INTRODUCTION
Avant tout, mes Frères, examinons en peu de mots les paroles de notre texte, puisqu'elles doiveîit nous fournir nos moyens et notre plan.
Comme plusieurs ont entrepris d'é-* crire ïhistoire des choses*.. On croit voir ici d'ordinaire une allusion à quelques Évangiles apocryphes d'une grande ancienneté. Observons cependant que
(5) deux seulement de ces Évangiles* peuvent remonter jusqu'au temps des Apôtres; tous deux appartenaient à des sectes assez éloignées du vrai Christianisme.
Que d'autres récits de Thistoire évang^ lique, composés par des chrétiens fidèles, aient été sous les yeux de Fauteur sacré, c'est ce qui n'est contredit ni confirmé par aucun témoignage. Quand on réfléchit sur son but, il parait plutôt qu'il a principalement en vue les Évangiles de Matthieu et de Marc écrits avant le sien ; il semble s'excuser de recommencer encore l'ouvrage qu'ils ont deux fois exé* cuté.
Dont la vérité a été connue parmi nous açec une entière certitude. Ainsi donc
f VÈvangile des Hébreux et VEpangilt des Égyptiens. Le premier est une contre-ëpreuve défigurée de l'Évangile de Matthieu ( voy, apx Béçeloppements ^ sect. 2) : le second nous est mal connu; mais les fragments^^i nous en restent y. ne respirent pas Vesprit de rÉyangile.
(6) en Palestine et près des Apôtres /la vérité des Évangiles était populaire et facile à reconnaître.
Par le rapport que noUs en ont fait ceuxquiy dès le commencement^ les ont vues de leurs propres yeux et qui ont été les ministres de la Parole. Nouvelle allusion aux écrits de Marc et de Matthieu; nouveau témoignage que Luc leur rend, et leur rend comme à des témoinis oculaires.
J'ai cru aussi^ très-excellent Théophile^ que je devais vous les écrire avec ordres après m* en être ex€tct€ment in-formé dès leur origine. Si St. Luc commence donc un nouvel Évangile , c'est qu'il veut faire un ouvrage complet ; c'est qu'il va disposer dans leur ordre les événements qui doivent y être contenus*
Afin que vous reconnaissiez la certitude des choses dont on vous a instruite Voilà donc le but de Tévangéliste. Or^
(7) pour atteindre ce but, d'abord il met son Évangile entre les mains de Théophile, en même temps qu'il en appelle aux autres, comme à Touvrage des ministres de la Parole; puis il atteste qu'eux et lui étaient témoins oculaires ou exactement informés de tous les faits. Enfin» il se croit en droit d'en conclure que l'histoire évangélique est véritable. — Suivons et développons les mêmes idées. Certitude de l'authenticité des Évangiles* Certitude de la connaissance des faits chez les évan- ^listes. Certitude de l'histoire évangélique^ résidtat des deux premières.