‹ De L'Ostéo-Périostite Éburnée TyphiqueChapitre 9 sur 23 · MC TRES · texte numérisé non relu

MC TRES

» transforme aisément en inflammation sous l'influence » irritante du virus typhique. »

Sur 62 cas, Bourgeois en trouve 41 chez des individus ayant moins de 25 ans.

Un système osseux en voie d'évolution résiste mal à l'infection. D'où la fréquence des ostéites chez les adolescents.

Traumalismes. — Le traumatisme, même léger, crée un lieu de moindre résistance dans le point où il s'applique et il est pour ainsi dire une cause d'appel pour le microbe. C’est d’ailleurs un fait de pathologie générale très nettement interprété de nos jours.

Il nous semble cependant qu'on a exagéré l'importance de cette cause occasionnelle (Terrillon) et qu’on a trop de tendance à en faire une règle générale.

Chez la jeune malade de M. le professeur agrégé Jeanbrau (obs. I.) et dans beaucoup d'autres observations nous n'avons relevé aucun choc, aucune conlusion, permettant d'expliquer la localisation de l'infection.

Est-ce parce que les malades prostrés, anéantis ou bien agités, délirants, ne perçoivent que faiblement les sensations ? Est-ce oubli de leur part ou inattention ?

Tout cela est fort possible, mais en somme rien n'indique qu'un traumatisme soit toujours la cause occasionnelle de l’ostéopériostile typhique.

Le médecin cependant ne doit pas oublier cette cause possible, et un traitement prophylactique doit être institué à cet effet au cours de toute dothiénentérie.

Siège. — « Le tibia est l'os de choix » (Chantemesse et Widal). Tous les os peuvent être atteints par Postéopériostite Lyphique : on la vu se produire dans le ster-

SHBoe num, la clavicule, les deux maxillaires, les os de la voûte crânienne, ceux de la main et du pied.

En résumant les observations publiées par Keen, Mercier, Bourgeois et Dupont, on voit que les os longs sont le plus souvent frappés et parmi eux plus spécialement ceux des membres inférieurs.

Helmerich rapporte 8 cas de lésions costales et conclut à ce qu'elles s'observeraient de préférence à un âge relativement avancé. Nous en avons trouvé plusieurs autres dans la littérature médicale et,en réalité, cette localisation est loin d’être rare.

Enfin le même malade peut être porteur de plusieurs foyers : témoin le cas de Kocher, dans lequel sept os différents étaient envahis.

Pour complèter cette étude étiologique de la question, il nous reste à envisager la date d'apparition de ces lésions et leurs rapports avec la gravité de la maladie causale.

Les formes graves de la fièvre typhoïde traduisent l'existence d’un virus intense et d’une infection généralisée redoutable. Elles sont suivies d’une longue convalescence, pendant laquelle l'infection peut aisément se localiser, l'organisme affaibli n'offrant qu'une faible résistance. D'où la fréquence de l’ostéomyélite typhique dans les formes graves et prolongées. (Chantemesse et Widal.)

Les formes légères, qu’on appelle volontiers embarras gastrique fébrile, typhoïdette, ne sont point exemptes de cette complication. Il semblerait même, d’après nos observations, que très souvent l’ostéomyélile éberthienne chronique succéderait à une typhoïde légère. Ce serait surtout le cas pour la forme particulière quenousétudions,

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