‹ De l'origine authentique et divine de l'Ancien Testament: DiscoursChapitre 16 sur 33 · SECTION CINQUIÈME · texte numérisé non relu

SECTION CINQUIÈME

Actes des Apôtres,

Les Actes des Apôtres appartiennent nécessairement à cette division de notre travail* Gomme livre historique , complément des «Évangiles , et seconde partie de celui de Luc, ils ne peuvent se séparer de l'histoire du Sauveur.

Ils ne renferment proprement ni une histoire des Apôtres , ni celle de l'Apôtre Paul, ni celle de la primitive Église, mais un peu de tout cela. Cç sont, à parler exactement, des mémoires écrits par révangélisle Luc, non sur lui-même,

tnaîs sur les premiers travaux apostoliques, et sur les premiers progrès. du règne de Christ. L'auteur paraît se borner à ce qu'il a vu par lui-même, ou plus particulièrement connu. Il développe beaucoup certains récits, et ce qui tient à certaines contrées ou certaines personnes. Iljndique rapidement ou omet le reste. Quelquefois il parle en son nom et s'associe au récit;* c'est alors surtout qu'il multiplie les détails. Puis il passe à la troisième personne et resserre souvent alors la narration. D'après ce double indice, on le voit, pour ainsi dire, se. rapprocher ou s'éloigner de la scène, accompagner St. Paul ou rester loin de lui. Il ne faut donc chercher ici , nous le répétons, rien de méthodique et de complet. Mais de quel prix, toutefois, ce

♦ Act. XVl, 10, nous nous disposâmes ; XX, 6, nous nous embanfuàmes^ .

( 253 ) livre n'est-il pas pour nous? Tel qu'il est, il nous donne tous les faits fonda^ mentaux de xîette primitive et sainte histoire: l'envoi du Saint-Esprit, principe de l'autorité des Apôtres ; le Concile de Jérusalem et tant d'autres faits, principes de la vocation des Gentils ; la conversion de Paul, principe de son glorieux apostolat. Il garantit de plus l'authenticité de beaucoup d'Épîtres, parleurs rapports secrets et singuliers avec l'histoire.

11 nous donne d'ailleurs ce qu'après les Évangiles nous devions le plus désirer , le récit de la premèire impulsion donnée à l'œuvre de Jésus-Christ, et des premiers progrès de son règne. Et quelle preuve du Christianisme, que le tableau de la prenqiière Église et des premiers actes de ses conducteurs! Un homme réfléchi pourrait-il n'être pas frappé de ce mélange de ferveur et de raison, d'énergie et de douceur, de pouvoir et de

patience, de succès et d'humilité ! On a beau chercher^ la trace des passions humaines n'y est pas, et tout bon logicien est contraint d*y reconnaître l'œuvre de Dieu. Nous y reviendrons dans la troiisième partie. .

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