ET DE LA CONSTRUCTION
Figure 1.
LÉGENDE : a, escalier ; 6, palier et vestibule ; c, salle de lecture avec ses tables ; d, ca* binet du bibliothécaire ; e, salle de service ; f, salle des manuscrits ; g, grande salle de la bibliothèque; h, débarrassoir et ustensiles de propreté.
On pourrait aussi placer, a Tune des extrémités du bâtiment, la salle de lecture et les salles de service, et à l'autre extrémité, la bibliothèque formant deux salles contiguos, assez grandes encore, mais moins longues. Voici alors les dispositions que Ton pourrait avoir. Voir ci-dessous, fig. 2.
Figure 2.
LÉGENDE : a, escalier ; h, palier et vestibule ; c, salle de lecture avec tables ; i, double salle dQ la bibliothèque; «, salle des manuscrits ; f, cabinet du bibliothécaire; j^, salle de service; ft, débarrassoir et ustensiles de propreté.
Mais il peut arriver encore que le bâtiment n'ait pas assez de largeur pour être divisé en deux. Dans ce cas, et en supposant
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que le bâtiment pût néaniDoins être éclairé des deux côtés, il ne serait pas sans avantage de disposer les salles de la manière indiquée en la fig. 3 ci-contre :
Comme on peut le remarquer dans les dessins que nous avons présentés, nous avons toujours eu soin de placer la salle de lecture à l'entrée du bâtiment, afin que les lecteurs ne fussent pas obligés de traverser d'autres salles pour y arriver. Le cabinet du bibliothécaire, qu'il faut toujours réserver pour ses travaux particuliers, y est contigu, afin qu'il y soit toujours aussi présent que possible. Puis, autant que le local le permettra, une autre salle pour les livres reçus récemment et non encore catalogués, ou pour ceux qui auraient été retirés des rayons
pour cause de réparations ou . ,
autremeût. Ensuite une salle pour les manuscrits et les ouvi'ages précieux. La bibliothèque proprement dite vient après.
Si la bibliothèque doit occuper plusieurs étages, il va sans dire que la salle de lecture et le cabinet du bibliothécaire occuperont l'étage inférieur. De mêm3 la salle des manuscrits. Les étages supérieurs formeront la bibliothèque w-oprement dite.
Jusqu'ici, nous avons toujours supposé le cas d'une bibliothèque à construire, et d'une bibliothèque devant former par elle-même un établissement indépendant. Mais il arrivera souvent que la bibliothèque a former devra faire partie d'un établissement plus ou moins complexe, comme une école quel-
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conque, faeulté ou autre* un tribunal ou une cour, etc<: ce sera le cas de ce que nous avons appelé une bibliothèque semi-publique. Ici, nous n*avons rien k dire du choix de Tem* placement général. Mais ce choix étant fait, on ménagera le plus possible la partie des bâtiments destinée a la bibliothèque suivant les principes exposés ci-dessus, c'est-a-dire qu'on s'efforcera de placer les ouvertures au soleil levant, et que Ion prendra de préférence un premier, et même, si on le peut, un second étage.
Quand il s'agit de construction k élever, il. n'y a généralement pas de grandes difficultés à concilier ces exigences. Mais s'il est nécessaire de choisir un local dans des bâtiments déjà existants, sauf a l'aménager en vue du but à atteindre, on sera souvent moins a l'aise. Toutefois nous croyons qu'il sera bon de ne pas perdre de vue, dans le choix à faire, les idées qui ont été exposées plus haut : la bibliothèque sera placée dans des conditions d'autant plus favorables, qu'on s'en sera rapproché davantage.
S'agit-il enfin d'une bibliothèque privée? Nous n'avons rien de particulier k ajouter ici. La plupart du temps, le propriétaire choisira, pour l'établir, quelque partie de ses appartements. S'il a de l'espace suffisant, et si la disposition des bâtiments le permet, nous l'engagerons a déterminer le plus possible son choix dans les conditions que nous avons indiquées. La situation la plus avantageuse sera toujours celle où il y aura le moins k craindre de l'humidité, où l'on pourra jouir d'un beau jour et où l'on pourra faire pénétrer l'air facilement.
Dans les développements qui précèdent, nous n'avons, en parlant du choix d'un emplacement et.de la construction de la bibliothèque, considéré que le présent. Mais une bibliothèque est généralement appelée k recevoir dans l'avenir des accroissements successifs plus ou moins importants, plus ou moins rapides. C'est Ik une considération qui mérite examen.
Il est évident, d'une part, qu1l serait abusif et absurde de construire une bibliothèque pouvant contenir 100,000 volumes, lorsqu'on est certain que dès l'abord elle n'en aura pas plus d'une vingtaine de mille. Combien d'années s'écouleront
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avant qn'fm ait atteint ce ehiffire ile cent mille? Quel espace resté inoccupé, et que de sommes dépensées sans profit? Mais, d'un autre côté, il est bien à prévoir que le chiflTre de 20,000, que Ion suppose devoir former le premier fonds de la bibliothèque, sera augmenté d'année en année. N'y aura-til pas des achats a faire de temps, a autre ? Ne peut-on pas recevoir quelques dons, soit de particuliers, soit du gouvernement? Il n'est donc pas téméraire de prévoir qu'un jour viendra, où le local de la bibliothèque, largement suffisant aujourd'hui, deviendra trop resserré ; qu'elle voudra émerger au dehors et reculer ses limites. Il sera donc prudent, dans le premier choix d'un emplacement, de se demander si, plus tard, le cas échéant, il serait possible de donner a la bibliothèque de l'extension. Quant à la construction elle-même, l'architecte aurait soin de la disposer de telle sorte qu'elle fût plus tard susceptible de recevoir des développements qui ne nuisissent pas à l'unité du plan primitif. Quel que soit d'ailleurs le caractère que doive revêtir la bibliothèque que l'on a en vue, il est indispensable de songer, d'une manière immédiate, au présent ; mais il est bon de jeter en même temps un coup d'œilvers un avenir plus ou moins éloigné.