‹ De l'origine authentique et divine de l'Ancien Testament: DiscoursChapitre 28 sur 33 · VII. Épftres catholù/ues · texte numérisé non relu

VII. Épftres catholù/ues

C^ titre même a quelque chose d'obscur, ^t Fon n'est pas bien certaih du sens que lui donnaient les preniiers collecteurs diJ Canon. On crcril d'ordinaire qu'il servait à caractériser la destination des Ëpîtres de Jacques ^ Pierre, Ju$les et Jean, adressée^ à des régions entières ou àTÉglise universelle, par opposition à cellejs de.Paul, envoyées à une seule lÉgli«e.

jCe que nou»>avons dit plus haut des plus saillants de cess écrits, nous laisse ici peu de choses à ajouter. .

L^Êpître de Jacques est adressée, de Jérusalem aux douze tribus qui sont dispersées* c'est-à-dire, M ce qu'il paraît, aux Juifs devenus Chrétiens , 4i^

* Jacg. I, I.

( 338 ) perses eu Asie, et çlont le centre de ralliement était Jérusalem. Ses allusions fréquentes ^ux .passages de St. Paul, à ses doctrines, à ses arguments, ne permettant guère de douter que Jacques n'ait eu ^udkpie dessein de les éclaircir, et d'en prévenir l^abus* Jacques mettait ttqp d'importance à la sanctification et mx œiivres , pour laisser leurs ^versaires abuier contre elles* d'une interprétation trop absolfie et trop partiale de quelques .passages de St. Paul,

* La première Épître de Pierre est adressée de Babyloné aux Juiife devenus Chrétiens?, dispersés dans FAsie mineure.

L'Apôtre parait leur avoir écrit aprè$ l'incendie de Rome, au bruit des persécutions qui en furent la suite, et qu'il redoutait pour puXi C'est conBpe ^lles qu'il travaille d'avance à les affermi!?. Celte Ëpitre renferme aussi des allusions et des emprunts à celles de Paul et même de Jacques,

(339) Quant à la secofnde de Pierre, elle parait adressée aux mêmes hommes , mais le lieu, la date, le but, sont incertains.

Ce qu'elles de plusTemarquable, ce sont ses rapports singuliers avec TÉpître de Judes , qu'elle a imitée ou plutôt développée.* Ceff deux Éfîtres luttent Tune et l'autre contre des docteurs de mensonge, probablement plus ou moins Gnostiqqes, qui altéraient le Christianisme.

L'Épitre de.Judes n'est pas.mieux éclaircie que la seconde de Pierre, dont elle est en* quelque sorte la contre-^preuTe.

Mais elle est plus courte, et l'étude des caractères internes de toutes deux me semble mettre hors de doute qu'elle est l'originaL Du reste, malgré son extrême brièveté, elle a été citée par nombre d'anciens docteurs ; elle renferme des passages saillants,** et elle a en faveur de

* Voyez en particulier a Pîer. IL ** Voyez, par exemple, anxversets 20 et 2t , un sommaire de la vie chrétienne /aussi complet que concis.

( Mo ) son authenticité bien plus de preuves* interaes et extemies, qu'on ne devait Tespérer pour une lettre aussi courte.

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