‹ De L'Ostéomyélite AiguéChapitre 13 sur 29 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

1. — La trépanation est la méthode (hérapeulique de choix dans le traitement de l'ostéomyélite aiguë franche,

accompagnée de lésions osseuses nettes.

Il. — L'état des lésions anatomiques de los sera réconnu quand il sera mis à nu el Fon agira suivant ces

lésions.

IL. — On trépanera quand l'os sera ehflammé, conges- Lionné, quand 5ls’en écoulera du pus, quand la percussion révèlera un son anormal, sec, ei quand les canaux de Havers, élargis, purulents, montreront que le lissu osseux

est lésé.

IV, - Lorsque le diagnostic d'abcès sous-périosté primilif sans suppuration intra-osseuse est établi, on doit se contenter de l’incision simple du périoste, intervention qui pourra être complétée, dans un second temps, par la trépanation, si elle devient nécessaire.

V.— On doit craindre, en effet, de faire communiquer le foyer sous-périosté avec un canal médullaire sain, de

peur de linfecter.

O.BSERNAZÆTONS

OBSERVATION PREMIÈRE (Verneuik — Gaz. he:d., 1886.) Ostéomyélile grave des 3/5 inférieurs du fémur. — Incision. — Drainage.

Guérison.

Un enfant de 10 ans fut atteint d’abcès sous périostique du fémur droit. L'incision faite, je portai mes doigts et divers instruments explorateurs dans la plaie.

Le fémur était à nu dans les 3/5 inférieurs de Ia diaphyse,et je pus le saisirentre mes doigts au milieu du’ vaste foyer purulent qu'il Lraversait; j'étais fort inquiet du résultat et l’idée de Pamputation de Ià cuisse me vint à l'esprit; je demandai conseil à Chassaigrac, qui, tout en reconnaissant avec moi lextrème gravité du cas, m'engagea à allendre. Le drainage, les injections iodées quotidiennes, les soins hygiéniques convenables et le régime réparateur amenèrent en deux mois une guérison radicale sans la moindre exfoliation.

OBSCRVATION Il

(Tédenat. — Montpellier Médical, 1883.)

Ostéo-périostite hémorragique du Libia. — Incision. — Guérison.

Emile P.., 14 -ans, entré le G juin 1874, au n° 53 de la salle Saint Louis, service du docteur Letiévant, à l'Hôtel- Dieu de Lyon.

ee

- Antécédents héréditaires nuls. Le malade, de tempérament lymphatique s'est toujours bien porté. Sans autres causes appréciables que de longues marches et peut-être sa. croissance rapide, il éprouva le 24 mai, dans toute ‘étendue de Ta jambe gauche, de violentes douleurs, beaucoup plus vives uñ peu au-dessous du genou. Le lendemain, la jambe était tuméfiée, surtout dans son tiers - supérieur. Céphalalgie, anorexie, soif intense; les douleurs étaient très grandes. Onctions mercurielles et cataplasmes ; malgré cela, le gonflement augmente, la fièvre persiste ; les douleurs ont un peu diminué depuis deux ou trois jours.

6 juin. — Peau chaude et sèche. — Température 39°6. Pommettes rouges, œil brillant, traits rés Depuis le pied jusqu'à la partie moyenne dela cuisse, on constate un gonflement considérable, avec rougeur de la peau. Tuméfaction plus marquée au tiers supérieur de la jambe. Ala parte supérieure de la face interne du Ubia, sur une hauteur de 5 à 6 centimètres et une largeur de 4 à 5 centimètres , existe une tumeur profonde, peu saillante, qui fluctue franchement; mouvements articulaires libres, quoique douloureux. Douleurs provoquées par la pression très vives.

7 juin au matin. Température 396. Pas de modification, sauf un peu plus détendue dela tumeur fluctuante, qui fait une saillie plus nette.

Incision verticale. Le périoste est décollé sur une longueur de 8 centimètres et sur toute la largeur de Ja face interne du tibia. Il coule un grand verre de sang, rouge, fluide, taché de quelques stries de pus. On enlève quel- | ques caillots d’un rouge foncé. Après lavage, on constate que le périoste est rouge, parsemé de points ecchymoti-

CE re ques ; que l'os est très congestionné, raréfié, rugueux à la surface. Pansement à l'alcool camphré.

Soir. — Température 39°1. Douleurs calmées depuis l'incision. Le pansement, imbibé de sang, est renouvelé.

8. — Nuit bonne, sans douleur. Température 38°4. Etat général meilleur.

La tuméfaction du membre a diminué ; le pansement est imbibé de sang, mais moins qu'hier. Même traitement. |

Soir. —- Température 39°. Mieux sensible. Nouveau pansement. Le malade demande à manger. OŒuf, bouillon, vin.

9. — Nuit bonne.Mieux sensible. Température 38°1.L'os etle périoste sont moins congestionnés ; la tuméfaction a beaucoup diminué ; douleurs à peu près nulles.

À partir du 10, la fièvre cessa, l'appétit revint rapidement, l'amélioration de l'état général fut rapide. La suppuration s'établit bonne.

Le 15 juin une lamelle osseuse de 4 centimètres en carré, mince etpercillée commeune dentelle, se détacha ; à partir de ce moment la cicatrisation marcha rapidement et le 12 juillet, le malade sortait bien guéri, avec une cicatrice bonne, quoique adhérente.

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