‹ De l'organisation judiciaire, et de la codification, extraits de divers ouvrages de Jérémie BenthamChapitre 101 sur 139 · PASSAGES DE L’ESPRIT DES LOIS · texte numérisé non relu

PASSAGES DE L’ESPRIT DES LOIS

bunal pour poursuivre en son nom tous les crimes. La partie publique veille pour les citoyens; elle agit, et ils sont tranquilles. » Liv. VI.

« Tribunal domestique. Les Romains n’avaient pas comme les Grecs des magistrats particuliers qui eussent inspection sur la conduite des fetpmes...? L’institution du tribunal domestique y suppléa... Le mari assemblait les parents de la femme et la jugeait devant eux. Ce tribunal maintenait les mœurs de la république : mais ces mêmes mœurs maintenaient ce tribunal. Il devait juger non seulement de la violation des lois, mais aussi de la violation des mœurs. Tout ce qui regarde les règles de la modestie ne peut guère être compris sous un code de lois. Il est aisé de régler par des lois ce qu’on doit aux autres : il est difficile d’y comprendre tout ce qu’on se doit à soi-même... » Liv. Vil, ch. 11.

Liv. XI. ch. 18 , Montesquieu explique les chan-. gements que subit la puissance judiciaire à diverses époques de la république romaine : mais c’est un exposé purement historique dont on 11e peut rien tirer pour une théorie générale.

Liv. XI , ch. 6 , en parlant de la constitution d’Angleterre , Montesquieu pose quelques principes plus clairs, plus explicites que dans tout ce qui précède.

« Il n’y a point de liberté si la puissance de juger n’est pas séparée de la puissance législative

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