‹ De L'Ostéo-Périostite Éburnée TyphiqueChapitre 6 sur 23 · A RES · texte numérisé non relu

A RES

Les thèses de Hulin et de Courcenet (1885) ; celle de Bourgeois (1887) apportent de nouvelles observations et d'importantes statistiques sur les os atteints, le sexe et la période d'apparition.

En 1889, signalons :

Les observations d’'Ebermaier sur deux cas nouveaux : l'un de périostite suppurée du tibia, Fautre de périostite d’un métatarsien;

L'étude remarquable d'Emmanuel Sachi (Venise), sur les périostites typhiques;

La lecon de Schwartz sur les mêmes affections :

Enfin, les importantes études de Chantemesse et Widal sur les ostéomyélites consécutives à la fièvre typhoïde.

La thèse de Bosnières paraît en 1890. La même année, Achalme communique des observations nouvelles à la Société de Biologie,tandis que Fürbringer traite la même question au Congrès de Vienne. Helferic publie un travail dans lequel il montre plus spécialement les lésions costales consécutives à la fièvre typhoïde.

L'étiologie des ostéomyélites infectieuses est étudiée d’une façon complète dans la thèse de Mirovitch.

De nombreux et importants travaux paraissent dans le ‘courant de l’année 1891. C'est d’abord Achard qui étudie les ostéomyélites et leurs microbes. Mouisset, dans le Lyon médical, rapporte un cas de périostite suppurée, déterminée par le bacille d'Eberth, après vérification par l'examen bactériologique.

Cornil et Péan font une communication à l’Académie de médecine, sur deux exostoses suppurées du bia. Ils ont pu obtenir des cultures pures du bacille d'Eberth, huit mois après le début de la fièvre typhoïde. Dans cette observation, ils décrivent la forme anatomique de lostéopériostite typhique.

D ETS PES

Dupraz, Colzi et Melchior publient des observations analogues, dans lesquelles la lésion était due au bacille d'Eberth pur.

En 1893, thèse de Dehu sur les complications de la fièvre typhoïde. Dans son article sur les lésions osseuses, 1l divise les ostéites éberthiennes en quatre formes, d’après onze observations où le bacille spécifique a été trouvé seul.

Hintze étudie la durée du microbe chez l'homme et présente une nouvelle observation d’ostéite costale, consécutive à la même maladie.

La même année, paraît la monographie de Chantemesse et Widal. Ces auteurs étudient douze observations connues, puis deux nouvelles et essayent d'établir la symptomatologie spéciale à l’ostéomyélite éberthienne. Ils insistent sur l’évolution froide, apyrétique des ostéites post-typhiques, principalement lorsque le bacille d'Eberth est seul en cause. Achard et Broca communiquent à là Société médicale des hôpitaux un cas d’ostéomyélite costale, consécutive à une fièvre typhoïde très légère, l'examen bactériologique ayant démontré la présence du microbe spécifique seul.

L'année suivante (1894), paraît l'important traité de Gangolphe sur les maladies infectieuses et parasitaires des os, dans lequel on trouve un article très complet sur les ostéomyélites et sur les ostéopériostites infectieuses. La forme chronique d'emblée y est surtout bien étudiée : de nombreuses observations confirment les opinions émises par l’auteur.

M. Polaillon, dans son ouvrage intitulé « Statistique et observations de chirurgie journalière », signale quatre cas de Jésions osseuses du tibia, au déclin de la dothiénentérie.

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