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la faible intensité du virus permettant à l'os de réagir et de fabriquer du tissu de nouvelle formation.
La date d'apparition de l’ostéo-périostite éberthienne est assez variable. Maurice Mercier rapporte un cas survenu le treizième jour d'une fièvre typhoïde. Keen signale l'apparition d’une ostéite typhique un an après la maladie originelle. Entre ces cas extrêmes, il est possible d'établir une moyenne. Et d'après les statistiques, nous croyons pouvoir dire que celte affection apparaît la plupart du temps entre la sixième et la huitième semaine.
La pathogénie des ostéiteséberthiennes est aujourd’hui simple et facile à expliquer. Wisokonowitch a montré que la moelle osseuse est undes principaux organes où s’accumulent les microbes. Le bacille d'Eberth ne fait point exception à cette règle. Hermann et Ponfick ont prouvé que la moelle est toujours congestionnée dans la fièvre typhoïde. La question est devenue plus obscure quand certains auteurs ont voulu voir dans ces ostéites non pas l’action du microbe spécifique, mais celles d’autres agents infectieux.
En se basant sur lesnombreuses expérimentations dans lesquelles on a trouvé du bacille d'Éberth pur, on peut dire qu'aujourd'hui les ostéites typhiques existent et qu’elles sont malheureusement trop fréquentes.
Quant aux conditions qui empêchent la suppuration et la nécrose et qui, au contraire, font aboutir l’ostéite à l'éburnation, elles sont plus difficiles à établir. I nous semble cependant que la faible intensité du virus, d'une part, et que, d'autre part, l'intégrité du système osseux, sont des conditions ‘plus favorables à l’évolution de l'os-
téite condensante.
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