‹ De l'origine authentique et divine de l'Ancien Testament: Discours (volume 3)Chapitre 10 sur 23 · APPLICATION · texte numérisé non relu

APPLICATION

M. F.> la miséricorde céleste donna jadis l'ancien Testament aux Hébreux pour les éclairer, les conduire à Jésus.

Elle le destinoit encore à notre perfectionnement, à notre salut. Conservé jusqu'à nous , il est en nos mains. Heureux celui qui ne répondra pas à ce bienfait par une dédaigneuse ingratitude !

Chrétiens, dèsaujourd'hui, desemaîne en semaine, on viendra développer dans cette <iiaire ces récits sacrés , qui jadis préparoient au Christ des disciples fidèles.

(49) Mettez quelque importance à venir les écouter, et n'abandonnez pas nos temples , p^ëcisëment lorsqu'ils s'ouvrent pour vous offrir des clartés dont vous sentez le besoin, et des eonnoissances dont vous vous plaignez de manquer.

Laisâerions^nous donc s éteindre au milieu de nmis, par notre incurable tiédeur, une institution que nous devons à la sage piété de nos pèr^, que les étrangers nous envient, et qui seroit si propre à nourrir dans l'Église la connoissancede TÉcriture sainte, l'habitude 4e la lire et Tart de la comprendre ? — M. F. , gardez-vous de négliger des secours aussi précieux et aussi faciles. Faites plus encore. Ouvrez souvent dans vos demeures les livres de l'ancienne alliance, et joignez cette lecture à l'étude de la nouvelle. Vous y verrez briller quelques traits de la gloire du Fils de Dieu; cette lecture élèvera vos âmes et parlera à

(5o) votre cœur. Lisez l'histoire du peuple juif. Contemplez cette action constante et sublime d'une providence paternelle, qui fait tourner toutes choses au bien de ceux qui aiment Dieu, et vous appren-* drez à vous décharger sur ce Dieu , du fardeau de vos peines.**- Lisez ces Pisaumes> poëti(|ues monumeos de Thumilité d'un monarque et de la sensibilité d'un guerrier; ces Psaumes, ou la piété la plus vive se multiplie sous tant de formés ; lisez-les, et vous apprendrez à pleurer vos fautes, à fléchir votre Dieu, à ressentir à la vue de ses bienfaits et de ses œuvres , les pure^ et vives émotions d'une piété confiante et animée* —Lisez les Prophètes ; osez suivre Ésaïe dans son.

vol impétueux, et que son imagination brûlante élève vos pensées jusqu'au trône de l'Êtepiel. Entendez les soupirs de Jerémie, et contemplez en le voyant assis sur de sanglantes ruines, ce que de-

viennent les nations qui abandonnent leur Dieu. Allez écouter siu* les pas de Daniel cette voix prophétique, qui, perçant les ténèbres de la nuit, fait déjà entendre le nom du Christ, et prosternezvous devant le soleil de justice dont elle annonce Faurore. Ah! si le roi prophète, au milieu des embarras de la royauté et des soucis d'qne vie agitée, aimoit à se nourrir la nuit et le jour de la loi de son Dieu; si, dans la vivacité de sareconnoissance , il quittoit quelquefois sa couche pour célébrer le riche présent que ce Dieu avoit fait à la terre , vous qui devez connoître mieux encore ses desseins paternels, et les religieuses beautés des écrits de Fancienne alliance , ne sauriez-vous trouver aucune douceur dans ces pieuses méditations?

M. F. , n'auriez-vous donc jamais compris de quelle miséricordieuse bonté Tancien Testament est pour vous le gage ? . . • .

(50 Nous n'étions pas encore nés; nos ancêtres plongés dans la barbarie, celébroient unt culte impur sur des autels découlans de sang Inimain, et Dieu songeoit à nous ! Il avoit pitié de ces générations nombreuses qui alloient naître pour l'offenser et mourir ! Touché de compassion il a appelé Abraham , il a envoyé Moïse , il a inspiré les Prophètes , il leur a ordonné d'annoncer le Sauveur, de lui préparer la voie, de déposer en des mains fidèles la charte sacrée qui , tant de sièples à l'avance, le promettoit aux hommes infortunés.Charte précieuse !

Monument auguste et révéré du salut de rhonune et de la miséricorde de Diçu !

qui voudroit, qui pourroit négliger tes oracles divins ! Ah plutôt , quelle bouche ne s'ouyriroit pour célébrer ce bienfait!

Quelle âme si insensible n'en seroit émue !

— Dieu nous aimoit et nous n'étions pas pés! — Non, nous ne repousserons aucun

(53) des moyens de salut qu'il nous offre i nous aimerons à le bénir pour ses faveurs passées comme pour ses faveurs nouvelles. Nous étudierons tout ce qu'il a fait pour nous , toutes les voies diverses par lesquelles il a voulu conduire ses enfans au bonheur, toutes les lignes de cette Écriture utile ^ à instruire^ à en*seigner^ à conçaincre^ à rendre Vhomme de Dieu accùtripU en toutes sortes de bonnes œui>res! Seigneur, tu connois la sincérité de nos résolutions , mais tu connois en même temps leur inconstance; donne-nous les dispositions simples et chrétiennes avec lesquelles ta parole nous rendra plus heureux et meilleurs!.....

Seigneur, apprends-nous à lire ta loi!

Amen.

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