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CHAPITRE QUATRIÈME DE l'usage de la bibliothèque et des règlements

II nous reste a parler de 1 usage de la bibliothèque et de Futilité qu'elle peut procurer. C'est là, en eflTet, le but dernier de rétablissement. A quoi servirait d'avoir mis tous ses soins k l'organiser dans les meilleures conditions, de prendre toutes les mesures propres. à assurer sa conservation, si tout cela ne devait aboutir a aucun résultat utile? Une bibliothèque est une mine abondante en richesses, mais il faut l'exploiter ; c'est un trésor, mais il faut savoir en user ; c'est un réceptacle des pensées choisies des esprits les plus distingués, mais il faut nous efforcer d'entrer en communication intime avec eux. Pour cela, il est nécessaire qu'elle soit mise le plus possible à la disposition des personnes en vue desquelles elle a été créée.

Nous n'avons point a parler ici d'une bibliothèque privée : son propriétaire usera lui-même de ses livres suivant ses convenances, ses goûts, ses caprices même ; il n'aura pas k respecter chez quelque autre un droit semblable au sien. Mais s'il s'agit d'une bibliothèque publique ou semi-publique, il n'en saurait plus être ainsi. Chacun n'a que l'usage des livres, et le droit de l'un ne doit nuire en rien k celui de tous les autres. Il a le devoir, d'abord de respecter une propriété qui ne lui appartient pas, et en outre, de subordonner ses convenances k celles du reste du public. De Ik la nécessité de règlements qui, pour maintenir k tous la juste jouissance k laquelle ils ont droit, établissent k la fois les devoirs du personnel et ceux de chacun des visiteurs, lecteurs ou emprunteurs. Car, de même que les lois sont l'âme, le lien social des peuples, ainsi des

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règlements sages et libéraux sont indispensables à une bibliothèque, aussitôt qu'elle admet des visiteurs.

Ce qui doit donc nous occuper ici, c'est rétablissement de règlements assez libéraux pour que la bibliothèque ne reste pas un trésor enfoui, et tels en même temps que la conservation en puisse être parfaitement assurée. G est Ik la double exigence que nous devons nous efforcer de concilier. La réalisation de ce desideratum, pour n'être pas toujours aisée, doit toutefois rester constamment notre idéal. Inspirons-nous ici de la pensée d'un auteur autorisé, que nous avons déjà cité. «Il serait difficile, suivant la remarque de M. Constantin (1), de donner un modèle de règlements* qui pût servir de code k toutes les bibliothèques ; cependant certains principes fondamentaux sont les mêmes partout et ne supportent' que des modifications partielles exigées par les localités ou d'autres circonstances. » Ce sont ces principes fondamentaux que nous allons essayer de déduire d'abord. Nqus reproduirons ensuite, pour en montrer l'application, quelques-uns des règlements généraux qui ont été promulgués en France depuis 1789.

SECTION PREMIERE

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