‹ De l'origine du pouvoirChapitre 17 sur 36 · est nécessaire, croyons-nous, d'examiner · texte numérisé non relu

est nécessaire, croyons-nous, d'examiner

270 4e PARTIE. — ÉMANCIPATION DES PEUPLES ADULTES

cette théorie, afin de compléter notre doctrine sur la possession de l'autorité.

Commençons par la seconde des trois propositions énoncées plus haut. Est-il vraiment indubitable que les facultés des individus puissent appartenir au premier occupant? Cette affirmation, à moins qu'on ne veuille l'entendre dans un sens figuré, a je ne sais quoi de dur et de répugnant pour la conscience. Dites, si vous le voulez, que le droit d'élever un orphelin, un pupille, peut être un objet d'occupation; que cette occupation est un titre favorable pour celui qui a conçu des sentiments paternels à l'égard de ces orphelins ; dites que les facultés des individus ne sont pas encore développées et qu'elles ont besoin d'un guide qui forme les forces physiques à l'habitude du travail, la volonté au bien, l'intelligence au vrai... Oui; c'est là une sorte d'occupation légitime de forces qui sont encore dans l'enfance ; et celui-là accomplit un devoir sacré qui les dirige et les aide dans leur développement normal. Mais on ne peut pas dire qu'il occupe un fonds propre à lui rapporter profit.

241. — Toutefois, même en laissant passer ce langage, pourrons-nous appliquer aux peuples ce qui a été dit des individus ? D'après l'auteur, le fait est identique. Donc, dit-il, logiquement les lois morales qui règlent ce fait doivent être identiques. J'avoue ne pas bien saisir cette identité entre ces deux êtres, l'un physique et l'autre moral. Personne qui ne reconnaisse entre les deux plusieurs analogies. Mais il y a loin de l'analogie à l'identité.

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