces indications ont pour but d'individualiser plus complètement les ouvrages, et même les différentes éditions d'un même ouvrage. Elles sont donc d'une absolue nécessité. Mais elles auraient pour effet d'étendre considérablement les catalogues, si l'on n'était parvenu, au moyen de signes convenus et compris de tous, a les abréger dans de notables proportions. 11 s'est donc formé comme une langue spéciale, composée des signes les plus simples, tels que crochets, parenthèses, abréviations, etc. : c'est, en quelque sorte, la langue de la bibliographie, comme chaque art ou chaque science a la sienne.
Quelques-unes de ces abréviations sont tellement simples et naturelles, qu'elles se comprennent au premier regard et s'écrivent sans la moindre hésitation. Mais il en est d'autres qu'il faut connaître d'avance, et qu'il est nécessaire d'étudier, pour pouvoir s'en servir ensuite d'une manière sûre et facile. Nous n'avons qu'à donner ici la liste de celles qui sont le plus usitées avec la signification en regard : on pourra ainsi à tout instant se reporter à ce tableau pour écarter les doutes qui nous arrêteraient. Peu à peu, du reste, la pratique que l'on en fera le rendra inutile ; mais il sera bon, dès l'abord, de ne pas le perdre de vue.
Voici ce tableau, que nous avons disposé par ordre alphabétique, pour en rendre l'usage plus facile :
Anno, année.
Afr.
A froid.
Amst.
Amstelodami^ Amsterdam.
Ane. rel.
Ancienne rehure.
App.
Appendice.
Autog.
Autographe.
Aug.-Vind,
Augustœ Vindelicorum (Augsbourg),
Bas.
Basane.
Bl.
Bleu
Bla,
Blanc.
Br.
Broch.
Cart.
Cart. Brad.