V. inf'ra, p
rurnle de Mirabeau, où les pages éloquentes et de grande envergure ne manquent pas, est d'autre part une œuvre touffue, parfois obscure et bizarre ; V Ordre nnUire/ et essentiel de Mercier de la Kivière est une œuvre claire, logique, d une belle architecture, mais abstraite, froide, dépourvue de traits d'esprit, un peu lourde, écrite par endroits en une langue un peu spéciale, parce que fauteur s'efforce de trouver une méthode et de constituer une terminologie scientifique : défauts capitaux aux yeux d'une grande partie de la société frivole d'alors, qui se targuait, en outre, de détester \e^ systèmesl Ce n'était point par de tels livres que la Physiocratie pouvait pénétrer profondément dans la masse du public. On le comprit et l'on s efforça de condenser les « principes » dans des œuvres plus courtes, de forme moins rébarbative, à l'usage des gens du monde. Le plus clair, le plus précis, le plus substantiel de ces manuels de vulgarisation est sans doute celui que nous réimprimons présentement. Dupont, en le composant, s'est proposé un double objet : exposer brièvement la genèse de l'Ecole ' et résumer le grand ouvrage de Mercier de la Rivière qui venait de paraître -. Aujourd'hui encore le professeur d'Economie politique qui voudrait faire connaître la Physiocratie à des débutants, par la lecture d'une source originale, ne saurait trouver mieux que ce petit livre .
On s'en est trop fié aux railleries légères dont les Physiocrates furent accablés par certains écrivains du xviii^ siècle, et au premier rang par Voltaire qui cependant montre par ailleurs beaucoup de sympathie à leur égard. Quelle que soit la valeur littéraire du joli conte