‹ De l'origine du langageChapitre 4 sur 4 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

Objet de cet écrit. Difficuliés qu'on peut j opposer. Possibilité de résoudre le problème de l'origine du langage. Essai de M. Jacob Grimm sur le même sujet. Objection contre la loi de progrès que M. Grimm croit reconnaître dans le langage. Objections contre un état monosyllabique an té-grammatical. La complexité des idiomes n'est pas en raison de la culture des peuples. La loi de chaque famille de langues fut fixée tout d'abord. Argument que la comparaison des langues sémitiques et des langues ariennes semble offrir pour l'hypothèse d'un premier langage rudimentaire. Réserves avec lesquelles les lois ci-dessus énoncées doivent être admises. Réserves analogues sur ce que nous entendons par spontanéité. Les œuvres spontanées sont à la fois l'œuvre do la foule et l'œuvre d'individus. Action d'une aristocratie intellectuelle dans la formation du langage. Action des ciasses diverses et peut être des sexes divers. En quel sens il faut entendre l'unité d'une langue.— Idées de M. Steinthal 8ur l'origine du langage. En quoi elles sont d'accord avec celles que je proiose. — Idées de M. Hejse. — Id^'i/s de M. Max Millier et de M. Uunsen. Objections contre l'hypo-

thèse d'une famille touranienne. Les langues ne passent pas d'un système à un autre: preuve tirée de l'unité des familles. Le langage de chaque famille était complet au moment où la famille s'est scindée. Le langage fut créé dans des groupes d'hommes peu nombreux. Exemple tiré de la langue arienne primitive : cette langue fut tout d'abord analogue à celles de la même famille que nous connaissons. Impossibilité de révolutions séculaires : la production de chaque famille de langues est un fait primitif. La famille arienne n'est pas un démembrement d'un ensemble plus étendu. — Idées de M. H. Ritter. Réponse à quelques objections. Manière dont il faut entendre les lois do la nature et les formules de la science. 1

Possibilité d'une Embryogénie de l'esprit humain. Moyens qui pourraient servir à la créer. Le langage envisagé comme document des époques anté-historiques. Limites dans lesquelles il est permis d'atteindre le langage primitif. 65

Opinions diverses sur l'origine du langage : l'antiquité , Id xviue siècle. Hypothèse d'une invention artificielle et réfléchie : lacunes de cette théorie. Réaction philosophique du commencement du six" siècle. Le langage envisagé comme une révélation. Sens dans lequel on peut admettre cette expression : impossibilité d'une révélatioD entendue

dans le sens matériel; prétendus arguments théologiques invoqués en faveur de cette opinion. Création de la philologie comparée ; vues nouvelles qvu en résultèrent sur l'origine du langage : Frédéric Schlogel , Guillaume de Humboldt. 73

Le langage a été créé par toutes les facultés humaines agissant spontanément. La parole est naturelle à l'homme : de la distinction d'un langage naturel et d'un langage artificiel. Il n'y a point eu une période de mutisme dans l'histoire de l'humanité. Rien de réfléchi dans la création du langage : en quel sens il est à la fois humain et divin. Point de tâtonnement ni d'opérations artificielles dans le développement d'un système de langues. Impuissance delà réflexion pour réformer le langage : impossibilité d'une langue scientifique ; barbarie et roideurdes langues remaniées. Comment les dons spontanés sonten raison inverse des facultés réfléchies. Le mot difficile n'a pas de sens appliqué au spontané. Le langage ne s'est pas créé par des juxtapositions successives, mais par l'évolution d'un germe contenant le principe de tous les développements ultérieurs. 89

Confirmation historique des principes ci-dessus énoncés- Il 11/ <i ynà d exemple d'une langue qui se soit complétée

2o4 TABLE ANALYTIQUE.

peu à peu. La grammaire de chaque race a été coulée u'une seule pièce. Apparente exception que ^orésentent les langues sémitiques : hypothèse d'une langue sémitique primitive monosyllabique et sans flexions; réfutation de cette hypothèse. En quel sens les langues vivent et se développent: immutabilité des familles prises dan» leur ensemble; révolutions dans le sein dos familles. 103

Caractères du langage primitif. Diversités qu'il dut offrir. Prédominance de la sensation. Forme concrète de la pensée pri;nitive. La sensation explique les mots, mais non pas la grammaire. Exemple de l'hébreu : caractère sensitif du vocabulaire de cette langue. Manière dont se sont exprimés les sentiments moraux et les idées abstraites. Harmonie primitive du monde physique et du monde moral. Elément de raison pure dans le langage : distinction des mots pleins et des mots vides ou objectifs et subjectifs. 119

L'onomatopée , loi du langage primitif. Latitude qu'elle laissa aux premiers nomenclateurs : traits d'union qu'elle établit entre les diverses familles. Délicatesse qu'avait la îacul*4appellativechez les premiers hommes. Imuossibilité où nous sommes d'> ressaisir la trace de leurs sensations.

