‹ De l'origine authentique et divine de l'Ancien Testament: DiscoursChapitre 25 sur 33 · IV. Épîtres aux Églises bien-aimées · texte numérisé non relu

IV. Épîtres aux Églises bien-aimées

Je me hasarde à indiquer de la sorte les Épitres aux Thes«aloniciens et aux . Philippiens, Églises remarquables parla confiance , par l'aflfection que leur portait St. Paul, par la pie qu'elles lui donnaient. Dans ces Épitres il ne censure point; il encourage et il avertît, son cœur froissé s'ouvre à la confiance, et il est tout tendresse. Heureuse Macédoine, dont les Églises méritèrent de tels éloges, et furent l'objet d'un tel amour ! On

( 333 ) ne trouve ici aucune trace bien certaine des Judaïsants , ni des Gnostiques.

Celles auxThessaloniciens furent écrites avant toutes les autres Épitres de St.

Paul. La première était destinée à affermir cette Église naissante » au milieu des orages suscités par la rage des Juifs.

Paul qui lavait fondée ; n'avait pu rester près d'eux que trois semaines; il s'alEHige en lui-même de voir de si jeunes néophytes 5 déjà exposés au vent de la persécution 9 mais son cœur s'émeut de joie, de les savoir fermes et fidèles. La seconde Épître, plus courte et plus obscure, est écrite peu après, pour détruire une méprise,* dont nous ne pouvons bien déterminer la cause. Le second chapitre n'a jamais "encore été expliqué d'unç manière certaine. On ne peut guère s'en étonnerj si l'on observe que l'Apôtre ren-

♦ 2Thess. II, 2.

( 334 ) voie ses lecteurs à des explications données de vive voix.* Sûr d'être compris de ceux auxquels il s'adresse, il paraît avoir quelque motif de ne pas s'exprimer plus clairement.

L'Épître aux Philippiens a été écrite dix ans plus tard, dans lés fers de Néron, comme celles du' groupé précédent. C'est répanchement plein de tendresse et d'abandon d'un père écrivant à des enfants chéris, dont il a éprouvé l'amour, dont il vient de recevoir les dons , et auxquels il doit pourtant quelques conseils. II y règne trop d*intimité , de liberté pour qu'on y doive chercher un plan. Mais en revanche, quelles utiles et sublimes leçons n'y recueillons-nous pas de la bouche de l'Apôtret**

>'2Tbcs8.U, 5,e.

** Voyez, en particulier» les cLapitiea Vtti lU.

Page 1