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SEINGS FORMÉS PAR LES CARACTÈRES DE L’ÉCRITURE

De même que les caractères de l’écriture avaient été admis à l’époque gallo-romaine pour former les

(3) V. pl. xli le monogramme de ce roi (reproduit d’après le reg. K. 36, n» L du Trésor des Chartes), et dans les planches précédentes ceux de ses prédécesseurs.

AL' MOYEN AGE

motifs des sujna gravés sur les anneaux à signer , de même aussi ces caractères furent admis, dès le commencement du xm e siècle, pour former ceux des seings manuels. Ces mots : Deo (jratins amen (PI. v, n° 8) constituaient le seing d’Étienne de Laye, chevalier ; et ceux-ci : Salve mater Êomini. accompagnaient celui de Simon Àulet , clerc du diocèse de Clermont. Ordinairement, lorsque ces caractères étaient employés, soit seuls , soit comme ornements accessoires des seings , ils tendaient à faire connaître le signataire.

Les seings par l’initiale seule du prénom sont les plus anciens et les plus communément employés. Guillaume, abbé de Savigny (1228), signait par un V suivi d’une croix cantonnée de quatre points (PI. vu,

Jean, abbé d’Ainay (1224), par un J (4);

Pierre Douer, notaire à Feurs (1294), par un. P (PI. xn , n° 2) ;

Perrin de la Chaise, damoiseau (1331), par un P (PI. vu, n° 8);

Durand de Yiries, damoiseau (1331), par un D (PI. vu, n° 11),

Hugues de Vandeins, clerc (1346), par un II (PI. vu, n° 14).

(-1) Arch. de l’Empire, P. 1100, c. 1011.

Souvent cette lettre initiale est accompagnée d’ornements comme dans les seings de :

Guillaume Cellerier, de Villars, notaire [1297] (PI. xviii, n° 5);

Jean de Gallion, notaire [1330] (PI. xi, n° 2);

Guillaume de Bussuil [1332] (PI. x, n° 1);

Mathieu de Saint-Romain (PI. xii, n° 1).

Les seings par les lettres initiales du prénom et du nom, soit employées seules, soit avec des ornements, peuvent être classés, à raison de leur ancienneté et de leur fréquence , après les seings par l’initiale du prénom seul ; tels sont les seings de :

1289. Pierre Aymeri, prêtre (PI. vi, n° 16);

1293. Mathieu Cordier, notaire (PI. xvm, n° 3);

1311. Pierre Ysarne (PI. xxm, n° 7);

1314. Pierre Amour (PI. xi, n° 3);

1357. Pierre de Vernet, docteur en lois (PI. ix, n° 1).

Les seings par le prénom écrit en toutes lettres ou en abrégé ne commencent à apparaître que vers la lin du xm e siècle, et restent assez rares jusqu’au milieu du xiv\ Voir ceux de :

1289. Lambert, clerc (PI. vi, n° 19);

1289. Barthélemy de Bioley, chapelain de Villefranche (PI. vi, n° 20) ;

AC MOYEN AGE

1317. Jean Mayraud, clerc du diocèse de Besançon (PI. xiv, n° 3) ;

1346. Jean de Thelis, chevalier (PI. vin , n°4);

1348. Adam Anglois, notaire du diocèse de Reims (PI. xiii, n° 2).

Les noms n’apparaissent dans les seings que vers le commencement du xiv e siècle. Tantôt toutes les lettres qui servent à les former sont disposées comme ornements d’un motif, comme dans les seings de :

1330. Jean Salvestre (PI. xiv, n° 1);

Antoine Bequet (PL xiv, n° 2);

Simon Aulet (PL xm, n° 3).

Tantôt ils accompagnent ce motif où le complètent. Voir les seings de :

Barthélemy Bonjour (PL xiv, n° 4);

Pierre Jardin (PL xv, n° 2) ;

Jean Altanon (PL xv, n° 3);

Jean Palmier (PL xu, n° 5).

Mais il est très-rare de rencontrer avant le milieu de ce siècle des seings du nom écrits en caractères cursifs, c’est-à-dire des signatures telles que nous les entendons aujourd’hui.

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