TABLE ANALYTIQUG. 255

L'onomatopée n'a pas été le seul procédé de nomencla' ture. De la relation entre le nom et la chose : le choix du nom n'estjaraais ni arbitraire ni nécessaire ; il est toujours motivé. 135

Autre caractère des langues primitives : synthèse. La simplicité n'est pas antérieure à la complexité. Exemple tiré de la formation des catégories grammaticales. Autre exemple tiré de la conjugaison. Confirmation de ce principe par la philologie comparée, en particulier dans le domaine des langues indo-européennes. L'analyse, principe de décomposition dans le sein de cette famille. Restrictions aveclesquelles la même loi s'applique aux langues sémitiques. Du monosyllabisme envisagé par quelques-uns comme une loi absolue du langage primitif. 151

Fxubérance des formes dans les langues primitives : appauvrissement successif des langues. Liberté et apparente irrégularité des langues anciennes. Effets de la culture grammaticale sur le langage. Morcellement et individualité du langage à l'origine. Observation sur les mots qui chez tous les peuples signifient barbare. L'homogénéité du lacgage est le résultat de la civilisation. Origine des dialectes. Loi que

présente le développement du langage sous le rapport dei variétés dialectiques. Faits qui établissent la promiscuité orimitive des dialectes. 169

La cri^ation humaine du langage prouvée par le parallê liyme rigoureux du langage et de l'esprit humain. Rapporta des langues et du climat. Rapports des langues et des races : exemples tirés des langues sémitiques et des langues indoeuropéennes, delà Chine et de l'Egypte. 187

De l'unité primitive du langage. Sens dans lequel il faut maintenir l'unité de l'humanité. Elément apporté dans la question par l'étude des langues : familles irréductibles. Le langage s'est produit sur plusieurs points. Est-on en droit de tirerdelà uneconséquence anthropologique? Hypothèse d'une race scindée avant la création du langage. Les divisions de races fournies par la philologie comparée ne sont pas celles auxquelles conduit la physiologie. Impossibilité de dériver le système d'une famille du système d'une autre famille : insuffisance des rapprochements tentés jnsqu'ici. Affinité très-éloignée des langues sémitiques et des langues indo-européennes ; manière de l'expliquer. Faits analogues empruntés aux langues de l'Asie orientale et do

rOcéanie. Langues ea apparence mixtes, copte, berber. Limites dans lesquelles les langues se font des emprunts : hypothèse d'un état primitivement fluide du langage : contacts embryonnaires. Degrés dans la non-parenté ues familles. 19»

Possibilité de déterminer approximativement, pour la race indo-européenne, le point sur lequel le langage est apparu. Inductions tirées des livres de l'Inde et de la Perse. La race brahmanique venue du Nord-Ouest. Sou unité primitive avec la race iranienne. Nécessité d'un centre arien vers la Bactriane. Traditions de l'Inde et de la Perse sur i& séjour primitif de l'humanité : Outtara-Kourou, mont Mérou, Airjauem-Vaêgô, mont Bérézat, fleuve Arvanda. Berceau des Ariens dans le Bolor : plateau de Pâmer. Coïncidences des traditions sémitiques avec celles des peuples indoeuropéens : Eden, Phison, Gihon. L'Imaûs, point de départ des grandes races civilisées. Importance d'une exploration scientifique de ces régions. Vue sur les autres races. De l'âge relatif des langues indo-européennes : jeunesse du sanscrit ; entrée tardive des peuples indo-européens dans l'histoire. 219

Mystères impénétrables des ap[)arition8 primitives. États qui

n'ont plus d'analogues. Il n'y a dans la nature ni miracle» ni lois intérimaires. Dilférence des effets provenant de la différence des causes occasionnelles. Les lois de la nature ij« Bont calculées que pour certains milieux. Pourquoi l'homme et la nature ne créent plus que sur une échelle imperceptible : le plan des choses n'a plus de vides. La liberté console l'homme de la perte de la spontanéité. L'homme redeviendra créateur. 237

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